V. VITRAUX’ DES BASSES *?ÎEFS
Les fenêtres inférieures eurent leurs vitraux historiés ' jusqu’au XYIIR siècle : « mais, comme c’est le grand jour » qui fait la principale beauté des lieux que nous habi-
316 DESCKlPïlON DE LA CATHÉDRALE DE RELMS.
» tons (1), » (c’était, du moins, l’opinion des hommes decelte époque), on jugea à propos d’éclairer la cathédrale, et le marteau brisa une partie des chefs-d^œuvre du XlVe siècle.
Quels étaient les vitraux inférieurs de Notre-Dame? Les renseignements manquent sur une question de cette importance.
Il est certain qu’il y avait dans les chapelles et les basses-nefs des vitraux peints , car Lacourl (2) fait remarquer (|ue, de son temps, les verrières des basses -nefs étaient presque toutes en verre blanc , mais qu’elles étaient primitivement peintes, étaient- elles ornées de grands personnages ou de médaillons superposés? Nous l’ignorons. Toutefois, tout donne à penser qu’il n’y avait pas de grands personnages ; dans les bordures modernes, on ielrouve une quantité très-grande de fragments anciens , de tètes , de membres , de draperies de petite dimension, et qui ne pouvaient entrer que dans des médaillons.
Parmi ces vitraux, il y avait des grisailles, car M.Godinol, dans ses mémoires, en mentionne la destruction. La raison qui en fil mettre dans les hautes fenêtres , avait engagé à en placer également dans celles du bas, afin de ménager le jour, surtout a l’endroit des contre-forts.
La destruction des fenêtres historiées et peintes de l’édifice doit remonter à l’année 1581.
A cette époque, Nicolas Dérodé remplaçait l’ancienne rosace , sise du coté de l’archevêché, par une rose blanche a médaillons à fond jaune.
Plus lard, le chanoine Godinot eut sa part dans cette œuvre de destruction. Scs propres mémoires en font foi.
(1) l’i.icnK.
(i) Eglises de /leims , t II.