‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 125 sur 257 · CORNICHES, MOULURES . CROCHETS · texte numérisé non relu

CORNICHES, MOULURES . CROCHETS

Si la flore ne relevait ta simplicité des corniches et des moulures, qui se multiplient à l’infini dans le monument, leur description ne présenterait qu’une grande uniformité. Quelle que soit leur dimension, elles se composent d’un filet oblique à l’aplomb, et d’un cavet plus ou moins profond reposant sur un tore ou banquette assez saillant. Rarement on trouve une moulure à talon ; elles ne se rencontrent qu’au couronnement des dais.

Les moulures des socles ou plinîbes sont toujours formées d’un talon renversé se terminant en banquette à sa [)artic su[)érieure.

Les astragales des chapiteaux sont faites de deux manières : la plus simple est formée de deux arcs de cercle, d’un filet obli(pie et d’un cavet termine en banquette sur le fiit.

Les colliers ou anneaux des colonnes intérieures se forment tantôt d’une baguette ou tore entre deux cavets, tantôt d’un cavet surmonté d’une moulure carrée ou listel ; le premier exemple se rapporte aux colliers ^des collatéraux, et le deuxième à ceux de la grande nef et au triforium

Les crochets ou feuilles dites à crochet sont répandus à profusion dans l’édifice, à tous les étages de l’intérieur et de l’extéi ieur ; ils s’enroulent ou se déroulent de mille manières sur les arêtes, les pignons, les pyramides, les

DÉTAILS d’ornementation. — PEINTURES. 357

frontons. Plusieurs personnes prclendcnl reconnaître dans ces crochets le pétale enroulé du lis : il nous semble plus naturel d’y voir une réminiscence de la feuille d’acanthe.

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