‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 133 sur 257 · AMEUBLEMENT. — AUTELS DE LA CATHÉDIIALE · texte numérisé non relu

AMEUBLEMENT. — AUTELS DE LA CATHÉDIIALE

croix. Des gardes, coiicliés , sont placés dans les deux niches voisines , et au-dessus, deux anges en prière. Aux extrémités, sont les quatre Evangélistes, avec leurs animaux symboliques.

Dans le fronton, on voit le Péic éternel, coiffé de la tiare à trois rangs de fleurons.

Ces sculptures furent probablement exécutées par Nicolas Jacques, fils de Pierre Jac(jues, auquel on doit les statues du tombeau de saint Demi (1537), ainsi que le beau crucifix consei’vé dans l’église de Sainl-Jac(pies. La date de 1541, (|ue nous avons assignée comme étant celle de l’érection de l’aulel des Apôtres, donnerait peulelre môme à supposer que ce fut Piei’i'e Jacques luimeme qui exécuta l’autel (1).

Plusieurs statues de ce retable ont conservé des traces de peinture.

Ces autels disparaîtront successivement et seront remplacés par d’autres de forme gotlii(iue. Ainsi cessera l’anomalie que présente ce mélange de baldaquins corinthiens, de rétables XVP siècle, dans un édifice regardé à bon droit comme le type le plus parfait du XIIP,

(1) « Jacques, fameux scul[)teur (jue l’on ilil né à Keims, vivait sous » le règne de Henri III, en 157+ ; il aurait fait fortune à ia Cour, s’il »> eût voulu quitter sa patrie. Les petites images en pierre qu’on voyait » au maitre-aulel en forme de croisée, et qui représenlaieût les figures )) de la Passion du Sauveur, l’épitaphe de la résurrection, adossée contre » un des piliers du chœur, les autres tigures placées aux différentes » chapelles de l’église paroissiale de Saint-Pierre, tant en jiierre qu’en » bois, restes des antiques sculptures qui en décoraient l’intérieur et qui » subsistaient encore au temps delà démolition de cette église, en 179G; » l’autel des saints Apôtres, dans la croisée à droite, étaient des morceaux » d’architecture des plus parfaits, qui venaient de la main de la postérité » de ce même Jacques, laquelle s’éteignit en la personne d’un vieux » garçon extraordinairement sourd, qui mourut à Reims, dans la rue » de la Poissonnerie, au commencement du XVIir siècle, ou environ. »

{Ecole (Je dessin et de peinture.)

comme un monument remarquable entre tous par Tunité de son plan et de ses détails. L’exemj^le a été donné à la chapelle absidale : il sera bientôt suivi , nous l’espérons.

ir FOMTS BAPTISMAUX.

Auprès de l’autel des Apôtres , sont placés les fonts de baptême. C’est une cuve en marbre gris- blanc, placée sur un pied cannelé de même matière. Elle provient de l’église de Saint-Pierre-le-Vieil; elle fut achetée en 1805, par M. Savoye , administrateur de la fabrique : elle a remplacé la cuve séculaire, honorée par la vénération des âges successifs, comme ayant servi au baptême de Clovis dans l’ancienne cathédrale de Bétauze.

La grille date de la même époque : c’est ce que nous apprend une délibération du conseil de fabrique du 9 Mars 1805:

M. le receveur (J. -B. Savoye) a demandé à être au- » torisé à faire poser une grille de fer, , pour fermer D l’enceinte du baptistère, dont les fonts sont actuellement » en marbre, et qui doivent être fermés d’un couvercle ï çn cuivre doré : précaution nécessaire à la conserva- » lion, et pour empêcher le tort que des mains indiscrètes P lui feraient infailliblement.

» B a annoncé en même temps que des personnes bien- » faisantes se sont chargées de la moitié au moins de la » dépense. B a présenté ensuite le dessin fait par le sieur P Tandart, et le projet de marché à faire avec ledit sieur, » en exécution du dessin : priant Messieurs de vouloir bien » accéder à l’un et l’autre. Ce qui a été unanimement » accepté, et MM. Lacourt et Savoye sont chargés de signer P le dessin et le marché (1). »

(l) Livre des dêliblrations de la fabrique.

AMEULLEMENT.

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