‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 134 sur 257 · PIERRES TUMULAIRES · texte numérisé non relu

PIERRES TUMULAIRES

'Ml

lir PIERRES TUMULAIRES.

La calhédrole de Reims possède un grand nombre de pierres tombales, mais la j)liipart sont tellement usées, que Ton ne reconnaît plus aucune trace d'inscription. Nous mentionnerons celles qui sont encore lisibles dans la nef, l’arrière-chœur et les chapelles.

En bas de la nef, à droite en montant, se trouve une pierre blanche, sur la(juelle on lit ces mots :

« Ci gist vénerabk et discretlc personne Didier Bugnot, J) prclrCy natif de Bar-lc-Due, ehanoine dcBcims et aumô- » nier de feu Monseigneur le eardinal de Lorraine^ lequel » Bugnot fonda le salut du jour de la fête de V AseensioUy » et mourut le 18 Oclobre 1592. o

En bas sont gravées ses armes, entourées de palmettes. On y voit deux chevrons et trois trèfles.

Un peu plus bas que la chaire, sur six tombes de pierre noire, sont incrustées, en marbre blanc , la tête et les mains des défunts. Une de ces pierres a dû être ornée de cuivre.

Viennent trois autres tombes en pareille matière, avec les têtes incrustées en marbre blanc. — Celle de droite n’a plus d’inscription. — La pierre du milieu est de a Thomas de Paray, jadis ehanoine de Beims et de Châ- D Ions, grand bienfaiteur et aumônier, déeédé Van de » grâee 1518, en Mai. » Elle a dù être recouverte de cuivre. — Dans la bordure de celle de gauche, on aperçoit ces mots : « Baillieourt, jadis ehanoine de eette église, » qui laissa plusieurs biens »

Les trois tombes suivantes ne fournissent aucun renseignement. Celle du milieu avait toute une décoration en cuivre.

A l’endroit de la nef où nous arrivons, on aperçoit

o78 DESCRIPTION DE L\ C.^TIIÉDRALE DE REIMS.

la pierre noire qui rappelle le martyre de saint Nicaise, et dont nous avons déjà parlé (i).

A droite, est une tombe tout unie.

Enfin . dans le haut de la nef, sont encore quatre pierres de même forme et de même dimension. Elles sont tellement usées, que l’on n’aperçoit plus aucun irait ni aucune lettre.

Les tombes du chœur et du sanctuaire ont disparu : nous avons dit, dans le premier volume, à quelle époque et pour quel motif (2).

Dans l’arriére-cbœur , de chaque côté de l’autel du Cardinal, à l’endi’oit où étaient, en 1740, les tombeaux du cardinal de Pellevé et de Philippe du Bec, dans cette enceinte historique , le conseil de fabrique a recueilli deux belles pierres tombales, afin de les conserver.

Celle qui est du côté de l’épître, à droite, représente un défunt en costume de diacre , avec un collet orné de broderies. 11 tient un livre à la main.

Un portique du meilleur goût abrite le personnage. L’ogive dans lequel il est placé, est elle-même encadrée dans un fronton triangulaire, orné de feuilles sur ses rampants et h son sommet. De chaque côté, le fronton s’appuie sur un faisceau de colonnettes qui se terminent par une flèche hexagonale presque semblable aux clochetons du portail. C’est le beau gothique du XIV^ siècle. Deux anges inclinés encensent le défunt.

Sur la pierre, on lit ces mots en lettres gothiques :

« Hic jacei vir magne discretionis et optimi consilii Do- )) minus Johannes Panthouf, legum doctor, quondam cano- » nicus hujus ccclesiæ ac succentor Baiocensis , qui ohiit

(1) Tome I*', page 37G

i'î) Tome le'f, page 159 et suivantes.

Cm.

d\ccTfft(m\s et

3Î33lPâ(r^

Pierre tombale de .lean Pantbout.

|> gy-t g $ffa.Tt4tjOi'aef-mcCCu(-?qUe

Pierre loml);iIc de (lile de Péiïorare

Page 1