‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 137 sur 257 · I. coniAt.se · texte numérisé non relu

I. coniAt.se

l’ieno loinbalc de Iliiguei? I/ibergier.

AMEUm.EMENT.

IMERRES TUMULAIRES.

Dcvnnt raiilcl p?1 In dalle funéraire de : a M. Robert Dey, chanoine et yrand archidiacre de celle » église, vicaire général de Le Tellier , juge de Vofficia- » lilé de la métropole de Reims. Prêtre vraiment pieux et f> religieux, il mérita, durant sa vie, les éloges dus à son n rang et à son mérite. Charitable envers les pauvres , » plein d^égards pour toute sorte de personnes , il laissa, en n mourant, des preuves sensibles et admirables de sa pieuse » magni licence. Il passa de ce monde à V éternité, le neu- ») vicme jour des ides d*Aofd, Van 1682, âgé deGâ ans. »

La pierre lombale la plus remar(|uable est celle de l’arcbilecte Hugues Libcrgier (l). Amenée de Saint-Nicaise, elle fui d’abord placée au bas de la nef principale, puis reportée devant la j)orle <jui conduit à la grande sacristie, et enfin replacée dans la chapelle, alin d’étre moins exposée aux pieds île la foule.

Celle pierre a 2 mètres 75 centimètres de longueur sur 1 mètre 45 de largeur. Au centre est l’efiigie du maître : il porte un capuchon attenant à son long costume du XI1I« siècle. 11 tient de la main gauche une toise, et dans la main droite un petit monument qui représente le projet de la basilique de Saint-Nicaise. A ses pieds sont , à gauche, un compas de réduction ; à droite, une équerre. La figure est placée dans une arcade trilobée, ornée au sommet d’un fronton. Dans les angles formés par les lignes courbes de l’ogive, sont des anges ; ils encensent le défunt.

(1) Le registre des biens de la mense conventuelle, offices claustraux du couvent, conservé à l’archevêché de Reims, mentionne, parmi les anniversaires célébrés en 1758, dans l’église de l’abbaye :

« Le 2 Avril, anniversaire solennel de Jovin , préfet des Gaules pour B les Romains, fondateur de l’église de céans ; de Gervaise, archevêque » de Reims , restaurateur de l’église et fondateur du monastère, et de » Huges Libergier, architecte de cette église : pour lequel anniversaire on » paie 6 livres. »

Autour de la pierre, on voit l’inscription suivante :

a Ci git, Maistre. Hues Libergiers. qui commensa cesie » église enV an de V incarnation MCC et XXIX^ le mardi de )> PasqueSj et trespassa l'an de V Incarnation MCCLXIIIy le O Samedi d'après Pasques. Pour Dieu, priez pour lui (1). »

TOMBEAU DE JOVIN.

Nous ne pouvions parler des pierres sépulcrales conservées dans la cathédrale de Reims, sans mentionner un monument très-curieux , désigné sous le nom de tom~ beau de Jovin.

.lovin, élevé par Julien au commandement des armées romaines en lllyrie, puis en Gaule, avait été l’auxiliaire le plus utile des Romains contre les Allemands. R fut trois fois vainqueur, sous Valentinien l^r, des envahisseurs de notre pays. En 367, il fut honoré de la dignité* de consul. Reims ne perdit jamais le souvenir de ce héros, qu’une ancienne tradition regarde comme Rémois de naissance. Les preuves manquent totalement pour soutenir celte o|)inion.

La tradition reconnaît unanimement que ce cénotaphe a été élevé à la mémoire de Jovin. Aussi avait-on placé une inscription en français au pied du tombeau, lors de son installation à Notre-Dame :

« Cénotaphe éi'igé, dans le quatrième siècle, à FL Val. ^ Jovin, Rémois, préfet de la Gaule , chef des armées, 1) consul romain; transféré de V église de Saint-Nicaise à >» la fin du XV IIP siècle, an VIII de la R. 1800.

Lorsque l’église fut rendue au culte, l’inscription fut remplacée par celle-ci, gravée sur la pierre qui couronne le monument. Nous la donnons, malgré son incorrection :

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