Clairon de 6 pieds
Total. . .
53 Jeux OU registres.
ïlécapitulation.
Grand oigue, Positif,
Hécit,
Pédalos,
1,406 tu vaux.
Total général, 3,516
Le huD'ct (Vorguc actuel a 20 mètres de hauteur sur 9 mètres de largeur.
Il repose sur un encorbellement tout uni. La montre est divisée en cinq pailies ornées chacune d’un avantcorps garni de tuyaux ; les panneaux intermédiaires supportent également des tuyaux de plus petite dimension.
Trois cariatides en bois, de style Louis XIII, soutiennent les trois grandes tourelles : elles sont terminées chacune par une immense statue . Au milieu, c’est Xotre-Seigneur Jésus-Cdirist, debout cl tenant sa croix de résurrection ; de chaque côté deux anges , assis , embouchent la trompe lie.
Autrefois, nous l’avons fait observer, d’immenses flèches couronnaient l’orgue , et des panneaux gothiques, richement sculptés et peints, donnaient à cet instrument un caraclcre imposant.
AMEUBLEMENT
OUGUES.
La tribune seule a été conservée telle que l’avaient exécutée les artistes <lu XVI<‘ siècle. C'est une suite cl’arcaturcs à lancettes, sculptées et reliées entre elles par d’élégants contre-forts.
Sur cette tribune repose le positif (jui fut exécuté sous l.ouis Xlll. Il est très-beau dans son genre , surtout dans^ la partie inférieure, ornée de pendentifs sculptes.
ORGUE d’accompagnement.
Jusiiu’en 1837, on voyait, au milieu du chœur de la cathédrale, un coffre carré , orné sur scs ijuatre laces de belles sculptures, et rcnfer[nant l’orgue d’accomj)agnernenl. H avait été exécuté par M. l’éronard.
La métro[»ole de Heims ne pouvait se contenter d’un instrument aussi insuOisant pour accompagner le chant et la musique. Le conseil de fabrique résolut de f.orc ac- «juisition d’un orgue nouveau ; il s’adressa à .M. John Abbey, facteur célèbre.
Ce petit orgue fut vendu à l’égli.'îe de Saint-Jac(iues et icmplacé par un autre moins important, du meme lacteur : il compte onze jeux dilfércnts, en deux claviers. Uans le récit se trouvent une flûte ouverte et une flûte bouchée, un prestant, un cornet et un hautbois; dans l’autre clavier, un bourdon, un prestant, une montre, une doublette, une trompette, une quinte.
L’ancien orgue d’accompagnement fut donné au petit séminaire. A l’époque de la reconstruction de la chapelle de cet établissement, l’orgue, en mauvais état et hors de service, fut relégué dans un grenier.
Le huflbt du nouvel orgue, de style XIY^ siècle, est remarquable comme composition et comme exécution. Les dessins, donnés par M. Arveuf, alors architecte diocésain.
iOG DESGKIPTION DE LA. CATHÉDRALE DE REIMS.
furent exécutés par M. Vantadour, qui reçut 19,000 francs (1).
Le corps de la menuiserie a la forme d’un portique à ogives terminé par trois tourelles. Dans celle du milieu, amortie par une élégante flèche à jour irès-élancée, on voit un évêque en habits pontificaux. Les deux campaniles des côtés renferment des anges aux ailes étendues. Deux contreforts à jour, placés sur la façade de la montre, abritent un roi et un évêque.
L’encorbellement est couvert de riches panneaux ornés de draperies ou de feuillages empruntés aux sculptures du portail intérieur. Deux bas-reliefs unissent celte partie du buffet avec la montre. A gauche, on voit le martyre de saint Nicaise ; à droite, le baptême de Clovis.
Ur PORTES ET TAMBOURS.
Les portes extérieures de Notre-Dame ne représentent rien qui mérite d’attirer l’attention du visiteur : elles sont toutes sans ornements, sans sculptures. Il est étonnant que les artistes du Xlll® siècle, qui ont couvert de figures, de statues, de pinacles et de clochetons les angles les plus obscurs de l’édifice, aient laissé aussi nues des parties bien autrement apparentes. Les verrous des portes latérales sont ornés de têtes d’animaux.
Ces mêmes portes sont garanties par des boiseries que l’on est convenu d’appeler du beau nom de tambour.
(1) Le 7 Juin 1837, la fabrique remit i,600 fr. à M. Vantadour, et le {gouvernement 5,000 fr. Le 26 Octobre 1844, le gouvernement paya un devis supplémentaire de 10,000 fr. Ce qui, avec les honoraires de l’architeclc, de 980 fr., fait une somme totale de 20,580 fr.
I'üHTES KT 'lAMiJOUilS.
Oïl se demande soiivcnl ce ijiie l'oiil ces massives consliuclions, qui vionnenl rmnnni niarmaiiie dos oorliqncs el en cacher les sculptures. Ce.s inventions i»iodornes sont destinées, il est vrai, à iiiLonlire plus ou moins rentrée à Tair du deliors. iWinrail-on pas [)u parvenir à ce résultat sans cacher rarchileciin-e, sans entailler, selon In caprice du menuisier, 1rs hase-; des colonnes , les corniches, les sculplui’esV 11 était plus larilt* d’adapter la iTiomiiseii»; à la pierre, (|ue la pierre à la meiîuiserie. i\e pouvait-on se dispense!- de dédgui-er le moiuimeiil par c-es oinemeiils lourds et prol(‘S<;ues? Tout cela se fiouvnit, et le conseil de rahriiiue Ta si hieii compris, (jue plusieurs fois dép'! il .s’e.-^t occupé de celle i>ram!e (juesUion. iJes plans oîil été tlros>és, pour siilisiituer i;uk tambours du pj’aiid portail «les cmilrevmi;:- [lius lépi rs. Ce qui a loujoui-s arrêté railminislralion, c’e. l la diniruilé de tdacer convenahleumnl aiileui s « os Imi^eries , «pii , elles memes, sont Irès-heüe.s, et «lui, pa«- caniséqucnl, demaii' dent à être rcs'ificlées.
Les larnhours du <ir,ind fiürlail, si-uls, déparent l’édilicc ; coi',% du portail non! ne caclicnt aucune partie importandv.
Ces hüisc! les [ü’o** ienuent de réy!i:re de .Saint-.Xicaise. Clics avaient àic exécutées en 1704, sons dom Mathieu Hubert, pi‘ieur, t-n meme temps (|uc les lamhri-s et les stalles (le rahbiije. \j) menuisier >|ui les fit était rém()is el s’appelait Gaudry ; le sculpteur, Desmoni, était de Laon.
Elles l'iireiU achetées en 17952, et replacées à la co- Ihédraio par Blondel, il lui liU alloué une somme de 1,000 IVaiics pour la criarpente et la pose de la menuiserie.
Ces lariiboiii's sont rcmanjuables t>ar las (Vonlons et les corniches sc-ulolées, par les c(){és découpés à jour dans la [)artie suj)éricura, et surtout par les iiiédaiÜons où sont représentés les quatre Evangélistes.
408 DESCUlPTlOrs’ de la cathédrale de REIMS.
Les tambours du transsept nord sont moins beaux et moins riches de sculpture. Toutefois, ils ne sont pas sans mérite.
Ces portes ont dû être exécutées sous M. l’abbé Godinot, ainsi que celles de la sacristie ; elles paraissent l’œuvre du meme ouvrier qui fit la boiserie de la réserve, appelée Trésor.
Ces dernières datent de 174^. Le 23 Août, M. Godinot Imitait avec Ant. Gernzet, menuisier à Reims, « [»our » une menuiserie en chêne de la façade du Trésor dans la » grande arcade à côté de la Sainte-Vierge, pour la somme i) de 384 livres, à la charge par ledit chanoine de fournir » une partie des bois (1). » C’est alors, comme nous l’avons dit au tome R»', pages 202 et suivantes, que fut fermée la porte du Beau-Dieu ouvrant dans le revestiaire du cloître.
A la même époque, une grille semblable a celles des chapelles avait été placée devant cette boiserie ; Ravel reçut 192 livres pour la pose et la façon (2). Elle n’existe plus.
Pour termmer ce que nous avons à dire sur les portes de la cathédrale, rappelons encore celle d’une armoire ou sacrarium, situé près des fonts baptismaux (3).
(1) Les archives mentionnent toutes les autres dépenses : « 151 livres 12 » sols payés, le 4 Juin, au sieur Geruzet, pour bois fournis ; le 22 Février » 1743, 2G7 livres pour divers; le 24 Avril de la même année, 425 livres » à Thierry Guimbert, pour la charpente; 358 livres au sieur Ravel, dit » Languedoc, pour la serrurerie; et enfin 161 livres au sieur Lagnier, » peintre, pour la peinture, le vernis. »
(2) Pièces Godinot.
(3) Tome l", page 116.
AMEUCLKMIiNT.
STALLES, PUl’ITUES, IMilE-DlEU. 409
Ull“ STALLES; PUPITRES; PRIE-DIEU.
liCS (leux celles du chœur de la callicdrale sont garnis de deux rangées de slalles.
F.lles sonl en chêne scul[)lé, d’un dessin bien simple , mais de bon goùl pour ré[)oquc oii elles furent exécutées.
Kilos compiennenl vinrjt miséricordes dans le bas et vingt -six dans le liaut.
Les miséricordes sonl également sculptées, ainsi que les accotoirs qui séparent les stalles. Les extrémilés de cbaque rangée sonl soutenues par un pilastre enriebi de guirlandes de (leurs.
C’est à la libéralité de M. l’abbé Codinol que nous devons ces nouvelles stalles. Elles détrônèrent les anciennes , en 1745; c’est le célèbre cbancine qui nous l’apprend lui-même dans scs mémoires. Nous en citons en note un extrait à titre de renseignement bisloricpje (1).
Dans le cbœur, se trouvent deux pupitres en bois sculpté, de la môme époque que les stalles.
(l) a Le "20 Avril 1745, le sieur Macliaux, sculi)teiir à Reims, traite » avee M. l’abbé GoJinot pour la sculpture des stalles, cul de lampe; » et sera fait un ray de cœur soutenu d'une grene ; sur les pilastres M sera faite une guirlande de fleurs soutenue d’une agraffe, moyennant » 950 livres.
■ 1745, le 26 Mai, M. l’abbé Godinot fait ud marché avec les » sieurs Jean et René Le Bègue, pour faire de nouveaux stalles dans » l’église métropolitaine de Reims, moyennant la somme de 9,500 livres
» ( Les charnières, armoires, pipitres restèrent au Chapitre.)
» Les entrepreneurs devaient prendre du bois de Hollande débité » depuis 6 ans, et du bois du pays pour les sellettes, derrière, planchiers, » sellettes des enfants.
» Le 1" Juin 1745, Guillaume Rousseau pose les murs et contremurs » qui viennent à faire dans le chœur de l'église^ pour poser les bois » qui doivent soustenir les stalles et planches des stalles.
A l’entrée du saiieiimire, étaienl placés deux prie-Dieu, d\m Irès-borr genre. Ils sont ornés d’écussons sculptés, style Louis XV. Ils servent l’un pour l’archevêque, l’autre pour le célébrant, à Vêpres.
UIIP* CKAIRZ.
La c!iaii-e actuelle, d’un assez beau travail, n’est jins du style tie rédifice. Llle lut exécutée par Dloridel, habile menuisier de Keinis (li, pour l’église Saint-Piei re-le- Vieil. Celle-ci a;.an! été détruite en 1700, la {'..briquio lit l’acquisition de la chaire.
La rampe de l’escalier est oniée de trois cartoiiclie': entourés de lauriers, sur Icsfjiiels sont sculptées les deux lettres S. P. (Suiiil-Piorre). Une largc bordure de cliéjie court tout !c long des panneaux, rdnsi (ju’autour de la chaire Hlc-méme.
a l.f. iC .Liin tic ia iiuaic .ai.icc. le sirar Viluijl mviii .tSO livres nonr a tes i;ros bois el !a des bl *l!vs.
» Lü a Auîd, M. Uodiiîal Iraile a-, ce le îd.iîieci, peu;- h:
» bâtis et /hi':.!C des stalUs, ci Ld accorde EO’J liryjs.
» Le 2a AoOl, les bois soiit tolsjs; i4T0 pieds soiu payés au sijur a Deban.
» Le 28 Novenîluv. !o scmirici* il.iVel reçoil 20.*> livres 4 sots pour i-:s » le mires.
a [.'année suivaiiL*. au iinds d’Avril, M. Clict;iiot , pracurourdu s -né- » eliai, paij 14‘J livres au sieur Eo!»an. pour 510 p'iuL de doubleaux a >' 4 sois 0 deniers le «ded, pourle marehepied des Italie..'. »>
Les devis, reçus, luaiebés, saut tous conservés à la do
Reiuis, daus les Pièces Codinol.
(1) C’est k eel ouvrier, miut ; ii 181::, ijuc l’on doit la belio înenuise;::: do la bildiotlicque ilaiis l’abbaliale de Sainl-Uciui, aujourdlmi diapoltc de l’üolcl-Oicu.
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