ARCHITECTURE DU PORTAIL SUD
Oualre contreforts massifs le divisent en trois parties dans sa hauteur.
Deux portes, aujourd’hui fermées, ouvraient sur la cour du palais épiscopal : une autre donnait entrée dans la grande salle du Tau.
A trois mètres environ du sol, au centre, s’ouvrent trois fenêtres de même dimension, minces et élevées, séparées par des meneaux sans ornements et terminées en ogives. Dans les deux autres sections de la façade, sont des fenêtres semblables en tout à celles des collatéraux.
A deux pieds au-dessus des grandes lancettes, règne un premier cordon orné de crosses, qui se continue le long de la façade. Dans un enfoncement pris aux dépens de l’épaisseur du mur , et relié par un glacis recouvrant ce cordon, sont pratiquées, à la hauteur de l’abaque des chapiteaux des quatre colonnes, trois petites rosaces en œilde-bœuf, à six lobes aigus. Des boudins en archivolte, suivant la courbure des rosaces, et, par conséquent, du plein-cintre, encadrent leur demi-circonférence. Ils sont raccordés par quatre têtes humaines pleines d’expression.
De chaque côté, le mur plein est couvert d’arcalures à ogives. Une seconde corniche , h crosses et à tierces-
feuilles, termine celle première partie de la façade, dont elle fait le soubassement. C’est de là que s’élève le mur en reculement, décoré par la rose du transsepl que nous décrirons plus loin.
La façade se continue par une riche galerie, rehaussée de grandes statues en pied, au nombre de sept, comme au portail nord. De chaque côté de celle rose et de celle galerie , deux grandes ouvertures à fenêtres géminées rappellent celles des grandes nefs , et donnent du jour dans deux salles voûtées.
Les anges qui volent au-dessus des tètes des prophètes supportent une corniche sur laquelle est appuyée une balustrade à ogives, aux armes de Pierre de Laval.
Enfin , ce portail du sud se termine par un pignon analogue à celui du portail nord.