GRAND PORTAIL. — DESCRIPTION ARCHITECTURALE
Aux (leux ex Iré mi lés (le cet ensemble, en avant des deux contreforts de façade, se dessine une riclie arcalure à lancette aiguë, dans laquelle sont superposés plusieurs rangs de slaluelles. Ce tympan, faisant suite aux voussures, est surmonté d’un fronton aigu, rempli lui-méme par une rosace lobée, au milieu de laquelle se trouve une statue en pierre, les mains jointes, tournée vers la scène principale.
La même ornementation cxi.ste en retour sur les faces septentrionale cl méridionale des tours.
Les trois grandes arcades du portail sont couronnées de frontons aigus triangulaires, garnis de crochets d’un caractère tout particulier. L’espace, entre le sommet de la voussure et le point le plus élevé du fronton , a été établi de manière à recevoir, dans un fond ajouré à quatre feuilles, un sujet en bosse trés-riebe, tiré des Saintes Ecritures.
Au fronlon principal, le couronnement de la Trés-Sainlc Vierge, reposant sur un épais enroulement de nuages, est abrité par une série de dais dont l’ensemble rappelle les plus beaux rétables. Ce fronlon est terminé par une aiguille pyramidale et par un chou épanoui, dont les feuilles enlr’ouverlcs laissent apercevoir la graine prête à s’échapper. Autrefois, cet ensemble était peint et doré ; au milieu du siècle dernier, il restait encore une couche d’or et d’azur, comme l’allesle le docte Lacourt.
Les autres frontons sont d’une ornementation moins riche.
Le raccordement de la retombée des ogives contiguës aux trois porches est dissimulé, dans toute sa hauteur, avec autant de grâce (jue d’originalité. L’architecte s’est ingénié à placer entre les ogives une figurine tenant une urne renversée , d’où l’eau s’échappe en abondance ; ces
80 dp:scription de la cathédrale de reims.
statues, au nombre de quatre, rappellent les quatre fleuves du paradis. Au-dessus de leur tête , s’élève un chapiteau à triple couronne , richement orné , terminé par une gracieuse cariatide, qui supporte elle-même , et avec elTort, une formidable gargouille. Ces gargouilles , autrefois brisées, cnt été rétablies en plomb. Un musicien, assis sur ces gargouilles, complète cette décoration aussi riche qu’ingénieuse.
Entre les pignons qui finissent les ogives, s’élèvent six clochetons quadrilatères à flèches aiguës, sous lesquels est abritée une statue en pied.