DESCRIPTION ARCHITECTURALE
Au-dessus des fronlons du ^rand i)orlail, commence la deuxième partie de la façade. Elle s’étend jusqu’à la galei’ic dite des Rois^ et se trouve divisée perpendiculairement en trois parties par quatre contre-forts. Malgré leur ap[)arente fragilité, ces appuis n’en résistent pas moins à la [)ousséc des murs de la grande nef et à la charge des tours. Ils ressemblent à ceux de la nef, dont nous parlerons dans un instant; seulement, ils sont d’une époque plus récente et appartiennent au XIV^ siècle : l’arcalure, où SC trouvent les statues, est moins élancée ; la flèche a plus de hauteur; les faces, au lieu d’clre percées de grandes baies, sont couvertes de doubles arcatures en relief; les crochets sont plus ouvragés, ainsi que les corniches.
Au centre de la façade, entre deux contre-forts, en arrière-corps des voussures, s’ouvre un arc ogival gracieuse ment contourné, aussi large que l’espace compris entre les deux tours. Au milieu s’épanouit, aux splendeurs du soleil couchant, cette rosace que le baron Taylor compare à l’œil de la divinité invisible, symbole de l’éternité.
L’axe de la rose est à la hauteur du fronton du portique central ; douze colonnettes rayonnantes, ayant leur base au centre, se terminent en ogives élégantes. Les subdivisions de celle disposition générale multiplient les parties à jour : ainsi, dans la partie supérieure de ces douze arcs, deux lancettes trilobées et accouplées rayonnent du centre et reposent toutes deux sur un arc trilobé attenant au centre. Ces lancettes supportent elles-mêmes un quatre-feuilles inscrit sur chacun des arcs. D’autres
quatre-feuilles remplissent les écoinçons de la voûte. Pour emprunter le langage de la flore, autour du cœur circulaire de la rose, s’ouvre une première fleur à douze pétales; une seconde corolle de vingt-quatre pétales s’épanouit autour de la première ; une troisième fleur aux larges feuilles comprend les deux précédentes.
Le cadre épais de celte rosace est composé principalement d’une moulure creuse, en gorge, ornée de crosses fleuries dans tout son pourtour. L’arc ogival dans lequel elle est comprise, est orné de statuettes que nous devrons étudier. L’espace ouvert entre le cercle de la rosace et l’arc ogival est rempli par trois quatre-feuilles.
La partie (jui surmonte cet arc jusqu’à la galerie des Rois devient le champ d’une composition, élaborée en hauts reliefs, où sont représentés le combat et la victoire de David contre Goliath.
Cette rose est bien plus riche que celle du premier étage. Tout le monde a pu remarquer que le portail principal offre l’exemple unique de deux roses superposées. Ordinairement, l’espace qu’occupe la rose inférieure est réservé pour sculpter des bas-reliefs dans un tympan en pierre.
Cette dernière rose est disposée en sens tout inverse ; le sommet des feuilles vient s’appuyer au centre ; la base repose sur le cercle extérieur. Elle rayonne ainsi, en partant non du milieu, mais de la circonférence. Elle est beaucoup plus simple que la grande rosace ; elle ne comprend que huit grandes feuilles, subdivisées en deux lancettes trilobées, surmontées d’un quatre-feuilles. Le centre de la rose se compose d’un quatre-feuilles autour duquel s’épanouissent huit pétales non découpés.
A la hauteur de la grande rose, les deux tours sont per-