PAVÉ DE LA CATHÉDRALE
Le pavé aciiiel de l’église n’a lieii de parliciilier , rien qui soit digne de fixer l’allenlion du visiteur, depuis que le XVIIIe siècle a détruit le labyrinthe avec ses représentations et escriptures (1).
Dans les nefs, nous avons des dalles en pierre de toutes dimensions et de toutes les époques. Elles sont entremêlées, dans la nef principale, de pierres tombales en marbre noir, presque effacées par les pas de vingt générations successives.
Ces dalles funéraires, aujourd’hui groupées entre le cinquième pilier et le huitième, n’ont jamais été déplacées, même à la Révolution.
Elles sont placées en ligne sur trois rangs, dans une partie de la nef. Au-dessous avaient été construits des caveaux très-simples, ou espèces de canaux en craie, ayant 60^^ de largeur et de profondeur, recouverts de larges dalles sur lesquelles se plaçaient les pierres funéraires avec portraits et inscriptions.
Les archevêques de Reims, avons-nous dit, furent inhumés dans le sanctuaire ou dans le chœur de Notre-Dame (2); la sépulture ordinaire des chanoines était au Préau : mais quelques-uns durent à leur illustration ou à la reconnaissance du Chapiti’c une place dans la nef de Notre-
(2) T. IMKCKS JI STIFICATIVKS, llOtC Ff, p. 490.