‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 93 sur 257 · ARCHIEPISCOPUS TRUNCATO CAPITE MARTYR OCCUBUIT ANNO DOMINI · texte numérisé non relu

ARCHIEPISCOPUS TRUNCATO CAPITE MARTYR OCCUBUIT ANNO DOMINI

Le pavage de presque toutes les chapelles date de la construction des autels, au XVIIIe siècle. Il n’a rien de particulier. Les pierres tumulaires qui s’y trouvent seront mentionnées plus tard.

Dans la chapelle de la Très-Sainte Vierge, M. Pestiaux fit, en 1829, un pavage en tout semblable à celui du sanctuaire, mais en petit appareil. Il reçut pour le marbre et la pose 2,050 francs.

(1) Nous avons donné, dans la note Ff, les noms des chanoines enterrés à Notre-Dame.

(2) T. I®’, PIÈCES JUSTIFICATIVES, llOtC A, p. 376.

En 1830, un pavé également en marbre fut placé dans la chapelle absidale. Nous n’en ferons pas la description ; il doit être enlevé et remplacé par un riche dallage historié, dû à la munificence de Son Eminence le cardinal Gousset.

Il ne nous reste plus qu’à rappeler le dallage du sanctuaire, du chœur et de la chapelle du Cardinal. Il remplace partout les pierres tumulaires, si précieuses au point de vue historique, qui recouvraient les corps des évêques de Reims.

Dans le sanctuaire , M. Godinot avait fait remplacer toutes les tombes par un pavé dans le goût de l’époque ; celui-ci disparut bientôt; on lui substitua un pavage en marbre de plusieurs nuances, provenant de l’église Saint- Nicaise. Thomas, marbrier de Beaumont en Hainault, l’avait placé, en 174*7, dans le sanctuaire de cetle église, sur la demande de dom Hubert, grand-prieur de l’abbaye. La Révolution en gratifia Notre-Dame, déjà spoliée et profanée par l’intrusion. M. Hermann acheva le travail le 30 Octobre 1792, et reçut la somme de 2,1.50 livres.

Le dallage du chœur est également moderne. Il fut exécuté et terminé par M. Pestiaux, marbrier à Pontavert, le 3 Novembre 1828. Il est en marbre de deux nuances, noire et grise, encadré de bandes noires ; il coûta 3,870 fr. 88 cent.

Les dalles en pierre et en marbre noir, qui dataient du XYIIR siècle, furent employées à repaver l’enceinte qui s’étend depuis la balustrade du sanctuaire jusqu’au pied de l’abside. M. Bellon, maître maçon à Reims, reçut pour ce travail, terminé le 22 Octobre 1832,1a somme de 1,875 francs. Il reprit même pour 670 francs de pavés inoccupés.

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