JOLIVET, AGATHE, JULIEN
JOLIVET
Mes enfants, je partage les peines que vous éprouvez. Vous ne pouvez être l’un à l’autre ; ce qui m’afflige, c’est de ne pas être assez fortuné pour vous procurer les moyens de vous unir; mais 1,500 fr. c’est pour moi la chose impossible. Vous ne pouvez plus vous voir. Que vas-tu devenir mon pauvre Julien?
JULIEN
Je vais faire mes adieux à Agathe , et me séparer a’elle pour toujours.
JOLIVET
Mon ami, tu me seras toujours cher, et dans toutes les occasions, je m’empresserai de t’être utile.
AGATHE
Ah I mon parrain , que le sacrifice que je vais faire est dur ! Voyez toute ma faiblesse, c’est la dernière fois que je la fais paraître. Je connais toute l’étendue et la rigueur de mes nouveaux devoirs. Je n’y mam^uerai jamais.
JOLIVET
Je vais dans quelques moments faire passer ici la compagnie. Profitez de ce temps pour vous faire vos adieux. Mais abrégez, croyez-moi, mes amis, les moments de cette pénible entrevue.