M. ROBERTIN, MADAME PALISSI, AGATHE
M. ROBERTIN-
Alî I c’est vous, Agathe , j’étais venu aussi pour vous dire quelque chose : cela, je le crois, ne vous fera pas plaisir, et j’en suis affligé. Je parlais à votre mère des folies de votre père, qui ne vous laissera pas de pain Ce que je viens d’apprendre m’en
donne la certitude. Écoutez, je sais que [mon fils vous aime et qu’il ne vous est pas indifférent. Vous avez beaucoup de bonnes qualités ; mais je vous déclare que mon fils n’épousera jamais une fille qui n’a rien à lui apporter, et dont le père sera sans doute à sa charge. Je compte le dire à mon fils très fermement- Je commence par vous en prévenir. Ce serait me contrarier sans fruit, que de l’entretenir dans des idées de mariage.
AGATHE
Ehl qui vous dit, monsieur, que je songe à épouser votre fils. Je me proposais de ne jamais me marier à quelqu’un qui eût plus de fortune que moi ; et comme je n’en ai plus, mon parti est prisMe restei\fille^ gardez votre fils. Je veux bien etre pauvre, mais je ne saurais endurer'des affronts. Je me retire.
[Elle sort).
M. ROBERTIN
Je l’ai fâchée. Pouvais-je faire autrement? Cependant je désirerais vous rendre quelques bons offices. N’y aurait-il pas quelques moyens de faire entendre raison a votre mari... Mais le
voilà.