MADAME F LO RI MOX
l isez sa lelUe, vous en connaissez l’éci it ure.
FLORIMON, Ut.
« Sophie à madame Florimon. MaJanie, vous m’avez enlevé « mon amant. Florimon m’a abandonnée. Il est devenu votre « époux. Sans doute il ignorait que je portais dans mon sein un ‘ gage de notre malheureux amour. J’ai fui la maison pater- « nelle. Je suis venue dans un endroit presqu’inhabité pour i mieux cacher ma honte et mes remords. Je suis accouchée
< d’un hls qui bientôt n’aura plus de mère. Ma fin n’est pas
< éloignée. Que deviendra-t-il cet infortuné? Le ciel, sans doute, t m’inspire de vous en confier le dépôt. Je connais votre belle « àme. Vous lui donnerez vos soins. Soyez heureuse comme « vous le méritez. Faites le bonheur de M. Florimon. Mon der-
< nier soupir sera pour lui et ma dernière pensée pour le ciel € que j’ai offensé. Vous recevrez avec l’enfant deux portraits —
« SoiMiiE. ■»
FI.OIUMON.
(J l'cmmc incomparable! Alexis, embr.issons .scs genoux.
MADAME FLORIMON,
Levez-vous, tendre epoux, {à Alexis.) Embrasse-moi, mon fils., rs oublie pas ce que Bazile a fait pour toi ; la reconnaissance est le premier devoir de ton âge.
ALEXIS
Ahl Bazile,^ je vous aimerai toute ma vie. (il l’embrasse.)
BAZILE
Que je suis attendri î que je suis content !
ALEXIS
Ma bonne Dorine î {Il l’embrasse.)
DORINE
Aimable jeune homme, il est digne de son heureux sort.
FLORIMON.
Quelle scene touchante, mon cher Piiilidorl ce n’est pas une Icmme c est un ange, [il serre la main de Philidor.)
PHILIDOR
Je suis pénétré. Je ne puis exprimer ma joie et mon admiration.
MADAME FLORIMON, â FlorimOU
C’était pour ménager votre sensibilité que j’ai tardé jusqu’ici à vous découvrir des choses aussi importantes , et sans l’é ourderie de Dorval. .. maisà proposque va-t-il devenir ce malheureux?
FLORIMON.
Ma femme, il n’y a que vous qui puissiez avoir de l’inquiétude sur le sort d’un homme aussi méprisable. Je ne puis le voir : pourtant mes bienlâits iront encore le chercher.
DORINE, au parterre.
Messieurs, on voit beaucoup de femmes qui sont belles. Il en est beaucoup plus d aimables. On en trouve, quoi qu’on en dise, encoi e de fideles j iiiais pour la lémme comme il y en a peu , c’est chez nous qu’il faut venir la voir.
FIN