ÉCRITS DE BOSSUET
Il a été publié dans les Œuvres de Messire Jacques^ Bénigne Bossuet^ tome vii, seconde partie, pp. 222-247. Paris, Lamy, 1788, in-4^
Édition originale. Elle n'est pas exacte. Trouvant en plusieurs passages un brouillon et une mise au net, Deforis a voulu les fondre dans un texte unique. (1)
Œuvres oratoires de Bossuet^ tome i*', pp. 30-46, 1890, in-8*.
Édition définitive.
Sermon pour la fête de tous les saints^ 1649. (3/s. 12.821, f. 26.)
Il a été prêché à Metz. L^examen du manxAScrit qui, pour récriture et Torthographe, ressemble au manuscrit du Panégyrique de saint Gorgon, a permis de lui assigner la fête du 1*' novembre 1649.
Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet^ tome iv, pp. 1547, 1772, in.4\
Édition originale.
Œuvres oratoires de Bossuet, tome !•', pp. 47-62, in-8*.
Édition définitive.
Allocution pour la veille de la fête de l'Assomption. Prononcée au collège de Navarre le 14 août 1650. C'est Ledieu qui, dans ses Mémoires, en a indiqué la date.
Le m^anuscrit est au grand séminaire de Meaux (A. 7),
(1) M. Lebarq.
in-4'*. D. Deforis ne l'a pas publié tel qu'il est : il Ta divisé et introduit dans un autre sermon de Bossuet (le 1®' sermon de l'Assomption).
Œuvres complètes de Bossuet, t. xi, pp. 341-345. Paris, Vives, 1863, in-8^
Édition originaile donnée par Lâchât. Elle contient un assez grand nombre de fautes de lecture que M. Lebarq a fait disparaître dans les Œuvres oratoires de Bossuet, t. i«^ pp. 63-68, 1890, in-8^
Édition définitive.
La Sorbonique (9 novembre 1650) était la plus pénible des thèses de la licence. On l'appelait de ce nom parce qu'elle devait toujours être soutenue à la Sorbonne. Elle traitait de Ylncarnaition, de la Grâce et des Actes humsiins, et sa soutenance durait douze heures de suite, depuis six heures du matin jusqu'à six heures du soir. Par une habitude au moins singulière, le Prieur de Sorbonne qui y assistait, au milieu des savants docteurs de la Faculté, était toujours un simple bachelier de cette maison qui était nommé à cette dignité pour un an et qui lui-même était étudiant en licence.
A Tépoque où Bossuet allait soutenir la sienne, c'était l'abbé Gaston Chamillart qui était en exercice.
Quand il vint lui en remettre des exemplaires imprimés, le Prieur de Sorbonne lui réclama les preuves écrites des assertions qu'elle contenait. Les règlements de la Faculté obligeaient en efTet le candidat à les fournir ; mais, depuis bien longtemps, cette obligation était tombée en désuétude ; Bossuet protesta ; cependant sur les con-
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seils de Pereyret (1), il se soumit, tout en faisant rédiger par deux notaires une réclamation contre cette exigence que, du reste, le collège de Navarre se préparait à relever.
Dans sa réponse aux argumentations dirigées contre sa thèse, le candidat devait employer différentes formules de politesse que l'usage avait consacrées et auxquelles nul n'osait se soustraire. Le recteur était appelé AmplissimvLS Dominus Hector, le censeur jEquissimy^, le doyen Sapientissimus, le procureur Om&tissimus, le chancelier MeritissimuSy et le prieur de la Sorbonne Dignissimiis Domimis Prior.
Il fut convenu que Bossuet userait de ces titres d'honneur envers ses contradicteurs, mais qu'en s'adressant à Chamillart il ne rappellerait que Domine Prior.
Le 9 novembre, au milieu des nombreux assistants qu'attiraient toujours les actes publics, Bossuet lui refusa donc le titre de Dignissimus, Les partisans de la Sorbonne soulevèrent alors une tempête contre la maison de Navarre, l'acte fut rompu et la salle abandonnée.
Le grand couvent des Dominicains était tout près, rue Saint-Jacques : on s'y rendit et la sorbonique fut continuée jusqu'à l'épuisement des douze heures réglementaires, « dans la salle môme (2) où saint Thomas d'Aquin avait donné ses leçons plusieurs siècles auparavant. »
Plaidoirie de Bossuet,
La Sorbonne porta plainte au Parlement qui rendit un arrêt sur cet incident. Il était favorable à la Sorbonne ;
(1) Il avait succédé à N. Cornet comme grand maître de Navarre.
(2) M. de Bausset.
mais, d'après Tavis de Tavocat général Omer Talon, la cour décida que « l'acte (qui avait occasionné tous ces débats) demeurerait pour sorbonique sans tirer à conséquence pour d'autres sorboniques». Cet adoucissement était dû à la plaidoirie de Bossuet.
Après la défense de Navarre présentée par l'avocat Martinet, il demanda, en effet, à plaider lui-même en faveur de sa thèse dont on réclamait la nullité, parce qu'il ne l'avait pas soutenue en entier à la Sorbonne et sous la présidence du Prieur. Le président Matthieu Mole le lui permit, sans doute pour la rareté du fait, et il prononça en latin un discours qui fît l'admiration des juges et le désespoir de Chamillart qui se retira avec confusion de l'audience, laissant à son avocat le soin d'y répondre s'il le jugeait à propos.
La Sorbonique et la Ptsiidoirie devant le Parlement n'ont pas été conservées.
La Majeure, 1651.
La soutenance de la Majeure (major ordinaria) durait dix heures de suite, de huit heures du matin à six heures du soir ; d'après les prescriptions de la Faculté, sa rédaction avaitpourobjet quelques points de théologie positive, (Ecriture sainte. Conciles, Histoire ecclésiastique).
Il n'a été transmis aucun détail sur celle (1) de Bossuet et même la date qui fut choisie pour la soutenir ne nous est pas bien connue ; il est certain toutefois qu'elle doit être placée entre le 1" juin et le 31 décembre 1651.
(1) Elle est perdue.
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La Mineure ordinaire^ 1651, à Navarre.
La Mineure ordinaire (minor ordinaria) tpaitait des matières de la controverse et durait cinq ou six heures.
Bossuet la soutint le 5 juillet 1651, sous la présidence de Pierre Bedassier, évêque sufTragant de Metz, assisté des professeurs de Navarre. Elle a pour sujet l'Eglise.
Elle débute par des éloges à Henri de Bourbon à qui elle est dédiée et on lit à la fin : « De bis, Deo duce, ac Praeside Illustrissimo ac Rev*"*"** Domino D. Petro Bedassier Episcopo Augustopolitano, Ecclesiae Metensis administratore generali ac sacra) Facultatis theologiœ Parisiensis doctore sapientissimb, respondere conabitur Jacobus Benignus Bossuet Divionensis, ejusdem facultatis è regiâ Societate Navarrica Baccalaureus, et Ecclesiae Metensis canonicus, die Mercurii 5 Julii anno Dom. 1651 à meridie ad sextam.
In regiâ Navarrâ Pro minore ordinariâ. )>
Le manuscrit n'existe pas, mais on possède un des placards (1) qui furent imprimés au moment de sa soutenance. Il est reproduit in extenso dans les Études religieuses des Pères Jésuites, n** de juin, pp. 916-919, année 1869, et dans la thèse latine de M. l'abbé Delmont : Quid confe-
(1) Il était en 1869 en la possession de M. Bathery, à Paris. Les autres thèses de Bossuet ont été imprimées en placards comme celleci, mais on n'en possède aucun ; l'abbé Ledieu qui les avait recherchés du vivant même de Bossuet n'avait pas pu en rencontrer ui^ seul.
rant latina Bossueti opéra ad cognoscendam illius vita/niy indolem, doctrinamque. Parisiis, 1896, in-8®.
Fragment sur la fête de VAsomption, vers 1651. (Ms.à Meaux, A. 7.)
Les différents éditeurs ontintroduit ce fragment de très peu d'étendue, du reste, dans le sermon de l'Assomption de 1660. M. Lebarq l'a publié à la place qui lui revient dans les Œuvres oratoires de Bossuet^ t. i*% pp. 69-70.
Sermon sur la dévotion à la Vierge, 1651. {Ms. 12.823, f. 130,in4\)
M. Lebarq croit ce sermon composé pour la fête du Rosaire, parce que le ms. porte au f» 129 l'indication Rosaire ; néanmoins, il faut remarquer que le texte Dicit Jésus matri suœ : Mulier, ecce filius.,, que Bossuet, dans son exorde, dit emprunté à Tévangile du jour, ne se lit pas à la messe du Rosaire, mais paraît convenir parfaitement à celle de la Compassion de la sainte Vierge, et M. l'abbé Urbain (1) estime qu'il n'a pas été prêché dans une solennité du Rosaire correspondant à celle que, suivant le rite romain, nous célébrons le premier dimanche d'octobre, mais probablement pour l'anniversaire de l'érection de la confrérie du Rosaire à Navarre qui se célébrait en grande pompe dans cet établissement le premier dimanche de mai.
(1) Revut du Clergé français, 1897.
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Deforis Ta donné pour la fête de la Compassion de la sainte Vierge, t. v, pp. 617-644, des Œuvres de JsLcques- Bénigne Bossuet, in-4®.
Edition originale. Elle contient quelques légères fautes de lecture que M. Lebarq a corrigées dans les Œuvres oratoires de Bossuet, t. i, pp. 71-100, 1890. In-8».
Fragment d'un Sermon sur la fête de la Purification de la sainte Vierge, 1652. (Ms. 12.825, f. 164.)
Le manuscrit de ce sermon prêché à Navarre, la veille de la fête, le 1" février 1652, a été repris Tannée suivante à Metz, et Bossuet n'en a gardé qu'un fragment d'une vingtaine de lignes et la conclusion qu'il a rattachée à un autre sermon. •
D. Deforis l'a introduit à tort dans le sermon de 1653 sur le même sujet. M. Lebarq Ta publié séparément dans les Œuvres oratoires de Bossuet, t. i*', pp. 101-102, 1890. In-8».
Sermon pour le Samedi -Saint, 1652 {Ms. 12.824, f. 4-25).
C'est le premier sermon de Bossuet prêtre. Il avait été ordonné quinze jours auparavant, le 16 mars, à Saint- Lazare.
Se basant sur l'orthographe qu'il trouve non moins archaïque que le style, M. Lebarq assigne au manviscrit la date du 30 mars 1652.
D. Deforis Ta publié sous le titre de « Premier sermon pour le jour de Pâques » dans les Œuvres de Messire JacqueS'Bénigne Bossuet, t. vi, pp. 250-277. In-4®.
Édition originale. Elle enlève du texte pour les placer en notes trois ou quatre phrases qui sont spéciales au Samedi-Saint.
Œuvres oratoires de Bossuet, t. i, pp. 102-131, 1890. In-8».
Édition définitive.
La Vespérie, 1652. — La Vespérie ou Vespertine était la dernière thèse que le bachelier admis à la licence subissait avant de recevoir le bonnet de docteur. Elle traitait de TEcriture sainte, de l^istoire ecclésiastique et de la Théologie morale. Sa soutenance qui durait deux ou trois heures n'était que de pure cérémonie : deux docteurs, Tun comme doctor regens, l'autre comme doctor terminum interpres, argumentaient contre Taspirant au doctorat, et le Président terminait par un discours sur les principaux devoirs d'un docteur en théologie.
Cette thèse de Bossuet est perdue.
Discours prononcé par Bossuet quand il reçut le bonnet de docteur, 1652.
Le 16 mai (I), Bossuet se rendit avec le cérémonial accou-
(1) D'après Tabbé Ledieu ; Floquet dit le 9 avril.
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tumé à Tarchevêché de Paris où il prêta à genoux le serment imposé aux docteurs et en reçut les insignes. Avant de les lui remettre, le Chancelier lui adressa une allocution à laquelle il répondit par un discours latin dont il nous reste encore quelques débris. Enfin, entouré de tous les dignitaires de la Sorbonne et d'une nombreuse assistance, il fut conduit en grande pompe à Téglise Notre- Dame où il prêta un second serment à l'autel des martyrs. L'abbé Ledieu nous dit qu'il s'était préparé à cette action comme à l'une des plus importantes de sa vie, parce qu'il y mettait la consécration d'un dévouement entier et absolu à la défense de la religion et de la vérité, et le 1" juin, il reparut dans la Faculté pour y siéger avec les autres docteurs.
Le mamiscrit du discours au Chancelier n'a pas été conservé.
Cinquante ans après, Bossuet en dicta de mémoire à son secrétaire une partie qu'il nous a transmise (1) et qui a été publiée pour la première fois par Lévesque de Burigny dans sa Vie de M. JaLcques-Bénigne Bossuet (à l'article VIII, en note). Paris et Bruxelles, m.dcc.lxi. In-8® et in- 12.
Bibliothecœ ordinandœ séries. Écrit de quelques lignes indiquant l'ordre dans lequel Bossuet voulait placer les volumes de sa bibliothèque.
Traité des Pères qui sont le plus utiles pour commencer l'étude de la théologie. Ce traité très court indique
(1) Dans son Journal et dans ms Mémoires touchant Messire Jacques- Béniffne Bonnet,
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les canons des conciles et les ouvrages des Pères de l'Église qu'il faut lire sur les principales questions théologiques.
Programme d'examen de théologie. On possède une copie du manuscrit prise par Tabbé Ledieu en 1683.
Ces trois écrits ont été publiés dans le tome m, pp. 581- 586 des Œuvres complètes de Bossuet, édition Lâchât. Paris, 1864. In-8«.
Édition originale.
On a intitulé le Traité des Pères et le Programme d'examen « Etudes théologiques qui suivent la licence », mais cela ne semble pas juste, car ils ont dû être rédigés par Bossuet avant sa sortie de Navarre. Il est certain toutefois qu'ils ne sont pas un plan de théologie, comme l'écrit Lâchât dans les réflexions absolument ridicules qu'il fait contre les manuels de théologie des grands Séminaires, à la page ix du tome m* de son édition de Bossuet.
Extraits d'Aristote. Ils ont été faits pendant le séjour de Navarre, comme le prouvent l'écriture et l'orthographe du manuscrit qui est au grand séminaire de Meaux.
Il comprend deux feuiHes très difficiles à lire : la plupart des passages d'Aristote sont en grec, quelques uns sont en latin, et deux seulement sont traduits en français et paraphrasés par Bossuet.
M. Nourrisson, ancien professeur de philosophie au collége Stanislas, a publié dans le Journal de llnstruction publique (année 1851), une traduction française des citations grecques que M. Migne a reproduite, en 1857^ dans les
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Œuvres complètes de Bossuet, t. xi (à la fin), 130-134, PariSy in-4**. Dom Deforis en avait déjà publié une partie dans les « Pensées chrétiennes et morales » appendice des Sermons, t. vu, pp. 556-559 des Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux... A PuriSy Chez Antoine Boudet. m.dcc.lxxviii, in-4**. Enfin, Lachata donné le manuscrit tel qu'il est, en accompagnant d'une traduction française les passages grecs et latins, dans le tome XXVI, pp. 23-32 de sa collection des Œuvres complètes deBossuet,..^ Paris, Vives, 1864, in-S**.