‹ Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de BossuetChapitre 20 sur 50 · ÉCRITS DE BOSSUET · texte numérisé non relu

ÉCRITS DE BOSSUET

Deux années plus tard, il revenait à Navarre pour y faire son cours de licence. Avant de le commencer, un examen était imposé sur la seconde et la troisième partie de la Somme théologique de saint Thomas, sur TEcriture sainte, les conciles et l'histoire de TEglise : il le subit et entra en licence en 1650.

Elle durait deux années qui étaient employées à des discussions scolastiques et à se préparer aux redoutables thèses qu'on appelait la majeure, la sorbonique et la mineure.

Discours divers latins de la fête des Paranymphes, 1648. Ils n'ont pas été conservés ; on ne connaît que le texte du discours : Deum timete ; regem honorificate.

« Les Paranymphes étaient une sorte de solennité académique que rien ne nous rappelle aujourd'hui. Elle était fixée à la semaine de la Sexagésime, mais à différents jours, dans chacune des cinq principales écoles de théologie, afin que les licentiands et les personnages invités pussent y assister, s'ils le voulaient, dans toutes les maisons. Les licentiands de chaque maison se choisissaient un orateur chargé d'y porter la parole et qu'on appelait aussi paranymphe. C'était généralement un bachelier en théologie d'une autre école ; mais il n'y avait point à ce sujet de règle fixe. Bossuet fut choisi par les licentiands de Navarre et il porta la parole, un peu après sa tentative, dans la cérémonie des paranymphes qui eut lieu en 1648 (1), à la suite de la licence dont les exercices avaient pris fin en l'année 1647 (2). »

(1) De la fin de janvier au 17 février.

(2) M. Tabbé Urbain ; Nicolas Coeffetean, p. 31. Lyon, 1894, in-S".

Méditation sur la félicité des saints , 1648.

« Revenu à Paris, dit Ledieu dans ses Mémoires, Bossuet fut admis par M. Cornet dans la confrérie du Rosaire, établie à Navarre, et y récita une docte et tendre exhortation dont on voit encore aujourd'hui l'éloge dans les registres de cette maison, le 24 octobre 1648. » Cette exhortation pourrait bien être, selon M. Lebarq, la présente Méditation sur la félicité des saints. Pourtant, rien ne le prouve.

Le manuscrit (Réserve 12,821, f. 14-26) a été publié avec une grande confusion par D. Deforis dans les Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, t. iv, pp. 15-47, 1772, in-40'.

Édition originale. Elle a très peu de valeur.

Œuvres oratoires de Bossuet, 1. 1®", p. 13-29, 1890, in-S**.

Édition définitive publiée par M. Lebarq. Elle est exacte et dégagée des interpolations et des confusions de l'édition de 1772.

Panégyrique de saint Gorgon, 1649 {Ms. à Meaux, n° 13, petit in-4'* de 12 feuillets).

Bossuet a prêché ce Panégyrique à Metz. ^ En rapprochant le caractère de l'écriture des formes du style, on voit que le manuscrit a été composé dans la première jeunesse de Bossuet (1), elles allusions qui remplissent l'exorde ont conduit M. Gandar à lui donner pour date certaine le 9 septembre 1649.

(1) Gandar, Bossuet orateur, p. 27.

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