‹ Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de BossuetChapitre 26 sur 50 · DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

DU DAUPHIN

Trois Exemples d'écriture pour le Dauphin.

Le premier (BibL de V Arsenal, n® 2324) se compose de Maximes (30} sur les devoirs d'un roi.

Il a été imprimé pour la première fois dans Vlntroduc^ tion des Œuvres inédites de Bossuet publiées par i4.-L. Ménard, t. i, pp. xlv-xlviii. Paris, Didot, 1881, in-8**.

Le second et le troisième (copies faites par Tabbé Ledieu, BibL nat.) comprennent quelques passages (19) des Commentaires de César et des Sentences (109) extraites de l'Ecriture sainte, de Xénophon, de Platon, etc. Lâchât les a insérés dans sa collection des Œuvres complètes de Bossuet, t. XXVI, pp. 33-43. Paris, Vives, 1864, in-8° (1).

^1) Les Sentences avaient été déjà publiées en 1857 dans l'édition des Œuvres complétée de Bossuet, t. xi(à la un), Paris, Migne, in-4<>. La source d'où elles sont tirées n'est pas indiquée et il est probable que Bossuet les a composées lui-même. Quelques-unes rappellent la Politique : c II serait contraire à tout ordre qu'un prince prétendit régner et n'être point fidèle à Dieu. » m* exemple.

TKUlSlàvE CLASSE

<h-d>nmairii latine, 1671 ou 1072. Elle est rédigée en français, en prose. L'aulographe est perdu. Le ma.nuscrit (le la Bibliotlièque nationale n'est qu'une copie faite par r'harlea Gilbert en 1690 pour le duc de Bourgogne,

Cet ouvrage n'a jamais été imprime ; il est précédé d'un Avertissement dans ]e>|ucl Bossucl promet de donner aussi une Prosodie ; mais on ignore s'il a exécuté ce projet.

Un Dictionnaire latin-français, (manuscrit in-folio de 22G pages relié aux armes du Dauphin, Bibl. na(,), contient Je nombreuses annolalions de la main de Bossuet. Inédit.

Observations sur plusieurs règles de la grammaire latine, sur la force, le jeu des conjonctions, des particules indéclinables, et même sur l'usage de bien des mots latins pris au sens propre en des significations contraires. ..

Elles sont perdues. L'abbé Ledieu nous en a conservé un extrait [Bibl. nal.] qui a été publié par Lâchât dans le t. XXVI de SH collection, p. 'il.

In LoruliUpios, fable latine de 35 vers; elle apour argument i Soqnid loquaris lemerè. L'aulographe {Bibl.na.t.) n'est pas daté, mais il contient des chiffres indiquant Tordre à donner aux mots dans la suite naturelle du discours, ce ([ui prouverait qu'il a éic composé lorsque le Dauphin comnient,'ail l'élude du lalin. Cette remarque est de l'abbé

OUVRAGES COMPOSÉS POUR l'ÉDUCATION DU DAUPHIN 35

Ledieu : on la lit dans la copie qu'il en a prise et sur laquelle il a écrit ce curieux détail : « L'auteur porta

(cette fable) à ses amis et la leur fît lire comme l'ouvrage d'un ancien et peut-être de Phèdre môme, qui avait été trouvée depuis peu parmi des manuscrits sans nom d'auteur et sans aucune marque du temps Après un long

examen et diverses observations, elle fut jugée digne du temps d'Auguste. Et alors : « Je suis, leur dit M. de Meaux, cet écrivain du temps d'Auguste auteur de la fable. » — •T'ai cru, ajoute Ledieu, devoir la conserver à la postérité comme une marque du bon goût et de la latinité de Bossuet. »

Floquet l'a publiée pour la première fois dans les Œuvres inédites de Bossuet, pp. 261-262. Paris, Beaucé-Rusand, 1828.

Animœ morbis lethalibus laborantis Invocsitio ad Christum sospitatorem. Pièce de poésie latine de 48 vers, sans date.

Le msLnuscrit est au grand séminaire de Meaux. Il a été publié pour la première fois, en 1864, par Lâchât, dans les Œuvres complètes de Bossuet, t. xxvi, p. 43. Paris, in-8**.

Instruction k'Mgr le Dauphin pour sa première communion. Elle a été composée en 1673 ou en 1674, car c'est dans l'une de ces deux années, 1« 25 décembre, que le Dauphin a fait sa première communion. L'autographe n'a pas été conservé. Le manuscrit qu'on possède n'en est qu'une copie {BibL nat,^ tome xxix® des Mss, de Bossuet, p. 19)

qui a été publiée dans les Œuvres complètes de Bossuet, tome XI® (à la fin), pp. 109-118. Paris, Migne, 1857, in-4**. Édition originstle.

Cours royal sur Juvénail, Perse, etc. Les manuscrits, composés de deux in-4^ de 896 pages, ont été écrits par plusieurs copistes pour les Archives royales en 1684, alors que l'éducation du Dauphin était terminée depuis quatre années. Égarés, sans doute à l'époque de la Révolution, ils ont été découverts en 1876 et achetés par M. A. -L. Ménard qui les a publiés sous ce titre :

Œuvres inédites de J.-B. Bossuet,., Paris, librairie de Firmin-Didot, 1881-1883, 2 vol. in-8°.

Tome i®"": Cours royal complet sur Juvénal avec une Introduction de xLviii'pages (1). Tome ii : Juvénal en vers, Perse en prose et en vers, etc.

Édition originale.

M. Ménard a publié à l'occasion de sa découverte une Notice sur les Satires de Juvénal et de Perse, traduites et commentées par J.-C Bossuef pour l'éducation du Dauphin, d'après deux manuscrits de 1684, avec 6 planches de fac-similé. Paris, Didot, 1877, 1 vol. in-4**.

De Incogitantiâ. Cet écrit (2) est un thème donné au Dauphin ; la traduction qu'il en a faite est jointe au manuscrit qui se compose d'une copie corrigée par Bossuet. {Bibl. nat.) Il a été publié en tête des Pensées de Cicéron,

(1) Par Ménard.

(2) Il n^a pas de titre dans le manuscrit.

traduites en français pour servir à l'éducation de la jeunesse, parTabbé J.-Th. dOlivtt, Paris, 1764, 1 vol. in-12. Édition originale (texte latin et français).

Discours sur l'Histoire universelle. Il a été composé en 1677 ou en 1678. (1)

Les manuscrits et les imprimés se rapportant à cet ouvrage forment six volumes inscrits à la Bibliothèque nationale, sous les n** 12832-37. Ils comprennent une copie revue et corrigée par Bossuet, de nombreux matériaux recueillis par lui et un exemplaire de la 1" édition publiée chez Cramoisy, en 1681. Cet exemplaire (1 vol. in-i**) porte un grand nombre de notes, de corrections, de suppressions et de divisions écrites de la main de Bossuet pour préparer la 3* édition qu'il donna lui-même en 1700. (2)

A partir de 1700, Bossuet a encore revu son ouvrage jusqu'à sa mort (1704) et il a ajouté un grand nombre d'additions nouvelles « dont le but est de mettre dans un nouveau jour les preuves de l'authenticité des livres saints et la liaison qu'ont entre eux l'Ancien et le Nouveau Testament ». Elles sont une réfutation de Richard Simon, mais cet auteur n'y est pas nommé.

(1) Dans une lettre à Tëvêque de Castorie, Bossuet ditqu*il Ta composé quelques années avant 1681, « ab aliquot jam annis compositum opus. » (Lettre du 8 mai 1681.)

(2) Il y a aussi des épreuves du tome i»"" du Discours snr VUisloire universelle de rédition stéréotypée de 1805 et un exemplaire de l'édition de 1748 corrigé par les Bénédictins, en vue sans doute de le reproduire dans leur collection, ce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire.

38 troisième classe

Discours sur l'Histoire universelle

A Monseigneur le Dacphin :

Pour expliquer la suite de la Religion et les changemens

des Empires. Première partie. Depuis le commencement du Monde jusqu'à l'Empire de Charlemagne.

Par Messirt Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Condom, Conseiller du Roy en ses conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur le Dauphin, premier Aumosnierde Madame la Dauphine. A Paris, chez Sébastien Mabre-Cramoisy, Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, aux Cicognes. M. DC. LXXXI. Avec privilège de Sa Majesté, 1 vol. in-4° de 561 pages et 6 pages non chiffrées pour la Table et le Privilège.

Édition originale.

Le privilège accordé « au sieur Jacques Bénigne Bossuet, ancien évêque de Condom » est daté du 11 février 1681 et le livre a paru dans le mois suivant. Deux vignettes, une au commencement et l'autre à la fin, ornent le volume. Celle du commencement représente le Temps assis au milieu des ruines, qui montre un écusson contenant les armes du grand Dauphin.

Discours sur VHistoire universelle a Monseigneur le Dauphin, etc. Paris, chez Sébastien Mabre-Cramoisy , 1682, in-12 de 639 pages.

Les vignettes de l'édition in-4^ ont été réduites et mises à la première et a la dernière page du volume.

Seconde édition originale. Elle est la réimpression de la précédente à part quelques très petites corrections faites par Bossuet.

Si la première édition de ce célèbre ouvrage s'écoula très vite il n'en fut pas de môme de la seconde puisque la librairie Cramoisy en possédait encore beaucoup d'exemplaires en 1600 ; elle en céda un assez grand nombre au

OUVRAGES COMPOSÉS POUR l'kDUCATION DU DAUPHIN 3D

libraire Roullandqui, afin de les vendre plus rapidement, réimprima leur titre sur lequel il mit son nom et la date de 1691.

Discours sur VHistoire universelle à Monseigneur le Dauphin: Pour expliquer la suite de la religion et les changemens des Empires. Première partie. Depuis le commencement du Monde jusqu'à l'Empire de Charte^ magne. Par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Meaux, Conseiller du Roy en ses conseils, cy-dovant Précepteur de Monseigneur le Dauphin. A Paris, chez L. Roulland, 1700, 1 vol. in-12 de 607 pages.

Troisième édition et la dernière imprimée du vivant de Bossuet. La première page contient la vignette de la précédente édition.

L' « Achevé de réimprimer pour la première fois depuis Tobtention du dernier Privilège » (1) est daté du 20 mars

Elle (2) diffère des précédentes en ce que la seconde partie qui n'a que treize chapitres dans les deux premières éditions est divisée en trente chapitres dans cellc-ei. Le dernier chapitre de l'ouvrage a été aussi partagé en deux; ce qui donne huit chapitres h la troisième partie au lieu de sept qu'elle avait auparavant.

L'auteur, en retouchant son livre, a corrigé plusieurs

(1) Ce Privilège accordé à Roulland pour six années à compter du jour de la réimpression est du 2 septembre 1695. Le l^, accorde à Bossuet pour 15 années était expiré et Cramoisy, à qui il Tavait transmis était mort en 1688.

(2) On rencontre des exemplaires datés de 1703 et qui portent le nom de f Michel David^ Paris ». Ce sont des exemplaires de cette même édition cédés en 1703 à ce libraire par Roulland et dont le titre a été refait»

fautes de dates et de citations, et fait beaucoup d'additiôilB, principalement sur l'inspiration des livres saints. (1)

Dans les dernières années de sa vie, Bossuet a encore revu le Discours sur l'Histoire universelle et le fruit de cette révision est un grand nombre d'additions importantes écrites de sa main et dont le but est de mettre dans un nouveau jour les preuves de l'authenticité des livres saints et la liaison qu'ont entre eux, l'Ancien et le Nouveau Testament. Le morceau le plus considérable est un chapitre entier, le xxix* de la seconde partie, ayant pour titre :

Moyen facile de remonter à la source de la religion et d'en trouver la vérité dans son principe (2).

Durant plus d'un siècle, ces derniers changements (3) sont demeurés dans l'oubli, et dans les nombreuses réimpressions qu'on a faites de l'ouvrage de Bossuet, on a suivi tantôt la première édition et tantôt la troisième, selon le caprice des éditeurs. Enfin, ils furent imprimés en 1806 dans l'édition d'Herhan :

Discours sur VHistoire uiiiverselle par Bossuet , depuis le commencement du monde jusqu'à l'empire de Charlemagne. Paris, stéréotype d'Herhan, AN XIV = 1805, 4 vol. in-18. (4)

A la fin de chaque volume, la révision de Bossuet est donnée par fragments sous le titre de Variantes avec l'in-

(1) L'abbé Caron, p. 563, tome xzxv de Védit, de Versailles,

(2) L'abbé Caron.

(3) Le manuscrit était en 1806 entre les mains de Lamy. Il est actuellement à la Bibliothèque nationale.

(4) 4 vol. in-18 contenant le Discours, les Variantes et, au tome i*', un Avertissement des éditeurs, v-vm.

En 1806, 2 autres volumes ont été publiés dans le même format: Ibidem, ils comprennent l'édition originale de la quatrtènYé partie du Discours,

aitMafiôft des pages auxquelles elles Se rapporteht : en la publiant de cette façon, les éditeurs n*ont pas rempli le but pour lequel Bossuet l'avait faite : il voulait évidemment qu'elle fût insérée danià le texte même du Discours, puisqu'après chaque morceau il a marqué les premiers mots qui commencent la phrase qui doit suivre immédiatement. (1) On s'est conformé à son intention dans le Tome XXXV de l'édition de Versailles :

Discours sur l'Histoire universelle à M^ le Dauphin pour expliquer la suite de la religion et les changements des Empires, Première partie. Depuis le commencement du monde jusqu'à Vempire de Charlemagne, Versailles, A. LebeU 1818, in-8<» de 584 pages.

Avertissement des éditeurs, v-vi ; Discours, 1-460;

Notice (t) sur les différentes éditions du Discours sur VHistoire universelle et sur les corrections et additions que Bossuet y a faites, 461-480.

Édition définitive. Elle est due aux soins du savant abbé Caron ; elle est très exacte et elle a servi de modèle à toutes les éditions publiées depuis 1818.

C'est le texte de la 3® édition dans lequel ont été insérées les additions et les modifications que Bossuet a laissées manuscrites.

Discours sur l'Histoire universelle par Bossuet, 3 vol. in-32. Paris, Pion, 1875.

Dans cette édition (3) les éditeurs ont ajouté un Avertissement, V Éloge de Bossuet par d'Alembert, un Index ana-

(1) L'abbé Caron.

(2) Nous l'avons consultée avec profit pour écrire les renseignements bibliographiques que nous venons de donner sur les éditions du Dis' cours sur VHistoire universelle,

(3) Elle fait partie de la collection des classf^ftres finançais dite du Prince impérial. Les éditeurs disent qu'ils Tout coUationnée de nouveau sur le rnaViUsctil de la Bibliothèque nationale et reconnaissent que rédition de Versailles est très exacte.

ly tique et alphabétique, et une Notice bibliographique sur les principales éditions du Discours.

Seconde partie (1) du Discours sur l'Histoire universelle. Les manuscrits (Bibl. nât.) sont au nombre de quatre.

Le premier (in-4**) a pour intitulé : Seconde partie de l'Histoire universelle depuis l'an 80k jusqu'en 1211. Il est entièrement écrit de la main de Bossuet (2) sur 55 feuillets cotés pages 1 à 110.

Le deuxième (in-4**) commence en l'an 800 et finit en l'an 1661. Il est de 576 feuillets cotés pages 1 à 1180; plusieurs sont cotées deux fois et d'autres sont omises. Les 134 premiers feuillets ne sont qu'une copie du premier manuscrit : Bossuet n'y a fait aucune correction, ni addition. Ce n*est qu'aux pages 269 et suivantes, commençant en l'an 1218 que se trouvent les ratures, surcharges et additions considérables de la main de Bossuet jusqu'à la fin du manuscrit que Ton attribue à l'abbé Fleury.

Le troisième (petit in-folio) intitulé : Seconde partie de VHistoire universelle depuis Van 80'i jusqu'en 1661, est une copie collationnée par Bossuet qui y a fait vingt corrections de sa main. Il est en 321 feuillets cotés pages 1 à 638 au lieu de 642 parce que quatre sont cotées deux fois.

Le quatrième (petit in-folio en 12 cahiers) est sur 141 feuillets : il commence et finit comme le précédent et a le même titre : Seconde partie de l'Histoire, etc.

Il n'y a aucune comparaison possible entre cette seconde partie et le Discours.

Elle offre, il est vrai, de ces traits rapides qui caracté-

(1) Quelques éditeurs Tont désignée aussi sous le titre de quatrième partie.

(2) Nous empruntons cette description des manuscrits à Renouard (édition de 1806).

risent la manière de Bossuet, mais les négligences et les incorrections y sont en si grand nombre qu'on s'est demandé si elle est son œuvre.

M. Rébelliau ne le croit pas : « Les manuscrits ne sont pas de Bossuet, dit-il, et on ne peut même pas supposer que ce soient des copies d'un travail de lui : le style est très souvent rudimentaire, incorrect, enfantin. Il y a parfois des bévues grossières où l'on sent que le rédacteur n'a pas compris ou a mal compris les faits qu'il raconte.

» Nous avons là, sans doute, soit des brouillons du Dauphin lui-même, soit des copies successives de ces brouillons auxquelles Bossuet a ajouté des corrections et des additions nombreuses. »

Les savants éditeurs de Tédition de Versailles admettent au contraire, que cette seconde partie est' de Bossuet, mais qu'elle est un « canevas informe » qu'il n'aurait jamais donné au public dans l'état où il est et pour cette raison, ils ne Font pas insérée dans leur collection.

Renouard veut également qu'elle soit Tœuvre de Bossuet.

« Nous y avons remarqué, dit-il, qu'au milieu de tout ce fracas d'événements, pour nous exprimer à sa manière, il ne perd jamais de vue la religion, ses progrès, les conquêtes de l'Eglise, ses pertes ; que le peu de réflexions qu'il y a semées ont pour objet d'assurer à la piété, à la modération, à la prudence, à la justice, la préférence qu'on leur accorde trop rarement sur des qualités plus brillantes. »

Elle a été publiée en 2 vol. in-18. Paris, stéréoUjpe d'Ilerhan, 1806. Avec un Avertissement des éditeurs et une Préface [de Renouard].

Edition originale. Elle complète l'édition du Discoui^s publiée par les mêmes éditeurs en 4 vol. in-18, Ibidom,

Deux réimpressions (1) du Discours sur VHistoire universelle ont été faites à l'étranger avec l'agrément de Bossuet : une à Amsterdam et l'autre à La Haye en 1683, et l'année même de sa publication chez Cramoisy, on en répandit des contrefaçons ; en voici une qui a été probablement publiée en Belgique :

Discours sur VHistoire universelle, etc. Suivant h copie imprimée à Paris chez Sébastien M abre-Cramoisy, imprimeur du Roy, etc. 1681, 1 vol. in-12 de 452 pages.

Quelques écrivains (de la Barre, Massuet et Gin) ont eu la téniérité de continuer le DiscoTU's sur THisfoire universelle (2). Leur travail est peu estimé, mais comme il a été imprimé plusieurs fois, nous devons l'indiquer:

Continuation de l'Histoire universelle de Messire JacqueS'BénigneBossuet évêque de Meaux. Paris, 1704, in-12.

Discours sur VHistoire universelle.., avec la Continuation jusqu'en 1703. Paris, Darid, 1713, 2 vol. in-12.

Autre édition, Amsterdam, E. Roger, 1720, 5 vol. in-12.

Autre édition, Amsterdam, chez Arsktée, 1738, 4 vol. in-8«.

(1) Cest une lettre de Néercassel à Bossue t qui nous rapprend : < Tuus, pnesul illustrissime, Discarsns de Hisioria, nnirersali... Amsierodami et Hagae^ComitU impressus fuit. Véndibilior liber vix reperi-

tur, tant aviditate hic emitur » Lettre du 23 novembre 1683.

Les éditeurs de Versailles disent que Bossuet envoya à Néercassel, en septembre 19«!, un errata pour Tédition du Discours quil faisait faire. Cest une erreur. L'errata envoyé à cette date était destiné à une édition latine de V Exitosition.

(3) Bossuet, en le publiant, n a réalisé que la moitié du plan qu il a indiqué dan» sa Lettre à Innocent XI.

L'avocat J. de la Barre est l'auteur de cette Continitation que le médecin Pierre Massuet a retouchée et augmentée. Dans l'édition de 1738 elle est prolongée jusqu'à lannée 1737.

Un décret de l'Index l'a condamnée le 28 juillet 1742.

Discours sur l'Histoire universelle, depuis CharlernsL' gne jusqu'à nos jours faisant suite à celui de Bossuet, par P.'L.-C. Gin ancien jurisconsulte et membre de plusieurs sociétés savantes. Paris, Bertrand-Pottier, 1802 ou 1806, 2 vol.in-12.

Cette Continuation de C. Gin se prolonge jusqu'à l'ouverture des Etats généraux (1789). Le style est rempli de négligences et de déclamations jansénistes.

Traductions

L Deux traductions du Discours sur VHistoire wniverselle ont été faites en italien et publiées : l'une à Modène (1712), par le comte Philippe de Verzano, et Tautre à Venise (1712), par un religieux carme sous le pseudonyme de Selvaggio Cantulini, Elles comprennent le Discours et la Continuation de J. de la Barre.

IL Une traduction latine faite par l'abbé de Parthenay, aumônier de la duchesse de Berri, a été publiée en 1718 et dédiée au Régent. On Ta réimprimée en 1818 :

Commentarii universam complectentes Historiam ab orbe condito ad Carolum Magnum, operâ Emm, de Parthenay, è gallico J.-B. Bossuetin latinam conversi. Editio secunda. Parisiis, Aug , Delalain, 1818, in-12.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. L'autographe est perdu, mais il en existe une copie revue et corrigée par Bossuet. [Bibl. nat., n* 12828).

Sur l'enveloppe qui la contient, Ledieu a écrit : « Iptro-

i() TROISIÈME CLASSE

(luction à la philosophie en quatre gros cayers (sic). C'est un manuscrit qui appartient à M. Dossuet l'évêque de Mcaux 1701. » Le mot Bossuet est d'une autre main, la m6me, ce semble, qui a écrit plus bas la note suivante : C'e manuscrit m'a été confié par M. de Troyes, son neveu, pour hî faire imprimer ; ce que j*ai fait.

Il n'est pas daté et on ne voit nulle part une indication qui puisse suppléer à cet oubli (1) ; toutefois, il est permis, sans crainte de trop se tromper, de fixer à l'année 1677 ou 1678 l'époque de sa composition.

Une main inconnue Ta barbouillé de ratures et d'additions en vue de l'édition de 1741.

Apres l'éducation du Dauphin, Bossuet l'avait confié à Fénelon pour l'éducation du duc de Bourgogne et quand cet archevêque mourut^ ses héritiers, croyant sans doute qu'il en était l'auteur, songèrent à le publier comme le prouvent l'approbation et le privilège obtenus en 1716, mais cette publication n'a été faite qu'en 1722 sous ce titre :

Introduction à la, philosophie ou De la, connaissance de Dieu et de soi-même. Paris, Amaulry, 1732, 1 vol. in-12 de 382 pages, plus les feuillets préliminaires contenant la Table des chapitres.

Édition originale. Comme elle ne porte aucun nom d'auteur, quelques personnes, entre autres Mylius (2), at^ tribuèrent le livre à Fénelon.

De la connaissance de Dieu et de soi-même. Ouvrage posthume de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (etc.), Paris, chez la veuve Alix, 1741, 1 vol. in-12 de 423 pages.

ijidition précédée d'un Mandement de l'évêque de Troyes. Il l'a fait imprimer avec les additions et corrections qu'on

(1) M. Caron.

(2) Biblioth. anonym. 1740, tome i^'.

OUVRAGES COMPOSÉS POUR l'ÉDUCATION DU DAUPHIN 47

lit sur le manuscrit qui est à la Bibliothèque nationale. Elle est moins bonne que l'édition de 1722.

De la connaissance de Dieu et de soi-même, par Bossuet. Edition conforme au manuscrit original avec l'indication de« interpolations faites dans l'édition de 1741 et reproduites dans les éditions subséquentes. Paris, Lecoffre, 1846, in-12.

Édition définitive. L'abbé Caron l'a collationnée deux fois sur le manuscrit et il a publié le texte tel que Bossuet Ta composé ; on trouve en notes l'indication des changements et des additions de l'édition de 1741 et le volume est précédé d'une Notice (1) bibliographique et d'un Essai sur la philosophie de Bossuet, par l'abbé M^

Traités élémentaires de Rhétorique, de Jurisprudence et de Physique. Bossuet, dans sa Lettre à Innocent XI, parle de ces Traités qu'il avait aussi composés pour l'éducation du Dauphin. Ils sont perdus.

Logique (vers 1679). Elle est tirée en partie de Platon et d'Aristote et ce n'est point comme l'ont dit les éditeurs de Versailles (t. i, p. 22), un abrégé de la Logique de Port-Royal.

Le manuscrit qui est à la Bibliothèque nationale (n<* 12829) est une copie révisée par Bossuet. Elle n'est pas datée. L'abbé Bossuet l'a mentionnée dans les Privilèges de 1708 et de 1727, mais il ne l'a pas publiée; après sa mort, l'abbé Leroy, Deforis et les éditeurs de Versailles l'ont eue tour à tour entre les mains, mais méconnaissant

(1) Par l'abbé Caron.

sa valeur, ils n'ont pas voulu riusérer dans le^rs collections. C'est M. Floquet qui en a donné \ édition originale en 1828, chez BesLUcé-Rusand, à Paris. Elle est très ex^te.

Traité des Causes (vers 1679). Cet ouvrage a été composé pour compléter la Logique. Le manuscrit n'est pas daté ; il fait partie d'un volume in-folio intitulé : Frag^ ments de Bossiiet. (BibL natj

C'est une copie (1) qui n'est pas de la main de Bossuet, m^is qui a été évidemment faite pour lui ; les feuillets, ainsi que ceux du manuscrit de la Logique, sont paraphés d^s lettres L. M. initiales du nom Le Monnier qui était l'examinateur chargé en 1749 d^ lire ces deux traités.

On ignorait ce qu'elle était devenue depuis la Révolution ; mais M. Floquet l'a découverte vers 1830 et elle a été imprimée en 1852 dans ÏEssai sur la philosophie de Bossuet, avec de^ fragments inédits, par J,-F. Nourrisson. Paris, Ladran^ç, in-8®.

h'édition originale qui est dans ce volume a servi de modèle à celles qui ont été publiées depuis 1852.

Traité du Libre 4rbi.iref Ce traité cpmposé pour l'éclucation du Dauphin, a pour objet l'accord de la liberté de l'horome fivec Je souverain don^aiae de Dieu.

La 4^te de sa compositiiop a est pas certaine et quelq^esun^ la repoussent jusqu'à l'année 1679.

L'évèque de Troyes l'a fî^it publier en 1731 avQC le Traité 4e la Concupiscence. Le manuscrit est perdu,.

Traitez du Libre Arbitre çt de l^ Concupisicence- Ou-

(1) L'abbé M**% p. IV.

vrages posthumes de Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux (etc.). A Paris, Chez Barthélémy Alix, Libraire, rue S. Jacques, près la Fontaine S. Séverin, au Griffon, m.dcg.xxxi [1731]. Avec Privilège du Roy. In-i2 de 412 pages.

Collation : Mandement de l'Evêque de Troyes, 26 pag.; Traité du Libre> Arbitre, 155 pag.; Traité de la Concupiscence, 218 pag.; plus 6 fT. non chiffr. pour les tables, les fautes à corriger et le Privilège qui est reproduit in extenso.

Édition originale. (1)

Abrégé de VHistoire de France, composé de 1671 à 1679.

Bossuet, dans sa lettre à Innocent XI, a expliqué luimême le but de cet ouvrage et la manière dont il a été composé: « Nous avons enseigné l'histoire au Dauphin, dit-il, mais nous avons principalement eu soin de lui apprendre celle de la France qui est la sienne... Nous en récitions de vive voix autant qu'il en pouvait facilement retenir ; nous le lui faisions répéter ; il l'écrivait en français et puis il le mettait en latin ; cela lui servait de thème et nous corrigions aussi soigneusement son français que son latin, »

Cet ouvrage est donc l'œuvre de Bossuet et de son élève. Plusieurs copie» en ont été prises pour l'éducation des princes de Oonti, des ducs de Chartres et du duc de Bourgogne. On les possède encore ainsi que les deux manuscrits rédigés par le Dauphin, l'un en latin, l'autre en français. Le manuscrit latin s'arrête à la mort de Louis XI (1483). L'abbé Pérau, et après lui, le chevalier Marchai ont fait la remarque qu'il est écrit d'une latinité très pure et qu'il est bien supérieur au manuscrit français. Il est à

(1) Voyez plus loin, pages 55 et 56, des Kemavques complémentaires sur ce Traité, sur celui de la Connaissance de Dieu et de soi-même, sur la Logique et sur le Traité des Causes.

la Bibliothèque royale de Bruxelles. Il n'a pas été publié. Le manuscrit français va jusqu'à l'année 1574; Bossuet avait l'intention de le conduire jusqu'à Louis XIV, mais cela n'a pas été fait. Il porte en titre: Abrégé de l'Histoire de France par Mff^ le Dauphin, et devait être en effet publié sous le nom de ce prince. Pour cette raison, Bossuet a laissé à la narration la simplicité du style d'un écolier; toutefois, en le corrigeant, il a semé çà et là des traits vifs et des réflexions profondes qui révèlent la main du maître.

On voit dans le Privilège accordé à l'abbé Bossuet en 1708, qu'il voulait le faire imprimer à cette époque, mais ce projet n'a été réalisé qu'en 1747 par l'abbé Pérau dans sa collection des (Euvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet,,. Paris, Chez Coignard et Antoine Boudet, tomes XI et XII, MDCCXLVii [1747], in-4<*.

T. XI : après la page 406 se trouve le commencement de VAbi'égé, pp. 1-258. T. xii : suite de V Abrégé, pp. 259- 857 ; plus 48 ff. non chiffrés comprenant une Table générale des Sommaires des 12 premiers volumes de la Collection, etc., et l'Approbation du manuscrit de « l'Histoire de France, par M. Bossuet», datée du 7 septembre 1744. Édition originale. Elle a été réimprimée, la même année, à Paris, en 4 vol. in-12.

De Institutione Ludovici Delphini.

Le Pape Innocent XI manifesta à Bossuet par le Nonce de Paris le désir de connaître la méthode qu'il avait suivie dans l'éducation du Dauphin, et Bossuet la lui exposa en détail, le 8 mars 1G79, dans une relation latine en forme de lettre datée de Saint-Germain-en-Laie. Au jugement des meilleurs humanistes, cet écrit, outre l'excellence du fond et la valeur historique, est un morceau de très forte

Ol-YUAfiES COMPOSÉS POUU LKDUCATIoN DV DAUPHIN T) 1

latiniti* (\]: pourtant son auteur l'oublia au point de ne pas le conserver dans ses papiers, bien ((u'il l'eût traduit en français pour le faire lire à Louis Xl\.

En 1707, ral)bé Ledieu apprit par liasard que. Tabbé Janel, un eeclésiastique de la cour, en possédait le mit' nitscrit: il se hâla de le lui demander et d'(Mi donner une copie à l'abbé Ijossuet en ét:lianL;e d'un «*xeniplaire dt; l'oraison funèbre de son onele. L'abbé Hossuet l'a juibliée deux ans après avec liiPuHiliiue tirée des priïprt's puittlf^ de l'Écrilnre suinte.

L'oriLjinalqui élaitresté entre les mains de l'abbé Ledieu s'est éiraré et la Hibliotbèqui^ nationale n'en possède que la copie (n" I29i4).

Le manuscrit de la traduction française est aussi éLMré depuis la Révolution.

Politique tirée des propres puroles de VKeriture suinte à Mgr le Daupbin. Ouvrage postbuine de Messire./acq//es Bénigne Bossuet, Evé(iuede Meaux,elc. Paris, Pierre Cot. M.DCG.ix [17U9]. In-4'* de xxvi-Gl'i pages.

En tôte du volume, après la Dédicace et la Prêfuee composées par Tabbé Bossuet se trouve De Iiistitntitme Ludorici iJelpIiiiii (latin-francaisi.

Edition originale. Elle a été reproduite dans la /*(>//tique... Paris, Cot, 1701). 2 vol. in-12; dans la Politupie,,. Bruxelles, Léonard, 1710, 2 vol. in-12, et dans toutes les collections complètes des (tJurres de lUtssnet,

Le Pape répondit à l'envoi de cette lettre jjar un l>ref fort élogieux, le 19 avril 1G79.

XVIIT

De E.xistPntiâ Dei, 1C80. Il existe jïlusieurs copies de ce petit écrit et l'une d'elles j)orte 4Uel([ues corrections de la

(1) L'abbé FoUioley.

main de Bossuet. Celle ([ui est à la Bi])liothèque nationale contient cette note : '( Ces preuves [de l'existence de Dieu] furent proposées à Mk*" le Dauphin en 1680, peu avant son mariage. »

Floquet pense qu'elles sont le premier essai du Traité de IsL Connaiissance de Dieu et de soi-même^ mais la date qui leur est assignée empêche d'adopter cette opinion.

Elles ont été puhliées pour la première fois (1) dans les Œuvres inédites de Bossuet, pp. 305-307. PsLvis, Beaitcë- Rusand, 1828, in-8°.

Politique tirée de VÉcriture sainte.

Dans la Politique, Bossuet indique aux nations et aux rois leurs devoirs d'après l'autorité et les paroles mêmes de la Bihle. Elle est divisé en deux parties qui contiennent : l'une six livres et l'autre quatre livres.

La première partie seulement a servi à l'éducation du Dauphin pour lequel elle a été écrite en 1677-1678 et la seconde partie n'a été composée que dans les années 1700 et 1701.

Le manuscrit n'a pas reçu le dernier perfectionnement que Bossuet voulait lui donner; car frappé, le 17 août 1703, de la cruelle maladie dont il devait mourir, huit mois après, il n'a pas eu la possibilité d'écrire la conclusion que, dans les dernières pages, il se proposait d'ajouter à tout l'ouvrage.

Après la mort de Bossuet, son neveu communiqua la Politique a Fleury, à Saurin, à l'abbé Boutard et à d'autres encore qui lui donnèrent le conseil de la faire imprimer. 11 résolut de le suivre et sollicita h cet elîet. l'auto-

(1) Par M. Floquet.

OUVRAGES COMPOSÉS POUU LKDrr.ATÏON Dr DAUPHIN' ^}^

risationnccessairo. LochancoliiM* tlt* Ponlcharlrain r{ ral)l)é Bignon, directeur de la lil)rairie, rln'n^lM'Tcnl drs prêlextes pour ne jïîis l'accorder parc*» que, dit Ledieii. le même ministre qui, en I70'2et en 1703, avait maltraité M.deMeaux au sujet de Richard Simon n'était pas mieux disposé à le traiter après sa mort. Le docteur IMrot auquel fut conlic Texamen du manuscrit sembla se i)rèter au mauvais vouloir du chancelier, et bien qu'il eût dit d'abord à qu«'l([ues amis que l'ouvrage était admirable, il écrivit sur plusieurs passages un gros cahier de remar([ues ([ui étaient autant de difficultés contre le livre et la Préface que l'abbé Hossuet voulait y joindre.

L'abbé Bossuet s'elTorçait d'y réj»on<lre quand soudain tout changea. Sur un mot de Louis X[^^ de Pontchartrain renonça à son mauvais vouloir et Pirot à ses critiques : l'autorisation fut accordée en termes élogieux et on alla jusf(u'à dire, qu'en considération des talents de feu M. de Meaux,on dispensait son neveu de publier raj)probation du censeur.

Politique tirée de^ propres piiroles de l'Ecriture sainte à Monseigneur le Diiuphui. Ouvrage posthume de Messire Jacques Benujne Bossuet, Evèque de Meaux, Conseiller du Roi en ses Conseils et Ordinaire en son Conseil d'Etat, Précepteur de Monseigneur Le DaupJiin, premier Aumônier de Madame la Dauphine et de Madame la Duchesse de Bourgogne. A Paris, Chez Pierre Cot, Imprimeur-libraire ordinaire de l'Académie Royale des Inscriptions et Médailles, rue du Foin, à la Minerve, m.dcc.ix [1709]. Avec Privilège du Roy. ïn-'i°.

Collation : 6 (t. prélim. non chifTr. comprenant le faux lilrc, le tilrc et un portrait de Dossuet d'après Higaud, gravé par Kdelinck ; xxvi pp. chiiTr. pour la Dédicace au Dauphin, la Préface [de l*abbé Bossuet] et la lettre De Institutionc Delphini ; CI4 pp. chifTr. pour le texte, et 1 feuillet non chiffré pour le Privilège. Il est daté du 21 mars 1708 et accordé à Tabbé Bossuet qui Ta cédé et transporté pour six années « au sieur Pierre Cot... suivant l'accord fait cuire eux '.

Édition originale.

Bossuet se proposait de terminer 1h Politique par une récapitulation de tout l'ouvrage comme l'indiquent les mots Ahrêfjé et conclusion de ce Discours qu'on lit à la fin du manuscrit, en tête dune page restée en blanc ; on y lit aussi .un renvoi à un passage de saint Augustin (De Civitate Dei) qu'il voulait sans doute consulter ou citer à cet endroit; l'abbé Bossuet l'a reproduit, et depuis tous les éditeurs l'ont conservé (1),

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte à Monseigneur le Dauphin. Ouvrage posthume de Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux, (etc.). Paris, Pierre Cot, m.dcc.ix [1709]. 2 vol. in-i2.

Collation : l^e partie, 6 IT. prélim. non chiffr.; xxix pp. pour la Préface, et 2i8 pp. chiffr. pour le texte ; 2» partie : 12 ff. non chiffr. pour le Titre, la Table des matières et le Privilège ; 316 pp. chiffr. pour le texte et 8 pp. chiffr. pour le Catalogue des livres imprimés qui se vendent à Paris, chez Pierre Cot, fondeur de caractères d'imprimerie, etc.

C'est la reproduction de l'édition in-4<* publiée par le même libraire dans un format d'une vente plus facile.

Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte.,. Bruxelles, chez Jean Léonard, Imprimeur-libraire, rue de la Cour, 1710. Avec Privilège du Roy. 2 vol. in-12.

PJdition bien imprimée ; elle est la reproduction de celle faite en France et le Privilège accordé par le Roi de Belgique (2) au libraire Léonard pour six ans est daté de

Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte

(1) Il a fait aussi rectifier par Tabbé Ledieu un grand nombre de passages deTÉcriture sainte qui n'étaient pas cités très exactement sur le manuscrit.

(2) Si cette mention est exacte nous ne pouvons pas nous expliquer comment le Roi ds Belgique a pu accorder un Privilège pour un ouvrage français et déjà cédé à un libraire de Paris par Tabbé Bossuet.

OUVRAGES COMPOSKS POUR L KOUr. vTION DU DATTHIN 00

...Versailles, Lebt*L Isi8, in-S'»lo xvi-6i8 i»;ii:rs. formant le tome xxxvi des Œuvres Oe Bos.^ui'f.

C'est l'édition donnée par les Siil|>iciens : elle est plus exacte que les précédentes en ce sens que les éditeurs ont revu les citations que l'abbé Leditui avait déjà vériliées et ils en ont rectifié un assez grrand noml)re d'autres dont il ne s'était pas occupé. Tls ont ajouté un Arerfisseuient de XI pages qui est Tabrégé de la Préface 1 de l'édition de 1709.

Le manuscrit de liossuet est égaré ainsi ([ue le «< gros cahier de remarques » que Pirot avait d'abord écrites contre lui. M. Floquet qui les a vues copiées sur les marges d'un exemplaire de la Politique assure qu'elles étaient assez considérables pour formi^r un volume. Tja réponse de l'abbé Bossuct à ces mêmes reman[ues est également perdue.

Remarques complémentaires et critiques sur les éditions originales des Traités de fn (■oinini.<finnre fie Dieu et de soi-même, de laLotj'uiue, dest^iu.ses et du Litirc-Arhitre.

Introd action à la Philosophie ou de la Connaissance de Dieu et de soi-même. A Paris, place de Sorhonne, Chez André Cailleauj au coin de la rue des Maçons, à Saint Andn* ; Hohert-}[arc iV Hspilh/ , à Sainte Ursule; Denys llorlemels, à Saint-Jean Baptiste; (iahriel Amaulrif, au coin de la rue de Hichelicu, à TAnnonciation. m.iic<:.x\ii [1722]. Avec Approbation et Privilège. 1 vol. in-l2 de 11 feuillets priMiminaires pour le titre et la Table des chapitres et 382 paires.

De la Connaissance de Dieu et de soi-même. Ouvraj^e posthume de Messire Jacques Bénigne Bossuet^ Evoque de Meaux <,ctc.^. A Paris, Chez la veuve de Barthélémy Alix... m.occ.xu [l"il]. 1 vol. in-12 de 1 feuillet pour le titre, xxiv pag. prclim., t23 pages pour le texte et 4 fr. non chifTr. pour le Privilège et le catalogue de la librairie Alix.

Il a été fait, dans la même année, trois tirages de ce Traité qui présentent des textes difTérents bien qu'ils aient le même nombre de pages :

(1) La plupart des édileui*s du xix" siècle ont omis celle Pn'fnce : c'est regrettable, car elle contient des renseignements utiles.

56 TROISIÈME r.LASSK

\jC premier, qui donne !«• niannserit sîins allérations, est plus correct lypo^rriipliiqiieinenl c[ue l'édiliiin de 17*22, el. en cria, l'éviKjue de Troyes u pu l'appeler meilleur (1) que rédition ]>ul)li«'C préeédcmment sans son aveu; mais, pensant que la science anatomiquc avait propressc depuis Dossuet, on résolut de currij^er dans son livre tout ce qui paraissait défectueux et insuflisant et. non pas l'Evéquc de Troyes qui avait alors 77 ans, mais l'éditeur qui a{?issait en son nom, fît réimprimer quinze feuillets pour y introduire les corrections qu'il jugeait utiles. Ces corrections se rencontrent aux pages 10. 37, 51, 75, 93, 99, 101, 105, 109-115, 127, .301 et 399 du second tirage. Un troisième tirage fut fait peu a[>rès : quoiqu'ayant le même nombre de pages que le précédent, il en diiTère par son faux titre et par le mot connaissance du titre qui est imprimé en lettres capitales italiques, tandis qu'il est imprimé en grandes capitales de romain ^:o>>aissan(:e'. dans le deuxième tirage. (2)

L'édition originale de la Loffique a été publiée par A. Floquet dans les Œuvres inédites fie Itossuet, Kvéqne de Mcaiir^ dédiées à S. A. R. Monsei(fnenr le Duc de liordeaujc.Paris^ Beancé-llusand^ Holel Palatiïiy Prés Sainl-Suljnce : BoUn-Mandar el Devaux^ rue Saint-André des Arcs. A'o >.>, 1S2R, in-S" de 31S pages, 5 IT. prélim. pour les titres et la Dédicac(?; Avertissement de l'éditeur, pp. j^i-xx; ha Logique^ pp. 1-280 ; Instruction à Mo'" Le Dau])liin pour sa première communion, pp. 281-301 ; Écrit de Hossuet sur rKxistence de Dieu, [)p. 305-307; Fable latine pour le Dauphin, i)p. 311-312; Table, ip. 31.3-318.

1/édilion originale du Traité des (^.nuses est dans l'ouvrage publié par >L J. Fél. Nourrisson : Kssai sur la Philosophie de Bossuet^ avec des Fragments inédits. Paris, Martinet, 1852. in-8o de 3 fT. prélimin. non cliilTr., 2HJ pp. pour le texte et 1 feuillet pour la Table des Matières.

Le Traité du Libre- Arl)itre a été composé par Rossuct à Timitation du De lil)en> arbitrio de saint Augustin; ce n'est pas un ouvrage de théologie mais de philosophie, et l'éditeur de l'édition originale l'a rangé avec raison parmi les traités de morale de Tévêquc de Meaux.

\\'- Dans le Mandement qui est en tête du volume. ■2^ M. Claudin, Catalogue de la Bibliothèque de M. Rochebilièrey Première partie, 146-147.

0UVHA«.F:- I»F: « ««NTKnVEI; -k

Sect. /. — Of'9'rft*jrs mnlrr //•> prntfsltmts

Réfutcitioyi fi" '-^tK'cJii.^ynf^ ^'•' Vf-rni.

Irrité fies conv^Tsions *\yv- I;''»~-ii'-t olitoruul l'^irini !••? protestants de S;irrf-boiirçr. Vi*u\ F--: r> . un ^!" ]••;!■- nnnistres. attaqua viol«'m;ij'^'nt \:\ i-^-lii-i-in r^tliiili-pi'-. If 17 wvA 1654. dans un di «cours qu'il |«Mltli;i ji.-i; (\o ff:j:|is ;i|ir^*> sous le titre (h* f'a.i^f'}ii.^ntff fjt'-ni'rni lU- /;/ Jiôfonnfi'htii. 1 p « Peiné de c-f qu'on faisait ainsi illusion ;iii ]i;uivrr peuple en racontant contre W' catholifisni'.'df's »iT»Mirs et rU*s doctrines qu'il ne professa* jjas a lin de \<' ren«lre ofli»'UX. lîossuet s'occupa de répondre à cf livre par la

Réfutation du Catéchisme du rr leur Paul Forrii. Ministre de la Religion prétendue reform»'e. I*ar J/i^vy ï/r>- />•// i(iue Bossuet, Docteur en Théolocrio d'- l.« l'arull'' d»* IViris. Chanoine et (irand Archidiacre i u lIv^Hi^e ('atii»Mrah' de Metz. A Mefz. Var JranAnf ni uff. Impiiinenr juré du Hoy,

;1, A Sedan, F. Chayer, 165i,in-î<o d'environ 150 pages.

58 QUATRIÈ^^E classe

de Monseigneur TEvesque et du Bailliage, demeurant dessous le Tillol en Chambre, m. dc. lv [1655], Avec Approbation et Permission. Tn-4" de 254 pages.

Collation : 7 (T. non chiffr. pour le faux titre, le titre, la Dédicace, r Approbation, TAvertissement, le Privilège et la Table, et 240 pag^s chiffr. pour le texte. Il n'y a pas d'achevé d'imprimer.

Le Pri\ilége daté de Metz, le 16 avril 1655, est accordé à Jean Antoine pour « imprimer, vendre et débiter le dit Livre avec defTence à tous autres de Timprimcr, vendre et débiter sans son consentement, à peine de confiscation des exemplaires, cent livres d'amende et de tous despens, dommages et intérest. »

Le titre dc départ, (f. A) porte : Réfutation du Catéchisme du Sieur Paul Ferry... par deux vérités catholiques tirées de ses propres principes.

Edition originale (i).

Le mainuscrit l'ut soumis, avant l'impression, au jugement de l'évêque sufïragant de Metz qui l'approUva, le 15 avril 1655.

La Réfutation ébranla le parti des protestants, dit l'abbé Ledieu, et ils furent tellement consternés de l'avoir provoquée qu'ils aimèrent mieux condamner leur ministre le plus considéré que d'avouer qu'ils étaient dans l'erreur : ils l'accusèrent donc d'avoir donné Ji dessein dans son Catéchisme do faibles raisons pour favoriser l'accord des religions et d'être un ministre gagné. Ces accusations ne sont pas fondées : Ferry, au contraire, a écrit son livre avec la mauvaise foi d'un sectaire et avec tout le talent dont il était capable. Il en a donné une seconde édition, à Genève, en 1656 et, tout en continuant de rechercher la société de Bossuct, il a composé une réplique à sa Réfu-

(1) C'est le premier de tous les ouvrages de controverse de Bossuet : son dessein principal est d'instruire plutôt que de disputer ; il dit à ses adversaires qu'il parle contre leur doctrine, sans aucune aigreur contre leurs personnes, et qu'outre la nature hunlaine qui nous est commune à tous, il sait encore honorer en eux le baptême dc Jésus- Christ que leurs erreurs n'ont pas effacé.

tation, mais il n'a pas osé la publier. Elle est encore manuscrite. Elle remplit un volume in-folio intitulé : Réponse à M. de Bossuet.

Exposition de la Doctrine de l'Église catholique,

L'Exposition qui a rendu Bossuet si célèbre dans toute l'Europe, a été composée en 1668 dans le but de convertir quelques protestants qui lui demandaient des instructions.

Au commencement de ce siècle, M. de Bausset a retrouvé une copie du manuscrit. (1) L'écriture et l'orthographe prouvent son authenticité et indiquent qu'elle remonte à l'époque même où Bossuet a écrit son ouvrage. Elle diffère beaucoup des exemplaires imprimés quant -à l'ordre et à la pureté du style. Le titre n'est pas le même que celui de l'imprimé. L'imprimé a pour titre : Exposi" tion de la doctrine de l'Eglise catholique, et le titre de la copie porte : La croyance de l'Eglise catholique expliquée* Le commencement de l'ouvrage dans le manuscrit est conforme à l'imprimé quant au fond, au choix, à l'ordre des pensées et même dans les expressions. Mais Bossuet a un peu plus serré son style dans l'imprimé. C'est pour cette raison qu'il en a retranché plusieurs portions de phrases qu'on retrouve dans la copie manuscrite. (Hist, de Bossuet, Pièces justificatives du livre m.)

Après avoir employé un long temps à revoir ce premier travail, Bossuet se décida enfin, sur les instances de Turenne, à le publier; mais il voulut le soumettre auparavant à des juges compétents. Il commanda donc à Oramoisy de

(1) Ce manuscrit n'existe plus, il avait été communiqué tout d'abord à Turenne et au marquis de Dangeau qui en avaient laissé prendre des copies. Une de ces copies a été imprimée à Toulouse, à Pinsu de Bossuet, vers 1669 ou 1670,

rim}HMmor à lo ou 16 exemj)laires qu'il remit à rexamen do doiiz(^ évèquos et do quolijuos laïques ; ces exemplaires lui étant revenus avec des notes et des remarques, il fit (|uel([U(^s légères corrections à l'ensemble du livre et en donna la |)reniière édition, à la fin de l'année 1671.

Exposition de la Doclrina de VEglise catholique, par Messire Jacques Jkmigne Bossuet Evesc[uc et Seigneur de Condom, Précepteur de Monseigneur le Dauphin. .1 Paris, 1671. Chez Sebastien Maln-e-Cranioisy. Avec Approbation et Privilège, in-12 de 174 pages. (1)

Edition dite des Amis. Les observations dont elle a été l'objet de la part de ceux auxquels elle fut remise « se réduisaient à des minuties et ne demandaient aucun changement dans la doctrine; elles se bornaient à rjuelques avis sur l'ordre et sur une j)lus grande netteté du discours et du style. Ajirès avoir reçu ces remarques, Bossuet pesa le tout ; il changea ou il retint ce qui lui sembla le plus raisonnable » et il fit imprimer son livre dans l'état où il a paru :

Exposition de la Doctrine de VEijlise catholique sur les matières de controverse. Par Messire Jac(]ues Benifjne Bossuet, Eves([ue et Seigneur de Condom, Précepteur de Monseigneur le Dauphin. A Paris, Chez Sebastien M abre- Cramoisij, Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, aux Cicognes. m. dc. lxxi [1671]. Avec Approbation et Privilège. Tn-12 de \ ff. prélim, non chifïr. et 189 pages.

Le Privilège est daté du 9 août 1671 et l'achevé d'imprimer pour la première fois est du l'^'" décembre 1671.

Edition originale. Les mots: « sur les matières de controverse » qui ne sont pas dans l'édition des Amis sont ajoutés dans le titre de celle-ci, ainsi ([u'une vignette représentant le Saint Esprit au milieu des deux médaillons de saint Pierre et de saint Paul.

(l) L'Approbation et le Privilège mentionnés sur le titre n'existent pas. On possède encore deux ou trois exemplaires de cette édition

Aussitôt son apparition, l'Exposition obtint un iinnionsc succès ; traduite en latin rt (mi plusieurs autres lanirues, elle fut répandue dans la phij)art des pays de l'Europe et on évalue à plus de ÎJ0,(M)(). les protestants qui, en France seulement, lui ont dû hMir conversion.

Des ministres la combattirent dans plusieurs écrits et l'un d'eux, de La Haslide, inventa la fable de l'édition supprimée dont nous allons parler. Il prétendit ([ue la première édition (celle des Amis) di lierait essentiellement de l'édition de 1671 et que la Sorbonne l'aurait censurée si Bossuet ne l'avait pas réformée, etc.

Ces accusations, que Bossuet a réfutées, sont de la plus grande fausseté ; M. de Bausset a pris la peine de les confondre dans son Histoire: il a donné toutes les dilïérences qui existent entre les deux éditions et montré <|u'elles ne portent que sur le style et nulliMUi^nt sur la doctrine ellemême, (histoire de Bossuet, Pièces justilicatives du livre III.)

L'Exposition a été ai)prouvée par beaucoup d'évêqueset de cardinaux, par l'Assi^niblée du Clergé de France et par le l*ape lui-même, et !e nombre des exemjdaircîs ([ui en ont été répandus est inlini.

Expositionde tuDoctrineite t'E(jlLsec:ithotlnur... Paris, Chez Sebastien Muhrii'i.'ruinoisy, 1G71. ln-12 de \ IV. prélim. non chilïrés et 189 pages.

C'est un second tirage de l'édition originale. 11 ne dilïère pas du premier; cependant, dans la 21" section où il est traité du Pape, a[)rès ces mots : « il sutlit de reconiiailre un chef établi de Dieu », Bossuet a ajouté : a pour conduire le troupeau dans ses voies. »

Exposition... A (luuilons^ ()\\rA,hiniu(Ks Smi^nzc. Uj7tS. In-12 de '2 lï. prélim. et IG.'i pages.

Edition faite par l'ordre de Mgr Vialart de llerse,

62 OUATRIÈMK CLASSE

évê(iiu' de Chàlons, pour être distri])uét» dans son diocèse: son approbation, datée du l""" décembre 1677, est à la fin du livre.

Ai'ortisseinent ^l) sur l'Exposition dans lequel Bossuet réfute les criti([ues des ministres de La Bastide et Noguier. 11 a été j>ublié en tète de Tédilion de 1679.

Exposition do la Iknirine de l Eglise catliolique sur les maticres de controverse. Par Messire Jacques Bénigne liossuet, Kvestpie, ^ete.;..l Paris, Chez :<ebastien Mabre- (yrunioisy, imprimeur du I\oy, rue Saint Jacques, aux Oicognes. m.dg.lxxix [1079]. Avec Approbation et Privilège. ln-ix\

(^ullulion : 1 f. bl. l uiitre t'. non chitTr. pour le titre, 174 pp. chifTr. pour VAverlissement sur la prcscnte édition^ les Approbations, le Bref du l'upo, etc.: \ pp. non oliitTr. pour la Table et 215 pp. pour le texte <le ViUposition^ plus 2 pug. non chitTr. pour le Piivilége. Il est daté du \b avril 1(i77 et i'ucliov'i^ d'imprimer est du 2 mai 1679.

Seconde cdilion pul>liée par Hossuet, mais que le libraire a eomptée eomme étant la troisième parce qu'il avait déjà apj)elé seconde édition la réimpression ['2) de l'édition originale l'aile par lui en 1673.

Autres éditions. Ihideni, in-1'2. Elles sont indiquées sur leurs titri^s comme 4'' et y éditions, mais elles ne sont ({ue des réimpressions de l'édition de 1679. Celle de 1681 porte; cinquième édition ; (in-12 de 176 pp. pour le titre, l'Avi^-tissement, les approbations, etc., et 215 pp. pour l Exposition,)

Exposition de lu Doctrine de l'Eglise catfiolique sur

(1) Le mnnuscrit n'existe pas.

(2) Klle est la reproduction du second tiraj^o de Tédition originale augmente d'une table des matières, 1U73. Les mots seconde édilion sont sur le titre, ln-12 de 6 IT. prélim. et 215 pages.

les maliores de controverse. Par Miîssire./a<v///^s litni'uine Bossiiet conseiller du Koy en ses conseils, Evesijue de Meaux, cy-devant Evesque de Condom, et Précepteur de Monseigneur le Dauphin, premier Aumosnier de Madame la Dauphine. Sixième édition. A Piiris^ Chez Sebastien Mabre^Cramoisy , Imprimeur du lioy, rue Saint Jacques, aux Cicognes, m.dg.lxxxvi [1080]. Avec Approbation et Privilège, in-12. (Avertissement^ Approbations, etc., 188 l)p.; Table de l'Exposition, 2 lï. non chilïrés ; Kxifosition, '2\\ pp., plus 2 pages non chilïr. contenant h* Privilège ([ui est daté du 15 avril 1077. Il est acconlé à Cramoisy pour trente ans et a. l'achevé ilimprimer pour la première lois, depuis l'obtention du l^rivilége cy-dessus », est du 2 mai

C'est la troisième édition revue par Hossuet. Elle contient en plus de la seconde ([uelciues pièces nouvelles ajoutées parmi les Approbations et un Extrait des Actes de l'Assemblée du Clergé qui, en 1082, avait recommandé V Exposition comme l'une des meilleures méthodes dont on pouvait se servir pour instruire les dissidents.

Bossuet a voulu que le texte de Tédilion originale de ï Exposition ne lût modilié en rien ni dans les seconde et troisième éditions, ni dans les traductions qui en ont été faites ; mais, en 1691, il a publié à la fin du Sixième Avertissement une Remarque contre la fable qui venait d'être redite par les journaux protestants au sujet de l'édition des Amis.

Pour honorer ce livre, le Clergé de France décida qu'il serait imprimé en entier dans ses Mémoires et, en janvier 1704, l'abbé de Maulévrier. agnit du clergé, et Nicolas Lemerre, avocat du clergé, vinrent prier liossuet du condescendre à ce vœu qui ne fut accompli qu'en 1710, dans le Recueit des Actes^ Titres et Mihnoires cunccruiuit les iifjaires du Clergé de France, T. i*', pp. 98-19't : Paris, 1716, in-folio.

\j ExpositioJi est de tous les ouvrages de Bossuet celui qui a eu le plus d'éditions et qui a été le plus souvent contrefaite l'étranger; au commencement du xviii® siècle, on la vendait encore chez Desprcz, à Paris, et chez Fricx, à Bruxelles, et pendant le xix^ siècle, elle a été réimprimée, en France, au moins vingt fois.

Écrits composés au sujet de TExposition (1672-1692)

Ce sont les ministres de la Réforme qui ont combattu VExposition avec le plus d'acharnement, parce qu'ils étaient irrités des heureux résultats qu'elle produisait parmi les protestants de tous les pays de l'Europe.

Rêponèe au liore de M. de Condom. Quévilly, 1672, 1 vol. in-i2. — 2*^ édit. Quévilly, 1673, in-12.

Seconde Réponse à M. de Condom où l'on réfute YAvertissement et les Pièces qu'il a fait mettre à la tête de la nouvelle édition (1679) de son Traité de ia doctrine de l'Eglise catholique. 1680, in-12.

De La Bastide, ancien du prêche de Gharenton, est l'auteur de ces deux ouvrages ; dans le premier qui est approuvé par ([uatre ministres, il a parlé de la fable de l'édition supprimée que Wake reprit en 1686 avec autant de déloyauté que lui, mais avec plus d'audace encore.

Contre le Traité manuscrit de M. l'abbé Bossuet. (Bibl. de l'Arsenal, n° 5.423).

Cet écrit qui a été composé probablement par les ministres Daillé et Philippe Dubosc contre l'Exposition, alors (fu'elle n'était encore (|ue manuscrite, n'a pas été imprimé.

Réponse au livre de M. de Condom : Exposition de la doctrine, (etc.j. Par I). Xoijuier, ministre à Orange. 1673, in-12. Elle a été Iraduite en llamand avec la Réponse du ministre de La Bastide.

Jurieu avait d'abord loué VKxposition ; mais, quand il vit les succès ([u'clle obtenait, il chanirea d'avis et il publia contre elle le PivscrriÀtif contre le cluingeinent de religion, .. La lluye, 1681, in-l-J.

Le parti protestant Ta répandu à profusion : il l'a fait réimprimer cinti fois en six mois et il Ta fait traduire dans la plupart des langues de l'Europe. C'est une œuvre de mauvaise foi : des puérilités que l'Eglise désapprouve y sont données par Jurieu comme étant sa véritable croyance et il reproche à Bossuet de ne pas les avoir placées parmi les enseignements de la doctrine catholique.

La politique du Clergé de France,.., pour destruire la religion prolestante dans ce rinjannie. (Par Jurieu.) Amsterdam, 1G8-2, in-1-2.

Elle contient quel([ues pages contre VK.xposition. Autre édition augmentée delà Ijettre de M. Spon au Père La Cfœze. La Haye. Barent Beeck, ll)8-2, in-1-2.

Brueys, avocat à Montpellier : Sui/e du Préseroatif contre lechangement de religion. Amsterdam, 1()8'2, in-12. Une 2® édit. fut publiée la même année, sous le titre de Réponse au livre de M. deCondo)n... La liage, 1C8'2, in-12 de 276 pp.

UE.xposition que critiquait Brueys fit sur lui une telle impression ([u'un an après la publication de son ouvrage, il abjura le protestantisme, et « étant de converti devenu convertisseur », il écrivit en faveur du catholicisme (1683). Spécimen striclurarum ad libelluin nnperum Kpiscopi Condorniensis. Lugduni Batavurwn, 1081, in-8". (Par F. Spanheim, protestant allemand).

Antididagma Jacobi Benigni Bossneti, Meldensis episcopi, nuperœ E.xpositioni oppositinn pro Doctrinal evangelicœveritate perpetudque professione. Autore Daniele Severino Sctiulteto, 1684, Ihvnhargi, in-8".

C'est un ouvrage de controverse contre Bossuet et contre les Calvinistes, mais écrit en faveur des Luthériens.

Réflexions générales sur le livre de M. de Afeaux, intitulé : l'Exposition (etc.). Cologne de Brandebourg,

Examen professionis Tridentinœ nec non Expositionis J»-B, Bossueti. Leipsickj 1692. (Ouvrage du protestant Valentin Albert).

Epistola apologetica ad J.-B. Bossuetum in quâ ostenditur quam frivole et' inepte G. Hagemannus contra Albertum et pro Bossueto scripserit, 1696. (Autre ouvrage de V. Albert.)

Wake, mort évêque anglican de Cantorbéry publia en anglais une Exposition de la Doctrine de VEglise anglicane sur les divers chefs proposés par M, de Afeaux. Londres^ 1686, in-4**.

Dans Y Introduction principalement, il rend compte de l'ouvrage de Bossuet et il réédite la fable inventée par de La Bastide sur l'édition des Amis. Il avait entre les mains un exemplaire de cette édition et, comme il Ta certainement comparé avec l'édition donnée au public, il a dû voir que les changements qu'il reproche ne touchent pas au dogme, mais à des minuties de style; il a donc porté son accusation avec une mauvaise foi indigne d'un homme sérieux ; il a mêmç publié pour la confirmer un second écrit qui a été énergiquement réfuté par le Père Johnston.

Les Anglais W. Penn et W. Sherlock ont également combattu Y Exposition ainsi que les anonymes dont nous allons indiquer les ouvrages :

An Exposition of the Doctrine of the Church of England^ 1686. (Réplique anglicane.)

Vindication of the Bishop of Condom's Exposition,

Defence of the Exposition of the Church of England against the exceptions of M. de Afeaux and his Vindicator^ 1686.

Des évoques, des cardinaux et le Pape lui-même (I) ont loué l'Exposition et Bossuet a écrit en sa laveur r.4i;c?*</ssement de l'édition de 1079.

Apologie pour les catholiques contre lefi fuussetês du livre : La Politique du Clertjé de France (etc.). Lirtje, Chez Bronkartj 1081, 2 vol. in-12. (Par A. Arnauld). Dans la 2* partie sont combattus Jurieu, Si)anh(îim, etc.

Réflexions sur un livre intitulé : Préservatif (etc.). Anvers, 1682, in-12. Cet ouvray:iî spécialement diriiré contre Jurieu, a été loué par Bossuet, (lettre du 17 décembre 1682 au comte d'Avaux).

En Angleterre, J. Johnston, un des chapelains de Jacques II, a publié des apologies de l'Exposition contre la fable etles attaques de Wake et du ministre de La Bastide.

Defensio Professionis fUlei catholicœ et ejusKxpositionis Bossueti opposita Exaniini V. Alberti. Neuhusii, 1695, in-4°. (Par G. Ilagemann, bénédictin allemand).

Traductions

J.AnExpositionoftliedoctrineoftfieccïthoUquednirch. PerW, Moiitayu. Paris, Vincent duMontier, 1072, in-12.

Walter de Montagu était un prêtre anglais, grand aumônier de Marie-Henriette d'Angleterr(*. qui était resté en France après la mort de cette reine. Dès ([ue parut l'ouvrage de Bossuet, à Paris, il s'occupa d'en faire cette traduction qui, selon le jugement du protestant de La Bastide, dispute en beauté de style avec l'original.

(1) Dans deux Brefs datés de 1679. Après la publication de ces Brefs les ministres de la réforme qui avaient promis d'accepter VExposition si le Chef de TEglise Tapprouvait, curent recours ù leur mauvaise foi habituelle et éludèrent leur promesse par des railleries.

An Exposition... 1686, in-12. (Nouvelle traduction anglaise publiée à Londres au commencement de Tannée 1686, parle religieux bénédictin dom Johnston.)

Elle est supérieure à la précédente ; elle reproduit les approbations données aux éditions françaises et, dans une importante Introduction, le traducteur réfute les mensonges que les protestants avaient répandus contre l'ouvrage en se basant sur les lettres et les éclaircissements, que, dans ce but, Bossuet avait fournis à un autre religieux bénédictin, le P. Shirburne. Vendue à cinq mille exemplaires en moins de trois mois, elle a été réimprimée deux fois de suite dans la même année.

An Exposition... 1686. C'est une seconde édition de la précédente traduction publiée à Londres. Elle est augmentée de V Avertissement de 1679 également traduit en anglais et elle porte en tête du titre : Imprimé par ordre de Sa Majesté le roi de la Grande-Bretagne. (Jacques II, prince catholique sur un trône protestant, n'avait pas hésité, pour donner cette recommandation au livre de Bossuet, à contrevenir aux défenses qu'il avait précédemment portées de publier des écrits de controverse dans son royaume.)

II. En 1678, une traduction flamande de VExposition fut fuite par Pierre Codde. Elle fut réimprimée quelques années plus tard et, en 1684, une seconde édition en fut donnée avec VAvertissement de 1679. Elle fut très appréciée, à en juger par cette lettre de l'évêquede Castorie à Bossuet :

« Tous en ce pays, s'arrachent la version flamande de votre Exposition. Le livre est lu avidement par les ministres et par les peuples; c'est un succès sans exemple, et nous-mêmes, nous, témoins heureux de cette vogue inouïe, à peine le pouvons-nous croire. » (21 août 1681).

m. h^Exposition a été traduite en Néerlandais, en 1715.

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