‹ Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de BossuetChapitre 39 sur 50 · XXVII-XXXIV · texte numérisé non relu

XXVII-XXXIV

Exercice journalier pour fairt* en esprit de foi toutes ses actions pendant le \ociciat. Exercice de la sainte Messe, Exercice pour se disposer à bien mourir. Elévation pour le renoncelleinent drs rœu,x, le jour de la Toussaint, Retraite sur les jugements téméraires et autres sujets. Prière pour unir nos souffrances à celles de Jésus-Christ. Sentiments du cli rétien touchant la vie et la mort. Réflexions sur le triste état des pécheurs et les ressources qu'ils ont dans la miséricorde de Dieu. Ces huit derniers Opuscules ont été publiés par D. Deforis dans les Œuvi^es de Messire Jacques-Bénigne Bossuety t. vu, pp. 440-462

et 527 et suiv. A Paris, Chez A. Boudet, Imprimeur du Roi, rue Saint-Jacques, m.dcc.lxxviii. In-4**.

Edition originale faite d'après les manuscrits.

DeDoctvinâ Concilii Tridontini circa dilectionem in SsLcramento Pœnitontiœ requisitam, Bossuet a composé ce Traité de 1701 à 1703, mais il n'a pas pris le temps de le faire imprimer. Le manuscrit (1) resté après sa mort, entre les mains de Tévêque de Troyes a été publié par ses soins en 1736 avec une traduction française :

Traité do l'Amour do Diou, necossaire dans le Sacrement do Pénitonco, suivant la doctrine du Concile de Trente. Ouvrage posthume, Composé en Latin par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evêque deMeaux, Donné avec la Traduction Françoise, par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evêque de Troyes. A Paris, Chez Barthélémy Alix, Libraire, rue S. Jacques, au Griffon, m.dcc.xxxvi. Avec Privilège du Roy. In-1-2.

Collation : Titre et Mandement de TEvêque de Troyes, [i]-cxxxvii; Extrait du Procès-Verbal de l'Assemblée du Clergé de 1700, etc. cxxxviiicxviii. Traciatus de Dilectione in Sacramento Pœnilentiie requisitâ, 1-211. Traduction française du même Traité, 1-225 : 18 pag. non chiffr. ppur la Table et 3 ff. pour les Errata et le Privilège qui est reproduit in extenso; daté du 2 dcc. 1727, il est accordé à Tévêque de Troyes qui a transmis son droit pour De Doctrinâ Concilii Tridentini... au Sieur Alix, Libraire à Paris.

Edition originale. La traduction française qui l'accompagne est attribuée au religieux génovéfain Lenet.

(1) Il n'a pas été conservé. Ce Traité n'a pas une grande valeur parce que Bossuet y exprime une opinion sévèrement exagérée.

OUVRAGES DE PIÉTÉ ET DE MORALE 16t

Sect. IL — Sermons, Panégyriques et Oraisons funèbres.

Bossuet a prêché pendant 60 ans, depuis son séjour à Navarre jusqu'en 170*2: mais il nous reste à peine la moitié (1) de ses Œuvres oratoires : '253 Sermons complets. Allocutions, Oraisons funèbres. Méditations. Panégyriques et Fragments de Sermons qui, pour la plupart, ont été composés de i652à 1670. Les manuscrits qui les contiennent et qui s'imposent, depuis plus de cent ans. à ladmirationdu monde lettré, sont des brouillons « et des brouillons dont la lecture est souvent pénible. Tantôt l'orateur, emporté par la fougue dune élo<iuence toute juvénile, a pris du papier de grand format, et ses pages sont écrites du haut en bas, sans marge aucune : tantôt, au contraire, maître de sa parole, mais sévère pour lui-même jusqu'à l'injustice, il a plié en deux une feuille de petite dimension et couvert la marge de ratures, de corrections, d'additions et de renvois de toute sorte. Ne comprenant pas qu'on se fit imprimer pour le plaisir de devenir auteur, il n'a donné ses oraisons funèbres que par obéissance, et l'une d'elles, l'Oraison funèbre d'Anne d'Autriehe». parait à jamais perdue. Il n'a pas songé un seul instant à publier ses sermons et il n'a rien feit <|ui pût favoriser une publication posthume. Et pourtant il les avait conservés: son secrétaire, l'abbé Ledieu. nous api>rend qu'ils étaient à Meaux, dans une armoire particulière, et qu'ils ont été consultés pour la composition de la Politique, dt-s Méditations et des Élévations. /> 2) En 1704, Tabbé Bossuet en devint le possesseur et, à sa mort en !7i3, ils passèrent

(1) Plus de 350 sermons ou allocutions sont perdus. (2, M. Gazier, Choix de Sermons de Bossuet^ p. ^1I.

entre les mains de son parent M. de Chasot, premier président au Parlement de Metz et petit-neveu de l'évéque de Meaux.

Quand, en 1768, les Bénédictins furent chargés de continuer la grande collection commencée par Tabbé Lequeux, ils firent, notamment dans les diocèses de Metz, de Meaux et de Troyes, des appels chaleureux à tous ceux qui possédaient des écrits de Bossuet pour en obtenir la communication : le président de Chasot était mort, mais sa veuve, M™® de Chasot, avertie par son frère le président de Montholon et par son gendre le conseiller Choppin d'Arnouville, s'empressa d'y répondre et d'envoyer de Metz à dom Deforis une multitude de manuscrits (1) parmi lesquels se trouvaient les Sermons.

Ils étaient dans une confusion extrême ; avec beaucoup de patience, d'étude et d'application, lui et ses collaborateurs purent enfin les déchifïrer et les mettre en état d'être publiés en 4 volumes de 1772 à 1778; d'autres manuscrits contenant les Panégyriques retrouvés à Metz chez Tabbé de Montholon, lui furent également remis plus tard, et il en a composé un autre volume de sa collection, en 1788.

A l'exception d'une vingtaine qu'on ne peut pas retrouver, les manuscrits des Œuvras oratoires recueillis par Deforis enrichissent aujourd'hui la Bibliothèque nationale, celles des Séminaires de Saint-Sulpice et de Meaux et les Collections que nous indiquons dans l'Introduction de cet ouvrage, mais il est très diflicile d'en donner une chronologie complète et exacte, parce que Bossuet ne nous a pas

(1) Les Bénédictins reçurent aussi du gouvernement qui les chargeait de rédition des CKuvres de Bossuet, les manuscrits de 15 ou 20 sermons que la Bibliotlièque du roi avait achetés à Tabbé Leroy, en 1768, avec d'autres papiers de Bossuet.

OUVRAGES DE PIÉTÉ F.T DE MOHALE II'j.'Î

toujours dit les dates de leur composition ni les églises où il les a prêches : dans notre temps, des critiques ont Iravaillé longuement à réparer ces omissions, et bien que certaines de leurs conclusions ne soient pas sûres, nous adopterons celles du plus récent dentre eux, M. Lebarq, parce qu'il ne parait guère possible d'en assigner de meilleures.

11 nous a été conservé 4 seianons, I méditation, 1 pam*gyrique et 4 fragments de sermons composés par Bos&uct pendant le temps de ses études; ils sont mentionnés aux pages 2 à 13 de ce volume parmi les écrits de l'époque de Navarre.

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