‹ Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de BossuetChapitre 42 sur 50 · CCXXXIII · texte numérisé non relu

CCXXXIII

Oraison funèbre de Très -Haute et Très -Puissante Princesse Anne de Gonzague de CleveSj Princesse palatine. Prononcée en présence de Monseigneur le Duc, de Madame la Duchesse, et de Monseigneur le Duc de Bourbon, dans l'Eglise des Carmélites du Fauxbourg Saint-Jacques, le 9. Aoust 1685. Par Messire Jacques Bénigne Bossuef, Evesque deMeaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur Le Dauphin, Premier Aumosnier de Madame La Dauphine. A Paris Par Sebastien M abre-Cramoisy, Imprimeur du Roy. m.dc.lxxxv. Avec Privilège de sa Majesté. In-4°.

Collation : 1 feuillet blanc prélim. et 59 pages chifîr. pour le titre et le texte. Initiales, cul-de-lampe, en-tête représentant un tombeau et sur le titre les armoiries de la princesse Palatine gravées en tailledouce. Il n'y a ni Privilège ni achevé d'imprimer.

Edition originale,

Oraison funèbre de Très-Haut et Puissant Seigneur Messire Michel Le Tellier, Chevalier, Chancelier de France, Prononcée dans l'Eglise Paroissiale de Saint Gervais, où il est inhumé, le 25. Janvier 1686. Par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Meaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur Le Dauphin, Premier Aumosnier de Madame La Dauphine. A Paris, par Sebastien Mabre-Cramoisy, Imprimeur du Roy, et Directeur de son imprimerie royale.

M.DC.LXXXVl. In-4°.

Collation ; 2 fï. prélimin. non chifTr., le premier blanc, lé second contenant le titre ; 62 pp. chifTr. pour le texte, et une page non chiffr. pour l'Extrait de Privilège. Deux belles vignettes d'après Parosel sont,

Tune au commencement de TOraison et Tautre à la fin ; et, sur le titre, les Armoiries de Le Tcllier sont gravées en taille-douce. Le Privilège est daté du 12 août 1682 et l'achevé d'imprimer est du 8 mars 1686.

Édition originale.

Oraison funèbre de Tres-IIaut, et Tres-Puissant Prince Louis de Bourbon, Prince de Coudé, Premier Prince du Sang. Prononcée dans l'Eglise de Nostre-Dame de Paris le 10. jour de Mars 1087. Par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Meaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur Le Dauphin, Premier Aumosnier de Madame La Dauphine. A Paris, Chez Sebastien Mabre Cramoisy, premier Imprimeur du Roy, et Directeur de son Imprimerie royale, rue S. Jacques, auxCicognes. m.dc.lxxxvii. Avec Privilège de Sa Majesté. In-4°.

Collation : 2 fï. non chifTr. dont 1 pour le titre et 61 pp. chiffrées. A la première page du texte et à la dernière se trouve une vignette d'après Parosel et les armoiries du Prince de Gondé sont gravées en taille-douce sur le titre. Il n'y a pas de Privilège ni d'achevé d'imprimer.

Édition originale. Elle a été réimprimée en 1689, 1 vol. in-8°.

Bossuet avait l'habitude d'offrir chaque ouvrage qu'il publiait au Roi, aux Princes de la famille royale et aux Seigneurs qu'il connaissait ; cette remarque expli([ue pourquoi on rencontre encore aujourd'hui des exemplaires des I", II'' et VI® Oraisons funèbres sur grand papier; ils ont été tirés spécialement pour les plus importants personnages de la Cour auxquels il les a donnés.

En 1689, Bossuet a réuni dans un seul volume ses six grandes Oraisons funèbres, sous ce titre :

Recueil d'Oraisons funèbres, Composées Par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Meaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur Le Dauphin, Premier Aumosnier de Madame La Dauphine. A Paris, Chez la Veuve de Sebastien Mabre- Cramoisy, Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, aux Oicognes. m.dc.lxxxix. Avec Privilège de sa Majesté. In- 12. (1)

Collation : 2 ff. prélimin. non chifTr., comprenant le titre et la Table, 562 pp. chifTr. pour le texte des six Oraisons funèbres, 1 feuillet non chiffré pour l'Extrait du Privilège et 2 ff. blancs. Le Privilège, daté du 1*^ août 1689, est donné à la veuve Cramoisy pour huit années, et l'achevé d'imprimer est du 18 août 1689.

Cette Nouvelle édition contient pour chaque Oraison des corrections qui constituent le texte définitif de ces chefs-d'œuvre. Elles se réduisent pourtant à peu de chose et ne portent que sur quelques mots changés ou ajoutés pour améliorer le style.

Remarques complémentaires et critiques sur quelques éditions des Sermons et des Oraisons funèbres.

Les trois premiers volumes des Sermons de Bossuet de la Collection bénédictine, ont été aussi vendus séparément et réimprimés dès la même année, dans le format in-8° et in-12. ^

Format in-8° : Sermons de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, et Ordinaire en son Conseil d'Etat, Précepteur

(1) Des exemplaires de cette même édition portent la date de 1691, et le nom de la librairie Dezallier.

de Monseigneur le Dauphin, etc. A Paris, Chez Antoine Boudet, Imprimeur du Roi, rue Saint Jacques, mdcclxxii. Avec Approbation et Privilège du Roi. 9 vol. in-8°.

Le Tome i comprend : 2 fT. non chiffr. pour le titre et 1 portrait de Bossue t d'après Riçaud ; Préface et Liste des Sermons perdus, i-ccxx (cette Préface est la même que ceUe du tome iv de Tédition in-4«) ; 1 feuillet non chiffré pour la table et 343 pp. pour le texte ; Table analytique des Matières, pp. 344-387, plus une page pour TApprobation donnée par Riballier, Syndic de la Faculté de théologie. Les autres tomes contiennent aussi, à la fin du texte, une Table analytique, et le dernier est terminé par 1 feuillet de fautes à corriger dans les 9 tomes.

Cette édition, qui n'est que la reproduction des 3 vol. de l'édition in-4*, n'a pas été continuée ; du moins, les recherches que nous avons faites ne nous ont fait découvrir aucun autre volume publié dans ce format depuis 1772.

Format in- 12 : Sermons de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, Evoque de Meaux, Conseiller du Roy (etc.)

Cette édition, commencée en 1772 chez Boudet, n'a été terminée qu'en 1808, chez Lamy ; à cette date, on refit le titre des volumes qui restaient encore en librairie, et on leur donna, à tous, celui de CoHeetion complelte des Sermons, Panégyriques et Oraisons funèbres de Jd.cques-Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux (etc.). Paris, Lamy, 1808, 17 tomes en 19 vol. in-12.

17 vol. ont paru de 1772 à 1790 et deux autres en 1808. Ils contiennent les Œuvres oratoires de Bossuet publiées déjà dans les 5 vol. de la Collection in-4o et les Préfaces de dom Deforis.

Recueil des Oraisons funèbres. Prononcées Par Messire Jacques-Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux. Nouvelle édition, Revue avec soin et considérablement augmentée. Prix 3 livres, relié. A Paris, Chez Desaint et Saillant, Libraires, rue S. Jean-de-Beauvais. m.dcg.lxh. Avec Approbation et Privilège du Roi. In-12 de clxv- 445 pages.

Collation : 4 fif. prélim. non chifTr. pour les titres et la Table ; Préface historique et critique sur les Oraisons funèbres de M. Bossuet, pp. i-xviii. Histoires abrégées (1) de la Vie et de la Mort des personnes à

(1) Deforis les a reproduites avec quelques légères modifications dans le tome vui* des Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet,

Toccasion desquelles les Discours recueillis dans ce volume ont été prononcés, pp. xix-clxv ; Approbation et Privilège, 3 pag. non chiflrées et 354 pp. chiffr. pour les six grandes Oraisons funèbres ; Sermons pour la Profession de M™« de La Vallière, pp. 354-394 ; Ode de Bossuet, Corrections des Editions in-4o faites par Bossuet dans l'édition in-12, 1689, comparées avec la présente édition ; Éloge- historique de Bossuet [par Saurin] et Catalogue de ses ouvrages distribués en différentes classes, pp. 395 à 445.

Excellente édition donnée par l'abbé Lequeux. Elle contient le texte des Oraisons funèbres revu par Bossuet en 1689, et confronté avec les éditions originales.

Écrits composés sur les Oraisons funèbres

[Lenglet du Fresnoy] : Idée du caractère des Oraisons funèbres. Paris, Loitin, m. dcc.xlv. 1 vol. de 200 pages.

[D. Deforis] : Préface du tome huitième des Œuvres de Messire JaLcques-Bénigne Bossuet... pp. i-lviii. Paris, Boudet, M.DCC.LXxviii. In-4**.

[L'abbé Lequeux] : Préface... du Recueil des Oraisons funèbres, prononcées par Messire Jacques-Bénigne J5ossuet... Paris, Desaint et Saillant, m.dcc.lxii. In-12.

(Cette Préface traite des éditions des Oraisons funèbres, mais non pas des Oraisons funèbres elles-mêmes.)

De Bausset : Histoire deJ.-B. Bossuet, liv. viii'.(l)

L'abbé Follioley : Histoire de la Littérature française au diX'Septième siècle, Liv. iv, Ch. ii. Cattier, Tours, 3 vol. in-12.

L'abbé A. Hurel : Les Orateurs sacrés à la Cour de Louis XIV, Liv. II, Ch. iv. Paris, Didier, 1874, 2 vol.

A. Joly : De quelques Oraisons funèbres avant Bossuet

(1) La Harpe, dans son Cours de Littérature ancienne et moderne, et Chateaubriand, dans le Génie du Christianisme, parlent également des Oraisons funèbres.

et de Bossuet lui-même, 1878, Cdien. (Extrait des Mémoires de rAcadémie nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen.)

P. Jacquinet : Introduction de son édition des Oraisons funèbres de Bossuet, Paris, Librairie Belin, 1885. In-12.

Lettres sur V Affaire du Quiétisme.

Elles comprennent : 1** les lettres de Bossuet à l'abbé Bossuet, son neveu ; 2° les lettres de l'abbé Bossuet à son oncle ; 3° les lettres de Bossuet au Pape, à des Cardinaux, à des Evêques de France, à Fénelon, à Phélippeaux, à Pirot, à M"*® Guyon, à de Rancé, etc.; 4° des réponses adressées à Bossuet et à son neveu.

Cette Correspondance est considérable. Plusieurs lettres, peut-être une soixantaine, ont été égarées, mais on en possède encore 340 qui sont très importantes pour l'histoire de la Querelle du Quiétisme.

Il y a, sur les manuscrits, de nombreux passages qu'on ne peut lire qu'autant qu'on en possède le secret, mais ce secret nous a été conservé : il est à la Bibliothèque de Meaux. Il est compliqué de désignations de convention, de chiffres et de caractères typographiques. Deforis s'en est servi pour préparer une copie qu'il a publiée dans les Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuet, tt. xiii, xiv et XV. A Paris, Chez Lamy, Libraire, Quai des Augustins.

M.DCC.LXxxviii. Avec Approbation et Privilège du Roi. In-4^

Collation : T. xiii : 2 ff. prélimin. non chiffr. pourlefaux litre et le titre; Table, i-xix et 568 pp. pour le texte. T. xiv : 2 fT. prélim.; Table, i-xv et 584 pp. pour le texte. T. xv : 2 fT. prélim , Table, i-xviii ; Lettres sur l'Affaire du Quiétisme, 1-622. Pièces sur le Projet de réunion des protestants de Metz à TËglise catholique, etc. 623-752.

Chaque lettre est précédée d'un sommaire de Deforis qui la résume et quelquefois la dénature; il n'y a dans ces volumes ni Préface ni Table analytique, mais çà et là on rencontre au bas des pages des notes utiles qu'il ne faut cependant lire qu'avec défiance car elles sont dictées par un Jansénisme haineux et injuste.

Édition originale.

Une notable partie des autographes de ces lettres et de la copie de Deforis qui a servi pour cette édition est à la Bibliothèque deMeaux : il est donc possible en les comparant avec le texte imprimé de juger comment elle a été faite. Si on en croit M. Réaume, elle a été faite au profit du Jansénisme: le nom de Bossuet, dit-il, brillait d'une gloire universelie; sa parole faisait autorité dans l'Eglise de France et c'était favoriser la secte que d'évoquer l'ombre du grand homme en tournant son langage de façon à obtenir deux choses d'un égal prix, savoir : l'éloge des jansénistes et la censure des jésuites. Une satisfaction aussi douce ne se pouvait goûter qu'à l'aide d'une falsification ; mais quelle secte hésite jamais devant un semblable expédient, quand il s'agit de servir la cause? Suivons ce travail. Dom Deforis fit exécuter une copie parfaitement identique du manuscrit original, destinée à rimprimerie. Mais pour empêcher l'un des témoins de déposer contre l'autre, on leur infligea la même mutilation. Les ratures sont de la même main, faites avec la même encre et par le même procédé. Ces ratures sont de deux sortes : la première consiste dans ce qu'on appelle le biffage, c'est-à-dire que le texte à supprimer est enseveli sous une ou plusieurs couches

d'encre épaisse. La seconde opération s'est produite au moyen de lettres simulées et de traits soit simples, soit entre-croisés et serrés, de façon à dérouter le lecteur et à l'empêcher d'assembler les lettres des mots que l'éditeur

a voulu condamner.

La collection de Versailles, t. xl, in-8° de viii-575 pp.; t. XLI, in-8*de 591 pp. et t. xlii, in-8° de 730 pp., reproduit l'édition originale avec des Lettres et d'autres Pièces que Deforis n'avait pas connues mais elle supprime un grand nombre de ses notes et abrège ses sommaires.

La nouvelle édition donnée par Lâchât lui est supérieure pour le texte : Œuvres complètes de Bossuet...j tt. xxviii, XXIX, XXX, Paris, Vives, 18G5, in-8°. Les Lettres sur l'Affaire du Quiétisme occupent les pages 551-G92du t. xxviii, 1-594 du t. xxix et 1-4 du t. xxx.

Elles ont été revues sur les autographes qui nous restent.

L'abbé Vallet ancien professeur du grand Séminaire de Meaux a dirigé Lâchât (1) dans cette révision et Ta faite avec lui; de part et d'autre on s'est mis à l'œuvre avec une rare persévérance ; vingt fois, il a fallu revenir sur le même passage. A l'aide de quelques lettres, on est parvenu à recomposer des mots, puis enfin des phrases entières. L'encre des ratures n'était pas de môme teinte que celle du texte. Par l'effet du temps, elle devint légèrement transparente et les caractères primitifs purent se dessiner d'une façon plus ou moins saisissable sous le linceul qui les recouvrait. Mais malgré toute la sagacité des lecteurs, quelques passages sont demeurés entièrement indéchiffrables. Ils sont peu nombreux et la marche du récit n'en peut être entravée. Nous avons, dit M. Réaume, assisté nous-même à ce travail ingrat et ardu et il faut avoir vu de près tous les obstacles pour apprécier le courage qui a su en triompher; (2) mais, comme on ne possède, ainsi que nous Tavons déjà dit, qu'une partie des autographes et de la copie de Deforis, les altérations n'ont pas pu être relevées pour toute la correspondance sur le Quiétisme.

(1) Dans les Remarques historiques de sa Collection, cet éditeur n'a pas nuMuc prononcé le nom du savant ecclésiastique qui lui a prêté son concoui's et son expérience dans un travail aussi ardu et aussi long! '

(2) M. Réaume, T. ni, p. 569.

Lettres de Piété, de Direction et d'Adiiiinistration,

A l'exception d'une trentaine, toutes ces lettres qui sont au nombre de plus de 800, ont été écrites à des religieuses.

1** 4 Lettres de piété à une demoiselle de Metz, 1G62.

2° Lettres à des religieuses de différents monastères. (Environ 180 adressées à M"*®* de Béringlien, abbesse de Farmoutiers, aux Ursulines de Meaux etde Coulommiers, à M'"® d'Epernon, prieure des Carmélites de Paris, etc. 1681-1702.) 120 de ces lettres ont été publiées par Deforis d'après les manuscrits qu'il avait recueillis (et qui sont perdus depuis la Révolution), dans les CEiivres de M essire Jacques-Bénigne Bossuet.,. tt. xi etxii. Paris, Chez A. Boudet, Imprimeur du Roi. m.dcc.lxxviii. ln-4°.

Uédiiion originale de ces lettres occupe dans ces deux volumes les pages 2C4-284 du t. xi et 543-670 du t. xii. <Juelques Questions et Réponses de spiritualité qui sont classées dans celte catégorie avaient été déjà publiées dans les Lettres et Opuscules de M. Bossuet... t ii, pp. 89 et suiv., et pp. 74 et suiv. Paris, Barrois, m.dcg xlvui, 2 vol. in-12.

3° 65 lettres d'affaires concernant le monastère de Farmoutiers et adressées à M™* de Béringhen ont été découvertes en 1820 par les Sulpiciens et publiées d'après les manuscrits sous le titre de Lettres inédites de Bossuet, Evèquede Meaux. Vey^sailles, Lebel, 1820. In-8° de iv-62 pages.

Edition originale.

4"Lettres à la sœurCornuau (1686-1703). Ce sont les plus importantes des lettres de direction. Elles offrent un double intérêt : « en même temps qu'elles dirigent la volonté dans les voies de la vertu, de la piété, de la perfection chrétienne, elles développent devant Tintelligence les dogmes les plus élevés de la révélation; les lettres sur la prédestination, sur la nature de Tâme, sur le péché originel

et sur crautrcs sujets non moins importants, renferment des coneepltons profondes, qu'on chercherait vainement dans des ouvrages plus étendus. (Heaume.)

En 1703, Bossuet ordonna à la sœur Cornuau de communiquer à un de ses grands vicaires, M. de Saint-André, celles qui seraient utiles à conserver. Ce qui fut fait. M. de Saint-André les examina et les relut presque toutes à Bossuet qui en confirma les avis et les décisions : Une première copie en fut prise sur les manuscrits, à ce momentlà, par la sœur Cornuau et une seconde, après la mort de Bossuet, pour le cardinal de Noailles.

Elles ont été publiées en 1746 par Dom Cathelinot, bénédictin de Saint- Vannes sous ce titre : Lettres spirituelles de Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evêque de MeauXy à une de ses pénitentes, Paris, chez Desaint et Saillant, Libraires, rue S. Jean-de-Beauvais. m. doc. xlvi. In-12 de xxi pag. prélim., 3 pp. non chifîr. pour le Privilège et 406 pages.

Edition originale. Elle n'est pas très exacte ; celle qui suit, donnée également par D. Cathelinot, est meilleure : Lettres et Opuscules de M, Bossuet, Evêque de Meaux. A Paris, Chez Jacques Barrois, m. dcc. xlviii. 2 vol. in-12.

Collation : T. 1 : xxxix pp. prélim. chifîr.; 1 p. pour rApprobation et 412 pp. pour le texte. T. ii : 1 feuillet non chiffré pour le titre et 418 pp. pour le texte. Le manuscrit des Lettres qui a servi à cette seconde édition était différent du premier, et il contenait plusieurs opuscules qui paraissent ici pour la première fois.

En publiant ces mêmes Lettres dans le tome xi de sa Collection, Deforis y a ajouté deux Avertissements écrits par la sœur Cornuau et qui font connaître le soin religieux, le respect et la sainteté que Bossuet apportait à la direction des âmes qui s'adressaient à lui.

5** L("Ures à rAl)l)esse et aux Religieuses de Jouarre et à des religieuses de plusieurs autres monastères (à Mes-

dames du Mans, do Lusanci, de Liivnes, de l^aradat. de la Croix, de Soubise de la (luillauniie et de Taiiqueiixi 1690-1 70-2; environ '2'M) lettres).

6** Lettres à M'"" Ilenriettc^-Tliérèse d'All)ert de Luynes, religieuse (1) à Jouarre de lOO'i à lt)9() et au monastère de Torcy, diocèse de l'aris, de 1690 à 1699.

Les manuscrits (2) de ces lettres (environ IU)0) écrites de 1690 à 1695, ont été recueillis vers 1705 par l'abbé de Saint-André (*t Deforis les a publiés avec ceux des lettres qui précèdent dans les (Kuvres de Massive Jacques-Bénigne Bossuel..., t. XII. A Paris, Cliez .1. Boudety Imprimeur du Koi, rue Saint-Jacques, m. dcc. lxxviii. Avec Approbation et Privilège du lloi. In-i°.

Collation : 3 IT. prélim. non chifTr. dont 2 pour le faux titre et le titre; Préface et Table des Lettres, pp. i-c ; Avertissement, ci-cii et 670 pp. pour le texte; Table analytique et Errata, 671-78S, plus 1 feuillet blanc. Deforis a fait précéder chaque lettre d'un sommaire qui en indique l'objet en quelques mots mais il a supprimé çà et là des remarques étrangères à la direction, il a changé des mots et même refait des phrases qui lui semblaient d'un style trop négligé.

Édition originale.

La nouvelle édition de ces lettres donnée par Lâchât en 1864-1865 dans les tomes xxvii et xxviii des Œuvres complètes de Bossuet, publiées chez Vives, à Paris, est, pour le texte, meilleure que celles qui l'ont précédée, parce qu'il l'a revue sur la portion des manuscrits qui restent et sur l'édition de D. Deforis pour les lettres dont les autographes sont perdus.

V Lettres à M'"^ de la MaisonCort (du 21 mars 1696 au mois de mai 1701). M'"°de la Maisonfort qui était retirée à Saint-Cyr fut soupçonnée de Quiétisme et renvoyée de

(1) Femme de grandes vei-tus et d'un esprit très cultivé, morte à Torcy en 1699.

(2) Une partie de ces manuscrits est perdue depuis la llévolution ; ceux qui restent sont à la Bibliothèque nationale et à la Bibliothèque du Séminaire de Meaux.

cette maison où elle avait eu tout d'abord Fénelon pour directeur de conscience ; elle se retira dans un couvent de Meaux en 1697 et se mit sous la direction spirituelle de Bossuet qui lui a écrit à cette occasion une trentaine de lettres. Trois surtout sont importantes ainsi que les Réponses qu'il lui a faites sur les difïîcultés qu'elle lui proposait sur rOraison et VInstruction sur les Estais d'Oraison,

Les inanuscrits. — Après la mort de Bossuet, Fénelon manifesta le désir de connaitre ces Lettres et M°*® de la Maisonfort en rédigea une copie accompagnée de notes explicatives et d'éclaircissements qu'elle lui fît remettre. Cette copie, retrouvée dans les papiers de Fénelon, a été publiée en 1829 : Lettres inédites de Bossuet^ k Madame de la Maisonfort, religieuse de Saint-Cyr, communiquées à Fénelon par cette Dame après la mort de VEvêque de Meaux. Paris, Le Clère, 1829. In-8° de viii-168 pages. Edition originale,

8° Lettres à M™® Saint-Antoine, religieuse à Coulommiers. Elles n'ont pas été conservées. Après sa mort, sa sœur écrivit au scrupuleux directeur qui la conduisait « pour savoir ce qu'elle ferait d'un gros paquet de lettres (près de 200) qu'elle avait trouvées dans sa cassette et qu'elle n'avait pas voulu lire, qui étaient celles de M. de Meaux; il lui manda sur-le-champ qu'elle n'avait qu'à les jeter au feu, ce qu'elle fit... M°*^ de Saint-Antoine, que Bossuet avait dirigée pendant plus de 15 ans, était véritablement une sainte religieuse ce qui me fait d'autant plus regretter les lettres brûlées... » (Lettre de M. de Saint- André à l'évêque de Troyes.)

Nous sommes redevables de la conservation des Lettres de Direction et de Piété au cardinal de Noailles qui les avait en haute estime, aux soins de l'évêque de Troyes qui désirait en donner une collection, aux recherches de M.

de Saint-André, cuiv de Varedcics et à la vénération de M™* de Bassonipiern', religieuse de Nancy, el de plusieurs autres religieuses qui, ehariue fois, ([u'elles le pou\ai<'nl, prenaient pour leur utilité i)ersonnene copie des manuscrits qu'elles rencontraient.

Lettres diverses.

1° 1 Lettre à M. de Thiolet, cchevin de Metz, 1653 (1) ;

2** 12 Lettres au grand Condé et à son fils, I670-1()86- 1692. Elles ont été publiées (2) par M. Floriucît dans ses Études sur la vie de l^ossuet, t. m, pp. 526 et suiv. Paris, Didot, 1855. ln-8^ Édition originale,

3** 4 Lettres à l'abbé de Lagutcre, promoteur de l'évê-

chédeCondom, 1669-1672. Les manuscrits conservés dans

la famille de cet ecclésiastique ont été publiés par Lâchât,

dans les Œuvres complètes de Bossuet^t. xxx, pp. 582-58i.

Paris, Vives, 1865. ln-8\

Édition originale.

4** Lettres à M. Vincent <le Paul, à MM. Dirois, de liellefonds, de Ponlchàteau, de Rancé, de Castorie, Mabillon, Perth, Fleury, IMrot, Obreclit, Renaudot, Lami, de Leibnitz, de la Broue, de Torcy, de Rasville, Le Tellier, Fénelon, Lenoir, etc. Lettres au Pape, à Louis XIV, aux cardinaux Cibo, d'Aguirrc, Le Camus, de Noailles, à M™® de Maintenon, à M"^* de Scudéry et du Pré (sur la mortde Pellisson), 1658-1703. La moitié de ces lettres, qui sont très nombreuses [3i()], a été recueillie par Dcforis, (3)

(1) Le manuscrit qui est à lu Bibliothèque de Metz, a été autograpliié à Metz, chez Béha, 1886.

(2) Les manuscrils sont à la Hibliolhèque du château de Chantilly.

(3) Les manuscrits ou les copies qu'il a eus entre les mains, sont égarés depuis la Révolution.

et pubiiée dans les Œuvres de Messire Jdcques-Bénignh Boi^suet..., tt. IX et x. A Paris, Chez Antoine Boudet, Imprimeur du Roy, rue Saint-Jacques, mdgclxxyiii. Avec Approbation et Privilège du Roi. In-4°.

Collation : T. ix : 3 fT. prëlimin. non chifTr. dont 2 pour le faux-titre et le titre ; Préface et Table, i-ivi et 608 pp. pour le texte ; Table analytique, 609-652, plus 1 feuillet blanc. T. x : 3 ff. prélim.; Préface et Table, i-cxxxviii et 650 pp. pour le texte ; Table analytique, 651-707, plus quelques lignes d'errata et 1 feuillet blanc. Deforis a placé en tête de chaque lettre un sommaire et il a donné une traduction française des lettres que Bossuet a écrites en latin à des savants étrangers.

Édition originale. (1)

Une Lettre à un non-conformiste au sujet de la Déclaration de Jacques II et une Lettre à un Anglais sur le Traité de Bull contre les Sociniens ont échappé jusqu'ici aux recherches qu'on a faites pour les rencontrer. Lequeux dit cependant que la dernière a été imprimée en français et en anglais.

L'édition de Versailles, t. xxyvii in-S** de xii-634 pag. et t. xxxviii, in-8* de 770 pag. (1818) contient en plus de l'édition bénédictine une centaine de lettres découvertes de 1778 à 1818. Au moment où les Sulpiciens en terminaient la publication, ils en rencontrèrent encore quatre autres qu'ils ont fait imprimer d'après une copie prise sur les autographes par l'abbé de Saint-Léger, pp. 1-6 des Lettres inédites de Bossuet, Versailles, Lebel, 1820, In-S^ de S ff. et 56 pages.

Une nouvelle édition de ces lettres renfermant celles déjà publiées par les précédents éditeurs et plusieurs autres qui étaient encore inédites a été donnée par M. Lachat dans les Œuvres complètes de Bossuet, t. xxvi, pp. 118 et suiv. et t. xxvii, pp. 1-293, Paris, Vives. 1864, in-8°.

(1) Les lettres à M^^*» Scudéry et du Pré sur la mort de Pellisson et quelques autres avaient paru avant Tédition de Deforis.

Lettres écrites à Bossuet par diverses personnes de 1684 à 1703.

Ce sont des Lettres [\]\] dont on n'a pas trouvé les réponses que Bossuet a dû y faii'e. Elles traitent des questions de Théologie, d'Ecriture sainte, de Droit canonirpie et d'Histoire. 1). Deforis qui en avait les manuscrits, les a publiés dans le Tome x de sa collection, pp. 571-650. J*aris.Boudet. m.dcc.lxxviii. Tn-^"*.

5° La Collection de M. Morrisson, (en Anirleterre) contient les mannscrUs de seize lettres de Bossuet adressées pour la plupart à son neveu et h la religieuse M"**" Albert de Luynes. Elles sont encore inédites. On en trouve une indication détaillée aux pages 100-102 du tome i**" du Catalogue of the Collection of autograph Lettres and historical documents formed het\K'een 1865 and ÎS82 by Alfred Morrisson, compiled and annotated under the direction of A. W. Thibaudeau, [London], printcd for private circulation. 1883-18D2, () vol. in-fol.

6° Bossuet: Deux lettres imklites.et documents nouveaux... Caen, Delesqucs. If^OO (publ. par M. A. Gasté).

7° Lettre inédite [de Bossuet] sur la mort d'Uenriette- Anne d^ Angleterre, DucJiesse ri'OWeans. Tn-8° de 7pages publié par A. Floquet. (Tirage à part de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartres).

go Correspondance inédite de Bossuet et de Iluet, relative il la Démonstration évangélique de ce dernier, [publiée par C. Trochon dans les Analccta Juris Pontifîcii, 136® livraison, pp. 1011 et suiv.] 1876, in-folio.

Approbations et Rapports

Le !*"■ septembre \6bl , Approbation du livre: La beauté de la valeur et la lascheté du duel, par le comte Marion de Druy.

Le 25 janvier 16G6, Approbation du livre: Les motifs delà conversion du Sieur de La Parre, cy-devant ministre à Montpellier. Paris, 1666, in-S"*.

Claude de la Parre, ancien ministre de Montpellier abjura le protestantisme à Paris en 1665 ; et en 1666, il voulut exposer dans cet ouvrage, les motifs de son retour à TÉglise catholique.

Le 4 mars 1667, ^j)pro6af ion avec le docteur Pignay du livre : Les Fondements de la vie spirituelle, tirés de l'Imitation de Jésus-Christ, composé par J. D. S. F. P. Paris, Cramoisy, 1667.

30 ans après, Fénelon a critiqué cette approbation en disant que le chapitre v de ce livre favorisait des sentiments que Bossuet lui reprochait dans la querelle du Quiétisme ; mais Bossuet Ta justifiée dans le n° XIV de son « Cinquième écrit > sur les Maximes des Saints et dans son examen de Tlnstruction pastorale de Fénelon.

Le 2 avril 1667, Approbation du livre : Tlnstruction Chrestienne, tirée du Catéchisme du Concile de Trente (par le Père Jacques Talon, de l'Oratoire).

Le 8 octobre 1608. Approf>ntio)i avee les aJ)hés de La Brunetière ri de Cliami>in, du « Caléchisme en vers composé pour le Dauphin. » l'ar Louis Le Hourgeoisde lîeauville, abbé de C'hantemerle. l\nis, 1GC9, in-12.

Le 3 septembre l()()î), A})}n'()ftatinn avee le docteur Vinot du Testament spirituel ou Prière à Dieu pour se disposer à bien mourir. Paris. C-ramoisy, in-12.

Le 2 oetobn» KUi!!, Approhfitiini avec l'abbé de Champin de " rilistoirt». sacrée en lal)leaux pour ^^onseigneur Le Dauphin, » ouvrage composé d'après le conseil de Bossuet, par labbé de l^rianville qui le lui soumit avant de le publier. 3 vol, KwO-lOTr).

Le 18 novembre IGOÎ), Approlmtvm avec de La Brunetière du livre intitulé : Dieu seul ou l'Association pour rintérét de Dieu seul. Par >L IL-M. Boudon, grand archidiacre d'Evreux. Paris. 1662.

On a fait remarquer que ce livre avait été défendu par la Congrégation de l'Index comme contenant des maximes favorables au Quiétisme; voici la réponse de TArchidiacre lîoudon lui-mèmo : Ce n'est pas cet ouvrage qui a été condanmé mais une édition qu'on en avait faite dans les Pays-Bas, édition falsifiée et dans laquelle on avait inséré, sans consulter l'auteur, des maximes directement opposées aux siennes. Du reste, Fénelon qui, pour répondre à Bossuet a cherché à le trouver en contradiction avec lui-même, n'a jamais fait valoir contre lui cette Ai>probatic)n, alors (ju'il essayait de lui reprocher quelques phrases de rilistoire de France donnée en thèmes au Dauphin.

Le 28 février i082. Approbation des Mœurs des Israélites et des Chrétiens par l'abbé Fleury.

Le 12 mai 1083, Approbation du Catéchisme historique de l'abbé Fleury.

1687. Approbation du livre du Père Dcz, Jésuite, sur la Réunion des protestants de Strasbourg.

Le 24 septembre 1693, Approbation du Traité de l'Eucharistie? (ouvrage j)osthume d<' Pellissonl, pu])lié à Paris, en 1691, in-12.

Le 4 novembre 1695, Appjrobation de La Vérité Catholique (par Des Mahis, protestant converti).

Bossuet a donné également des Approbations au Traité de l'Oraison de saint [Bernard (traduction française) au Catéchisme spirituel du prieur de Saint-André, aux Devoirs du Chrestien, (de Louis Le Bourgeois de lleauville,) etc.

Rapports [de Bossuet] sur des Tentatives qu'il avait présidées avec le docteur Guignard, le 2déc. 16G4.

Rapport sur la Tentative de l'abbé de La Tour d'Auvergne, le 4 nov. 1665.

Rapport sur la Tentative de Lenet, le 1®" janv. 1666.

Admis, dès le 16 mai 1652, à siéger dans les assemblées de la Faculté de théologie de Paris, Bossuet a souvent présidé des Tentatives à la Sorbonne et fait des Rapports pour les apprécier; mais nous n'avons rencontré la mention que des trois qui précèdent et qui, du reste, n'ont pas été conservés.

Discours de Réception à VAcadémie françoise, le 8 juin 1611,

Malgré de longues recherches, il nous a été impossible de rencontrer un seul exemplaire de Védilion originale de ce Discours ; la plus ancienne édition que nous puissions indiquer est celle qu'on rencontre dans le Recueil des Harangues prononcées par Messieurs de VAcadémie françoisey dans leurs réceptions, et en d'autres occasions différentes, depuis l'establissement de l'Académie jusqu'à présent. A Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard, m.dc.xcviii. In-4°.

La Réponse à ce Discours fut faite, dans la même séance, par l'académicien Charpentier.

Réflexions de Bossuet sur une consultation de l'Académie demandant s'il faut écrire le français comme on le prononce : il se déclare pour la négative parce qu'adopter cette fausse règle ce serait faire « méconnaître aux Français mêmes » la langue française (1673).

Ces Réflexions sont écnles par Bossuel sur les cahiers qu'avait rédigés Mézeray et qui ont été imprimés pour la première fois en 1863 : Cahiers de remarques sur VOrthographe française pour estre examinez par chacun de Messieurs de l'Académie avec les Observations de Bossuet, Pellisson^ (etc.^, publiés avec une Introduction, des notes et une table alphabétique par Ch. Marty-Laveaux. PariSy Jules Gay^ 1863. In-12.

Mémoire sur labbé de Rancê

Bossuet Ta composé après la mort du réformateur de la Trappe. (Inédit). (1)

On en trouve un Extrait dans la « Vie de dom Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé » (ParTabbé Marsollier), p. 323, Paris, m.dcc.iii In-4*.

Requêtes, Ordonnances, etc.

1* Requeste de Bossuet (1652) au Parlement de Metz, séant à Toul, pour qu'il lui soit permis de prendre possession de l'Arcliidiaconé de Sarrebourg. Inédite.

Après une information sur sa vie et ses mœurs le Parlement rendit un arrêt favorable dans lequel il recommandait de prêter dans les six mois, serment de fidélité. Bossuet l'a prêté à Toul le 17 juin 1652, et le 24 février 1653, il prit possession, par procureur, de sa nouvelle dignité. C'était une des premières de l'Eglise de Metz. Il y avait été nommé le 24 janvier 1652.

2° Acte déclarant ({ùe Charles Beauregard a été mis en possession de la cure de Saint-Jean de la Citadelle de Metz, le 29 novembre 1057. Inédit.

Cette cure dépendait du grand Archidiaconé de Metz que Bossuet avait reçu au mois d'août 1654.

3*^ Acte d'entente enjtre le Chapitre de Metz et Mgr Pierre Bédassier, i mai 1058. Inédit.

[i) Nous ignorons si le manuscrit existe encore.

Le projet de cet acte a été rédigé, au nom du Chapitre, par Bossuet et le chanoine Doës.

4" Requeste (1) [de Bossuet] au Parlement de Metz au sujet de son canonicat, septembre 1G59. Inédite.

5° Placeis au Roy pour demander que les plaintes portées par les calvinistes de Metz contre les catholiques de cette ville fussent examinées judiciairement et non pas clandestinement par les ministres comme on le désirait. Inédits.

Les manuscrits de ces Placets (il y en a deux) sont, Tun dans les Archives de la Préfecture de Metz et l'autre à la Bibliothèque nationale, fonds Saint-Germain (olim Séguier, n<* 648). Ils sont signés par Bossuet et par les abbés de Goursan, Golombet et Pantaléon, chanoines du Ghapitre de Metz.

C° Ordonnance, Information, Sentence, etc., contre Vabbaye de Sairite-Glossinde, 1G64. Inédites. (2)

En 1663, Bossuet et le chanoine Royer furent nommés par Rome, commissaires apostoliques pour réformer les abus de Tabbaye de Sainte-Glossinde de Metz: et pour accomplir leur mission, ils ont écrit le 18 juin 1664, une Ordonnance pour signifier à Tabbesse les pouvoirs dont ils étaient revêtus; le l'i" juillet 1664, ils ont rédigé une Information qui est le résultat de Tenqucte qu'ils avaient faite sur les abus de l'abbaye et, le l»"" août 1664, ils ont porté une Sentence pour sa réformation. G'est à Bossuet seul qu'est due la rédaction de ces trois actes.

Les religieuses ne se soumirent pas. Elles interjetèrent appel de la Sentence prononcée et Bossuet répliqua par une Réponse Judiciaire à la notification qu'elles lui en firent (septembre 166i); mais le chanoine Royer étant mort sur ces entrefaites, Bossuet regarda sa mission comme terminée et ne s'occupa plus de cette afîaire.

7° Requeste au Chancelier Séguier au sujet du procès fait à Bossuet pour le Prieuré de Gassicourt, août 1664.

Bossuet, en mars 1661, avait été pourvu par une Bulle de Rome du prieuré de Saint-Sulpice de Gassicourt. Il remplaçait Jacques Drouës

(1) Le ms. était, en 1855, dans les papiers de M. Michel, conseiller à Metz.

(2) Les mss. (au moins deux) sont dans les Archives de la Préfecture de Metz.

de la Plante, son cousin germain, qui résignait en sa laveur et déclarait ne l'avoir accepté que pour le lui remettre selon les intentions de révéque Pierre Bédassier, qui en était le titulaire avant lui.

Bossuet fit prendre possession, le 24 juillet 1661, mais les droits sur ce bénéfice étant mal déOnis, d'autres titulaires y furent nommés par divers personnages qui croyaient en avoir le pouvoir, de là, entre eux et Bossuet, un procès qui dura longtemps et ne finit que par le désistement du dernier des compétiteurs, Dom du Laurens.

On a retrouvé, à la Bibliothèque nationale, parmi les lettres du Chancelier Séguier, le manuscrit d'une Requeste de Bossuet sur cette afTaire qui a été publié pour la première fois dans la Revue de Vinstruction publique^ le 18 décembre 1852. (1)

8° Réclaination contre des juges qui, au mépris des lois de l'époque, avaient l'ait arrêter un chanoine de Metz, le 26 juin 16G6. Elle est signée par Bossuet et le chanoine Foës. Inédite.

9° Dans le Registre du Chapitre de Metz, 2 juillet 1667, on lit des Reconiniandations inspirées par Bossuet pour remédier à des abus qui s'étaient introduits dans les délibérations de ce Chapitre. Inédites.

10° Recherches sur les installations des anciens évêques de Metz, 1609. Inédites.

Écrites pour régler le cérémonial de Georges d'Âubusson de La Feuillade qui venait d'être nommé à l'évêché de Metz, 1C69, ces Recherches forment un recueil des particularités de l'installation des anciens évêques de cette ville. {Ms. autographe de plusieurs pages in-4°.)

11** Procuration donnée au chanoine liailly pour qu'il résigne au nom de Bossuet son canonicat de Metz, le 11 octobre 1669. (Résignation faite le 19 du même mois.) Inédite.

12° Rituel pour TEglise do Metz, composé par Bossuet et quelques autres chanoines, vers 1668 ou 1669.

13° Règlement du Séminaire des Filles de la Propagation de la Foi, établies dans la ville de Metz, Par Monsieur

(l) Les commentaires dont l'accompagne l'éditeur sont injustes: Bossuet avait tous les droits de posséder le prieuré de Gassicourt. Voir les preuves que Floquet en donne, Études... t ii, pp. 110-114.

l'abbé Bossuety Docteur en Théologie et Supérieur de la Maison. .1 Paris, Mufjuel, m.dc.lxxii. In-8* de 72 pages. Édition originale.

14° Procuration donnée par Bossuet à Tabbé Hugues Jannon, pour prendre possession du siège de Condoni. (Ij Inédite.

(Acte passé à Paris devant Roger, notaire apostolique, le 18 octobre 1670.)

il}'' Ordonnances de Monseigneur l'Evesque de Condoïii, publiées en Synode le 16 juin 1611. Agen, Jean Gayau, m.dc.lxxi. In-12 de 8 pages.

C'est le vicaire général de Condom, Bernard de Bressolles qui a préparé ces Ordonnances, mais Bossuet en a re^nl et modifié le manuscrit (2) sur plusieurs points. Quand elles furent promulguées en Synode, le 16 juin 1671, des chanoines se plaignirent de n'avoir pas été consultés et ils firent appel comme d'abus contre leur évéque auquel le Parlement de Guyenne donna gain de cause.

Il existe un Mémoire de Bossuet au Roi sur cette opposition des chanoines. Inédit.

16** Démission de l'Evcché de Condom,

Le texte même de celte Démission n'a pas été conservé. Adressée à Rome en juin ou en juillet 1671, Bossuet ne l'a remise à Louis XIV que trois mois après Tacceptation du Pape, le 31 octobre 1671. Il reçut en retour le prieuré de Saint-Etienne du Plessis-Grimoult et, en 1672, l'abbaye de Saint-Lucien de Beauvais.

17° Un Acte de concession faite par Bossuet aux religieux de Plessis-Grimoult, le 19 oct. 1G83 et des Présentalions laites à Tévêque de liayeux pour des cures qui dépendaient de ce prieuré existent encore. Inédits.

18** Acte passé entre Bossuet et Tabbesse de Farmoutiers pour soumettre son monastère à la juridiction des Evéques de Meaux, 1G82. Inédit.

(1) Nicolas Tavernier, professeur d'éloquence et ami de Bossuet, a composé une pièce de vers latins sur sa nomination à l'évêché de Condom. ln-4o de 3 pages (Bibl. nat., Pièces, in-4«'. V. 3425, 4, 21.)

(2) Ce Ms. existe encore.

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1 9** Procès entre Bossuet, prieur du Plessis-Grimoult ( 1 ) , et le curé de Montchauvet, en Normandie, 1604. — Autre procès avec le curé de FontaineEtoupefour.

Ces procès, dont on n'a pas encore retrouvé les pièces, ont été engagés par les curés de Montchauvel et de Fontaine-Etoupefour, au sujet d*une partie de leurs dîmes qu'ils devaient au prieur du Plessis- Grimoult, parce que leurs paroisses déi)endaient de ce monastère. Ils obtinrent gain de cause contre Hossuet, le premier en 1674, et le second, le 21 mars 1685.

20** Présentation, par Bossuet, à l'Evèquc de Bayeux, à la cure du Plessis-Grimoult, le 14 mars 1675.

Publiée par M. Gasté, p. 45 : Bossuel en i^ormandie, 1893, in- 8" de 50 pages.

L'Acte de concession indiqué plus haut ^au 17"), est également publié ■dans la même brochure, p. 29.

21** Ordonnance pour réprimer les Abus qui s'étaient introduits à l'occasion de la Feste du Monastère de Cerfroid, 1685.

22** Ordonnances synodales sur la Résidence des Curez, sur la Célébration des Festes, 1688 ; 1691 ; 1698.

(1) Bossuet a été abbé commendataire de Saint-Etienne du Plessis- Grimoult pendant 32 ans et, à ce titre, il avait le droit de nomination aux 39 cures qui dépendaient du Prieuré ; plusieurs de ses lettres témoignent qu'il ne faisait ces nominations qu'après avoir obtenu des renseignements sur les mérites des postulants et il ne craignait pas de répondre à Huet (1678) qui lui avait t'ait une recommandation: «Je n'hésiterai jamais quand j'aurai votre témoignage. Vous avez la conscience trop bonne pour la charger de l'établissement d'un mauvais curé. Afais comme je me suis fait une loi indispensable de n'en nommer aucun que je ne sache auparavant s'il est agréable h Mgr de Bayeux^ trouvez bon que je lui écrive pour savoir son sentiment » ; ou encore : « Je vous assure que je ne connais non plus le vicaire de Saint- Lô à qui j'ai donné la cure, que M. Guéroult que vous me recommandez. Mgr de Bayeux m'a déterminé et il s'est déterminé lui-même sur ce qu'il connaît ce vicaire par le service actuel qu'il rend dans le diocèse, et j'ai cru que vous ne trouveriez pas mauvais que dans une chose où i[ y va du salut de tant d'âmes, je prisse le parti qui seul peut mettre ma conscience en repos, » [Bossuet en Xorniandie, p. 35.)

23** Statuts pour le Clergé du Diocèse de Meaux, 16 octobre 1698.

24* Ordonnance sur l'Entrée des femmes séculières dans le monastère de Faremoutiers, vers 1693.

Nous n*avons pu rencontrer l'édition originale que d'un seul de ces écrits : Statuts et Ordonnances Synodales pour le Diocèse de MeaaXj Donnez à Meaux le 16 Aoust 1691. A PariSj m.dc.xci. In-4« de 27 pages.

25* Ordonnances notifiées aux religieuses de Meaux, le 27 avril iGS5. Elles ont été imprimées en 1772 dans la collection de D. Deforis.

26** Pièces et Mémoire touchant i Abbaye de Jouarre, par Messire Jacques Bénigne Bossuet, Evesque de Meaux..., Contre Révérende Dame Henriette de Lorraine, Abbesse de Jouarre. A Paris, Chez la Veuve de Sebastien M abre- Cravfioisy, Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, aux Cicognes, m.dc.xc. Avec Privilège de Sa Majesté. In-4®.

Collation : 1 feuillet non chiffré pour le litre et 48 plus 67 pages chiffr. pour le texte; le mémoire est signé (second mémoire) : M. Noûet le jeune, avocat. Le procès-verbal de \isite, page 47, est de Bossuet ainsi que le Sommaire de la Cause.

Édition originale.

Harangues, Poésies, Placet au Roi, etc.

\^ Harangue au maréchal Faber, pour le complimenter de son élévation à la dignité de maréchal de France. Bossuet a prononcé cette Harangue à Sedan au nom de la ville de Metz qui l'avait choisi, avec trois autres députés, pour aller la représenter dans les fêtes données en l'honneur de Faber. Elle n'a pas été conservée. (Août 1658).

2^ Réponses de Bossuet aux Compliments ( 1 ) qui lui furent

^1) Plusieurs de ces compliments ont été publiés d'après les manuscrits de N. Payen, par M. Gasté, dans la brochure : Bossuet. — Deux leUres inédites el Documents nouveaux pour servir à Vhistoire de son Épiscopat à Meaux (1682-1704). Caen, Dclesques, 1890. In-8ode60 pages.

MKLANCiES "211

adressés à son entrée à Meaux, le 8 lévrier 1082. Elles n'ont pas été conservées. On en trouve seulement quelques passages dans la Relation de la solennité publiée par le Mercure galant de mars 1682, pp. 8-l.">.

3** Fondation faite par Bossuct dans lEglisc de Meaux en 1695, pour qu'il fût célébré, après sa mort, un service funèbre, chaque année, pour le repos de son âme, et, pendant sa vie, une fête à l'anniversaire de son sacre.

La première eut lieu le 21 septembre 1696 el le théologal de Meaux, Michel Treuvé, y prononça un sermon sur c l'anniversaire du sacre d'iiU évéque ». Il a été publié dans le tome ii des Discours de piété de cet ecclésiastique, Lyon^ 1697. In-12.

4** Preuves du Sentiment de M. l'Ecêque de MeaiLX sur la Déclaratioyi de Jacques II, 1G'J3.

Uossuet, consulté ainsi que d'autres docteurs de Sorbonne pour savoir si Jacques H [i) pouvait, sans blesser sa conscience de catholique, faire une Déclaration par laquelle il promettait de défendre et de protéger rÉglise anglicane, a écrit, sur le désir de Louis XIV, les Preuves de son sentiment au cardinal de Janson, afin qu'il les soumit au Pape. Elles ont été retrouvées dans les papiers de lord Melfort, qui remplissait à Home les fonctions d'ambassadeur, et publiées en 1818 dans le journal anglais The Catholic Gentleman's Magasine^ 1818, t. i, n^x. (2: (Les circonstances dans lesquelles Jacques II aurait dû exécuter sa Déclaration s'il avait été rétabli sur le trône d'Angleterre, font paraître étrange le sentiment favorable que Bossuet a donné dans cette consultation théologique).

5** Epitaphe de M^^ d'Albert de Luynes, religieuse, 29 déc. 1700.

G^ Poésies. Dans les quatre ou cincf dernières années de sa vie, de 1699 à 1703, Bossuet a traduit en vers français des psaumes, plusieurs passages du Cantique des Cantiques, l'hymne du jour de l'Ascension, et il a composé

(1) Jacques II avait été dépouillé de sa couronne en 1688. Les partisans qu'il avait encore en Angleterre, l'engagèrent à faire, en 1693, cette Déclaralion pour le cas où il serait rétabli sur le trône.

(2) Elles sont reproduites dans la collection de Versailles, t. 43, pp. 12 et suiv., 1819.

une Ode et quelques autres pièces de piété de peu d'étendue.

L'abbé Migne les a publiées dans les Œuvres complètes de Bossuet, t. xi (à la fin), col. 143-196. Paris, Migne, 1857. In-4^

Ces poésies, que Bossuet n'a fai.tes que c par hasard », offrent quelques beaux vers ; mais dans leur ensemble, elles sont médiocres, et pour cette raison Tabbé Leroy n'a pas voulu les insérer dans les volumes des Œuvres Posthumes ; il a seulement fait imprimer VOde sar la Liberté créée, perdue, réparée, couronnée, aux pages 395-399 de son Recueil des Oraisons funèbres prononcées par Meisire... Bossuet. PariSy Desaini et Saillant, m.dcc.lxii. In^l2.

Le manuscrit autographe est perdu ; mais il avait été communiqué aux religieuses de Meaux : elles en ont piis des copies que Ton possède encore. Ces copies sont incomplètes et, sans doute, peu exactes, car on ne doit pas attribuer à Bossuet, mais à la négligence des copistes, les fautes de versification qu'on y rencontre.

7** Placet au Roy pour demander VAbbé Bossuet pour coadjuteur de Meaux.

Ce Placet fut envoyé par Bossuet à Louis XIV à la fin du mois d'avril 1703 et, peu de jours après, il en a adressé des copies à M™« de Maintenon et au cardinal de Noailles. Une de ces copies a été publiée en 1765 dans le « Journal des Sciences et des Beaux Arts » (février), pp. 534 et suivantes. Le Père Mercier, chanoine de Sainte-Geneviève, Ta accompagnée de cette note : « Les lecteurs verront certainement avec plaisir ce morceau qui est tombé entre nos mains depuis quelque temps et que nous croyons n'avoir jamais été publié. Les moindres productions des grands hommes sont en possession d'intéresser ceux qui veulent connaître à fond leur âme : celle-ci attache sincèrement par les détails qu'elle renferme. Au reste, on sait que M. Bossuet n'obtint pas du Roi la coadjutorerie de Meaux pour son neveu, comme il le demandait par ce Placet. »

Deibris ajoute, en mettant ce même écrit dans sa collection (1) : « Nous ne l'aurions pas jugé fort digne d'être donné au public si nous n'avions été maîtres d'en disposer selon nos vues. Mais le R. Père Mercier nous a prévenus en insérant la pièce dans le Journal des Beaux Arts... Nous ne croyons pas qu'il l'ait divulguée pour relever le mérite de l'illustre Prélat : mais il aura sans doute pensé qu'il était bon de couvrir de quelques ombres la gloire trop éblouissante de ce grand homme, dont les yeux malades ont peine à soutenir l'éclat. »

Ml^L ANGES 213

8** Les Extraits des anciens pJiilosopJies datent de la ji^uncsso mémo de Bossuet. Ils sont inédits. L'abbé Guillaume en a eejx'ndant publié (juelques passages dans le tome VII (les (Kuvres complètes de Bossuet, 1877, 10 vol. grand in-8**. Les manuscrits sont à la Bibliothèque Nationale (12830, 12831).

9° Remarques morales, Extraits de l'Ecriture, Extraits des Pères, etc.

« Duns certains endroits des manuscrits des sermons (1), par exemple dans le sermon sur la l¥nitence (l*"" dimanche de Carême, 1661), on lit des renvois comme ceux-ci : V. Extraits de TEcriture, pp. 26-27 ; et plus loin : Vid. Rem. mor. [Remarques morales], p. 9. Ces références, que les éditeurs des Sermons n'ont pas toujours comprises, indiquent «les cahiers de réflexions et de notes que Bossuet avait rédigés pour son usage à mesure qu'il lisait la Rible et les Pères; de tous ces cahiers qui étaient très nombreux, dès 1659, il reste seulement :

Extraits de saint Athanase, de saint Grégoire de Nysse ; Analyse d'un Traité des sept péchés capitaux (Mss. à Meaux et dans la collection Floquet). Inédits.

Sur l'Abus des richesses, la Dureté du C(iiur, l'Avarice, la Vie mondaine, les Ames du Purgatoire et autres sujets. (In-4o ; autographe vendu à Paris en 1876). Inédit.

Parmi les manuscrits des Sermons de Bossuet et dans la collection Floquet on retrouve <,"à et là plusieurs feuilles de l'un des cahiers des Remarques morales. Elles sont inédites à l'exception de quelques passages cités pai M. Lebarq dans son Histoire critique..., pp. 5, 8 et 9, Paris, 1801. In-8o.

10" Abrérjê de la Morale (VAristote à Nicomaque.

L'authenticité du manuscrit est établie par la quittance du calligraphe et par le compte détaillé des sommes qu'il avait reçues à mesure qu'il avanvait dans son travail. Ces deux pièces sont jointes à la copie. Voici le texte de la quittance : « J'ai reçu de M. Fromont la somme de trois cents livres pour la copie (fue j'ai écrit {sic) de la Morale, de la Métaphysique et de l'IIistoire de France de Monseigneur l'Evêque de Meaux, jusqu'à Charles IX inclusivement. Fait à Paris, ce mercredi dix-neuvième novembre 1687. Signé : Pessoles. » L'abbé Guillaume

(1) M. Lebarq.

214 SEPTÈME CLASSE

a publié TAbrégéf pour la première fois, dans les Œuvres complètes de Bossuei...., t. VII, p. 669. Part», Berche et Tralin, 10 vol. ^and in-8».

11** Sur le style et la lecture des Ecrivains et des Pères de l'Eglise pour former un orateur, 1670.

Gel opuscule a été composé pour le cardinal de Bouillon. L'autographe (in-40 de 9 pages) n'est pas daté; mais, d'après les particularités communes à récriture de Bossuet à dilTérentes époques de sa vie, on lui a assigné avec assez de vraisemblance, Tannée 1669 ou 1670. M Floquet Ta publié en 1855 dans ses Etudes sur la Vie de Bossuet, i ii, pp. 515-524. Paris, Didot, 3 vol. in-S».

Édition originale.

12** Discours prononcé par Monseigneur Bossuet, ancien Evesque de Condom et précepteur de Monseigneur le Dauphin à la Profession de Madame de la Valière, Duchesse de Vaujour en présence de la Reyne. A Lyon, Chez Jean Certe, rue Mercière, à la Trinité, m.dc.lxxv. Avec permission. In-8° de 39 pages.

L'édition princeps de ce discours qui vient d'être retrouvée à la Bibliothèque de l'Arsenal (T. 6.588 ter, Réserve) est inexacte ainsi que nous l'avons dit précédcnmient (p. 178). Un éditeur l'a cependant reproduite du vivant nicnie de Bossuet dans un Becueil de diverses Ornisons funèbres, Ilarancfues, Discours et autres pièces d'éloquence des plus célèbres auteurs de ce temps. A L'Isle, Chez Jean Henry, M.DC.xci. 3 vol. in-12.

13° Pensées chrétiennes et morales. 1652-1702.

Ce sont des notes [42] se rapportant à la Prédication qu'on a retrouvées dans les portefeuilles de Bossuet, et qu'il avait écrites pour lui après la lecture d'un passage de la Bible ou d'une page des Pères de l'Eglise. Deforis les a fait imprimer en 1778, à la fin du tome vu de sa Collection, pp. 536-600 ; et M. Lebarq, après en avoir retranché des fragments et des Opuscules qui ne devaient pas y figurer, lésa ajoutées avec plusieurs autres qui n'avaient pas encore été publiées, aux Œuvres oratoires de Bossuet, t vi, pp. 497-551. Paris, 1895, in-8o.

Plusieurs manuscrits deâ Pensées existent encore, mais la plus grande partie a été égarée depuis la Révolution.

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