Manuscrits de la Fabrique, II, p
3. Bib. de l’Évêché, Cérémonial, manuscrit de Lehoreau, t. I, p. 53.
Cattiétirale D’angcrs.
Elle a été détruite comme tant d’autres : il n’en reste rien.
Depuis 1540, aucune tapisserie nouvelle ne fut donnée, pour la bonne raison que tous les endroits susceptibles d’en recevoir en étaient déjà couverts les jours de fête.
Cependant en i79t plusieurs reliques, ornements et autres objets mobiliers furent apportés de Saint-Aubin et de Saint-Martin (églises supprimées) à la cathédrale (') : on doit à cette circonstance les deux tableaux de la vie de saint Mai tin, dont je parlerai plus loin.
Comment et quand on tendait les tapisseries.
Celles de Charles VII, de l’Apocalypse et de Mgr Jean Olivier pendaient d’une hauteur de 10 à 1 2 mètres, au parapet des galeries intérieures. Cet appui de pierre fut démoli en 17S3 et remplacé par une balustrade de fer (“). C’est là, que chaque année, depuis l’entrée solennelle de Mgr Freppel, en 1870, on les suspend de la Fête-Dieu à la fin de septembre (^).
Les dimensions et par suite le poids considérable des pièces de l’Apocalypse furent une cause de grandes détériorations.
Enlever avec des cordes des pièces de plus de 20 mètres de long sur six mètres environ de haut, ne pouvait manquer de déchirer la partie supérieure : elle a beaucoup souffert.
Quatre pièces suffisaient pour tendre les deux côtés de la nef ; ainsi qu’une litre funèbre, la tenture passait par dessus les groupes de colonnes. Aujourd’hui, elle a été coupée en tant de morceaux, qu’on en suspend plusieurs entre les piliers dans chaque travée.
Pour celles du jubé et des stalles, on les attachait beaucoup moins haut.
Les sonneurs et les valets de la sacristie étaient chargés de tendre et de détendre les tapisseries. Voici à combien cette dépense s’élevait chaque année.
En 1540 la fabrique dépensait six livres par an pour faire tendre l’Apocalypse (■•).
Item solvit Antonio Arrondeau qui tetendit Apocalipsim in festo sancti Mauritii, Nativitatis Domini, Paschæ et Penthorum pro quolibet festo xxx s. sic vi libræ.
Aux sonneurs pour avoir tendu et détendu les tapisseries, la moitié à l’Assomption 1665 (5), 30 sols, puis avant et après la fête de saint Maurille, avant et après la fête de Noël
1665, avant et après la fête de Pâques, de saint Yves et de l’octave du Saint-Sacrement
1666, à raison de 60 sols par chacune fois pour les tendre et autant pour les détendre, qui font 25 livres 10 sols.
Un règlement de la sacristie, fait en 1757 (*’) nous fait savoir exactement quand et combien de temps l’église était tendue.
1° de l’avant-veille de Noël au lendemain de l’Épiphanie.
2° du vendredi-saint au lendemain de la Quasimodo.
3° du vendredi d’avant la Pentecôte au lendemain de l’octave du sacre.
1. Archives de la Préfecture. — Le chef de saint Loup, la Vraie-Croix, un petit reliquaire où était du suaire du Sauveur, le bras de saint Loup et une relique de saint Martin furent portés à Saint-Maurice par les prêtres de cette paroisse cathédrale pour y rester au reliquaire....
2. Ces balcons de fer coûtèrent 13,736 livres en partie payées par le chanoine Rousseau de Pontigny et furent posés de 1782 à 1784. Archives de la Préfecture. Conclusions du chapitre de 1780 à 1785, p. 623.
3. Auparavant on les tendait sous les cloîtres pour la procession du Saint-Sacrement, le jeudi du mois et dans la rue de l’Évêché à l’occasion de la Fête-Dieu.