‹ Histoire et description des tapisseries de la Cathédrale d'AngersChapitre 35 sur 86 · I. Uange précipite une meule dans les eaux · texte numérisé non relu

I. Uange précipite une meule dans les eaux

Cat{)éDralc D’angcrs.

23. Et la lumière des lampes ne luira plus en toi à jamais, et la voix de 1 epoux et de l’épouse ne s’y fera plus entendre : car tes marchands étaient des princes de la terre, et toutes les nations se sont égarées par tes enchantements.

24. Et dans cette ville a été trouvé le sang des prophètes et des saints, et de tous ceux qui ont été tués sur la terre.

73' TABLEAU. (Fond bleu.)

Le seul morceau qui reste de ce tableau représente la prostituée, enveloppée, la face découverte, dans un linceul et dévorée par la flamme d’un bûcher. Les vingt-quatre viellards louent Dieu.

Ch. XIX. V. I. Après cela, j’entendis dans le ciel un bruit comme d’une grande troupe,

qui disait : AUebûa : Salut, gloire et puissance à notre Dieu.

2. Parce que ses jugements sont véritables et justes, parce qu’il a condamné la grande prostituée qui a corrompu la terre par sa prostitution . . .

3 . Et la fumée de son embrasement s’élève dans les siècles des siècles.

4. Alors les vingt-quatre vieillards et les quatre animaux se prosternerent et adorèrent Dieu qui était assis sur le trône en disant : Amen, Alléluia.

Il n’existe plus (').

Ch. XIX. V. 5. Et une voix sortit du trône, disant ; Louez notre Dieu, vous tous ses

serviteurs.

7. Réjouissons-nous, soyons dans la joie et rendons-lui gloire, parce que le moment des noces de l’Agneau est venu, et que son épouse s’y est préparée.

Ce tableau est presque complet.

Saint Jean écrit, à la parole de l’ange. Il se prosterne devant lui pour l’adorer, mais l’ange lui ordonne de se lever.

Ch. XIX. —V. 9. L’ange me dit alors ; Écrivez : Heureux ceux qui ont été appelés au souper des noces de l’Agneau, et il ajouta : Ces paroles de Dieu sont véritables.

10. Aussitôt je me jetai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Gardez-vous bien de le faire ; je suis serviteur comme vous.

SKPTIÈME PIÈCE.

Cette pièce a été la plus maltraitée ; cinq tableaux manquent, quatre sont plus ou moins mutilés. Six seulement sont entiers.

76' TABLEAU. (Fond violet.)

La partie inférieure du Beatus existe seule, mais dans un état de vétusté tel qu’il paraît impossible de le restaurer. Ce fragment a servi pendant de longues années de couverture de lit et fut retrouvé chez un marchand de chiffons.

I. L’Agneau s’avance vers l’épouse, couronnée de fleurs, l’embrasse et lui met l’anneau au doigt.

Au pied de la montagne, les convives sont assis à la table du festin, pendant qu’un ange sonne de la trompette.

Le0 tapi,0senes.

77' TABLEAU. (Fond rouge.)

Le Verbe de Dieu marche à la tête de son armée contre les persécuteurs de son Église, la bête à sept têtes et le faux prophète. Il a pour insigne un nimbe crucifère, entouré de plusieurs autres nimbes.

Ch. XIX. — V. II. Je vis alors le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc : celui qui était dessus s’appelait le Fidèle et le Véritable, qui juge et qui combat justement.

12. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; il avait plusieurs diadèmes sur sa tête et un nom écrit que nul ne connaît que lui.

13. II était vêtu d’une robe teinte de sang, et il s’appelle le Verbe de Dieu.

14. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtus d un lin blanc et pur.

78' TABLEAU. (Fond bleu.)

Les oiseaux du ciel sont appelés pour se nourrir de la chair des vaincus. Le Verbe de Dieu est à cheval ; il précipite dans l’étang de soufre et de feu la bête et le prophète, qu il transperce de son glaive.

Ch. XIX. — V. 17. Et je vis un ange debout dans le soleil qui cria à haute voix, en disant à tous les oiseaux qui volaient par le milieu de l’air ; Venez et assemblez-vous au grand souper de Dieu.

18. Pour manger la chair des rois, la chair des officiers de guerre, la chair des forts, la chair des chevaux et des cavaliers, la chair de tous les hommes libres et esclaves, petits et grands.

19. Et je vis la bête et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour faire la guerre à celui qui était monté sur le cheval, et à son armée.

20. Mais la bête fut prise, et avec elle le faux prophète qui avait fait des prodiges en sa présence, par lesquels il avait séduit ceux qui avaient reçu le caractère de la bête, et qui avaient adoré son image : et les deux furent jetés vifs dans l’étang brûlant de feu et de soufre.

Il n’existe plus (')■

Ch. XX. — V. I. Et je vis un ange descendant du ciel, ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne en sa main.

2. Et il prit le dragon, l’ancien serpent qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.

3. Et il le précipita dans l’abîme, et l’y enferma, et il y mit un sceau sur lui afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis, après lesquels il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.

Saint jean contemple les juges assis sur des trônes.

Ch. XX. V. 4. je vis aussi des trônes et ceux qui s’assirent dessus ; et la puissance

de juger leur fut donnée.

I. Tandis qu’un ange, sortant des nuages, tient une chaîne et une clef, un autre ange sur la terre, ouvre la porte de l’abîme pour y précipiter le dragon.

CatfjéDrale D’9ng;er0.

8i' TABLEAU. (Fond ronge.)

Le dragon à sept têtes sort de la gueule enflammée de l'enfer, suivi de nombreux guerriers. Il marche sur la cité sainte que gardent avec confiance des soldats fidèles. Le feu tombe du ciel pour le dévorer.

Ch. XX. — v. 7. Et après que mille ans seront accomplis, Satan sera délié : il sortira de sa prison, et il séduira les nations qui sont aux quatre coins du monde, Gog et Magog, et il les assemblera au combat ; et leur nombre égalera celui du sable de la mer.

8. Ils se répandirent sur la face de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée.

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