Mais Dieu fit descendre du ciel un feu qui les dévora
Il n’existe plus (‘).
Ch. XX. V. 9. to. Et le diable qui les séduisait (les saints) fut précipité dans l’étang
de feu et de soufre où la bête et le faux prophète seront tourmentés jour et nuit dans les
siècles des siècles.
Il n’existe plus (^).
Ch. XX. V. II. Et je vis un grand trône blanc, et quelqu’un assis, devant la face
duquel la terre et le ciel s enfuirent et leur place même ne se trouva plus.
12. Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône, les livres furent ouverts et un autre livre, le livre de vie, fut encore ouvert ; et les morts furent jugés, sur ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres.
13. La mer rendit ceux qui étaient morts dans ses eaux, la mort et l’enfer rendirent aussi leurs morts, et chacun fut jugé selon ses œuvres.
Le ciel de cette pièce est gravement mutilé.
84' TABLEAU. (Fondbleu.)
Dieu parle à saint Jean. Il lui dit d’écrire et lui montre la cité sainte, la Jérusalem nouvelle.
6iH. XXL — V. 2. Et rnoi, Jean, je vis descendre du ciel la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui venait de Dieu, parée comme 1 est une épouse pour son époux.
3. Et j’entendis une voix forte sortie du trône, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes et il demeurera avec eux...
5. Alors celui qui était assis sur le trône, dit : Je vais faire toutes choses nouvelles. Et il me dit ; Ecris ; car ces paroles sont très certaines et très véritables.
85'= 'Y hF>\^^K\3 .( Fond rouge.)
L ange qui doit mesurer la cité, tient une canne d’or ; il prend saint Jean par la main et le conduit à la Jérusalem céleste, bâtie en carré, étincelante de l’éclat de ses pierres.
démons faux prophète par les épaules et entraîne la bête à sept têtes dans l’abîme pour y brûler avec les
Les tapisseries.
Ch. XXI. — V. 9. Il vint alors un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept dernières plaies ; il me dit : Venez et je vous montrerai l’épouse qui est la femme de l’Agneau.
10. Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me montra la sainte cité de Jérusalem qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu,
11. Illuminée delà clarté de Dieu ; sa lumière était semblable à une pierre précieuse, telle qu’une pierre de jaspe transparente comme du cristal.
15. Celui qui me parlait avait une canne d’or pour mesurer la ville, les portes et la muraille.
16. Et la ville était bâtie en carré aussi longue que large. Et il mesura la ville avec sa verge d’or...
86' 'Y . (Fond bleu.)
Saint Jean, les mains jointes, contemple Dieu sur son trône et l’Agneau. Plusieurs personnages, à genoux, dans une grotte sont témoins de la vision.
Ce tableau, coupé en plusieurs morceaux, a été restauré avec succès : les pièces ont été réunies et ce qui manquait (une surface d’environ 1^50 carré) a été refait par Aveline Maloyer.
Ch. XII. — V. I. Et il me montra un fleuve d’eau vive, claire comme le cristal qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.
87' TABLEAU. (Fond rouge.)
Il n’en reste que saint Jean à genoux, les ailes d’un ange, et les pieds du Christ dans une gloire (').
Ch. XXII. — V. 8. C’est moi, Jean, qui ai entendu et qui ai vu ces choses. Et après les avoir entendues et les avoir vues, je me jetai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer.
9. Mais il me dit : Gardez-vous bien de le faire ; car je suis serviteur comme vous, et comme vos frères les prophètes, et comme ceux qui gardent les paroles de ce livre.
88' TABLEAU. (Fond bleu.)
Il en reste un ange debout et le Christ assis sur son trône dans les nuages. Un livre est ouvert {().
Ch. XXI I. — V. 9 . Adorez Dieu.
10. Et l’ange me dit : Ne scellez point les paroles de la prophétie de ce livre car le temps est proche.
Il n’existe plus (f).
Ch. XXI 1. — V. 12. Voilà que je viens promptement et j’aurai ma récompense avec moi pour rendre à chacun selon ses œuvres.
1. Saint Jean veut adorer l’Ange ; celui-ci le relève et lui montre Dieu sur son trône.
2. Dieu défend à saint Jean de fermer le livre ouvert sur la terre aux pieds de l’Ange.
3. Les élus entrent dans la Jérusalem céleste : au-dessus Dieu tient un livre ouvert avec les deux lettres A et Ü ; les damnés fuient épouvantés.
CatfjéDrale D’angers.
13. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. ^
14. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements dans le sang de 1 Agneau, afin qu ils aient des droits sur l’arbre de vie, et qu’ils entrent dans la ville par les portes.
15. Loin d’ici les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres et quiconque aime et préfère le mensonge.
90' et dernier TABLEAU.
Il n’existe plus (‘).
Ch. XXII. — V. 16. Moi Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et le fils de David, l’étoile qui brille au matin.
Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viendrai promptement. Amen, venez. Seigneur Jésus.
21. Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous tous. Amen.
Je dois àla complaisance de M. l’abbé Henry, professeur au petit séminaire de Namur, une étude comparée entre les reproductions de notre tapisserie et les miniatures du manuscrit de 1360. Il existe entr’elles, en un très grand nombre de cas, une ressemblance frappante. Plusieurs de nos tableaux n’ont pas leurs correspondants dans le manuscrit et au contraire, il y a des miniatures, dont les sujets n’ont jamais été traduits en tapisserie.
dfiapitre ü. — Les autres tapisseries.
ire tapisserie de saint MAURILLE 1461.
O us avons vu précédemment le Chapitre commander à Paris, en 1460, une tapisserie de la Vie de saint Maurille, destinée au jubé (“). En 1874, j’eus le bonheur d’en retrouver un morceau très intéressant, auquel une restauration intelligente a rendu sa beauté primitive.
Cette tapisserie rappelle, par la finesse de son tissu et la délicatesse de son exécution, celle de la Vie de la sainte Vierge, conservée dans une dépendance de la cathédrale de Bayeux (^).
Deux scènes se déroulent sur notre fragment.
Dans la première, saint Maurille, en robe violette, bêche dans un jardin planté d’arbres et de groseillers ; dans la seconde, il présente un plat rempli de fruits au roi et à la reine d’Angleterre, assis sous un dais devant une table richement ornée, près de laquelle s’élève un dressoir chargé de vases d’orfèvrerie.
1. Un ange descend du ciel et touche la terre de ses pieds. Il tient un livre ouvert et montre le ciel de la main droite. Saint Jean s’avance vers lui avec son phylactère sur lequel sont inscrites ces paroles: Amen. Amen.
2. B. E. Lehoreau, t. I, p. 502 : « Au haut du jubé, on peut voir la tapisserie ou histoire de saint Maurille, où il est reçu par son clergé, portant une aumusse noire sur ses épaules. »
3. Histoire du diocèse de Bayeux^ par Hermant, p. 434- Léon Conseil, chanoine d’Angers et chancelier de l’église de Bayeux, fit faire, en 1499, une tapisserie de laine et soie, dans laquelle il a fait représenter tous les mystères de la vie de Notre-Seigneur, où la sainte Vierge a une part.... Elle sert à orner les chaises du chœur... »
Il en reste encore aujourd’hui six tableau.x d’une longueur totale de 7 mètres, sur i mètre 20 cent, de hauteur.
les tapisseries.
A la partie supérieure de la tapisserie se lit cette inscription, malheureusement mutilée : ... LA MER LUI... LES CLEFS DU RELIQUAIRE DE l’ ÉGLISE ET DEPUIS A...
LE ROY DENGLETERRE QUI JOYEULSEMENT LE REÇEUT ET RETINT POUR SON JARDINIER.
Une autre inscription est tissée à la partie inférieure de la tapisserie ; elle est si lacérée, que je n’ai pu la déchiffrer.
La première d’ailleurs, suffit à l’intelligence de ces deux tableaux. Voici à quel passage de la légende de saint Maurille ils se rapportent :
« Saint Maurille, pénétré de douleur de voir saint René mort sans avoir reçu le saint chrême, et attribuant ce malheur à sa négligence, emporta secrètement les clefs des saintes reliques de son église, arriva sur les bords de l’Océan et s y embarqua. L ennemi du genre humain, voulant, pour accabler le saint homme, ajouter a sa douleur, fit en sorte qu il laissât tomber par mégarde les clefs dans la mer. Consterne de cet accident, saint Maurille proteste que jamais il ne rentrera dans sa ville épiscopale qu il n ait mérité que Dieu les lui fasse retrouver. Ayant donc passé la mer, et change d habillement pour rester inconnu, il se présenta à un des princes du pays et s offrit pour son jardinier ( ). »
Longueur: i™,8o ; hauietir : i"',55-