Bib. mun., ms. 655, p
Catl)étitale D’angers.
ment, qui, depuis leur donation par Charles VII pisqiià présent, dit le Horeau ('), avaient toujoitrs été mises dans le fond ou le bas de l église et, de sa seule autonté, les fit tendre dans les chapelles des Évêques et des Chevaliers : il les remplaça par deux pièces de l Apocalypse, quon avait I habitude de tendre dans les transepts. De cette façon l'église paraissait mieux ornée.
Charles VII avait prescrit qu’on chanterait chaque jour à son intention certaines prières, comme on peut le voir ci-après :
« Ordinavit super hoc fei'i statutuin quemadmodum preinsertce ecclesice capitulum fecit
et statuit, voluitque per singulos canomcos in sua receptione jurari, de loco doni tempo- « ralis eideni domino Régi munus spéciale reddendo, concessit, voluit et ordinavit idem capi- « tuluni dicto domino christianissimo Régi quod ipso in humanis agente qualibet die in « exitu Primæ post pi'etiosaet orationes solitas dicatur versiculus. Domine salvum fac Re- « gem cuin oratione: Quæsuinus, omnipotens Deus, ut Carolus rex noster...et post ejus decessum, « inter orationes defunctorum quce illa hora dicuntur , dicatur versiculus aiiimce eorum in (i bonis demorentur cum responsorio et terminatione eorum... et oratione: Absolve quœ- « sunius. Domine, ammam famuli tui Car oh Septimi Regis ac famulorum famularumque « tuarum... pro remedio suœ ac suorum parentum aniniœ.
L’inventaire de Charles VI, dressé en 1422, mentionne if) : « Deux grands tappiz des « Vielz Testament et du Nouvel, appelés les Passions de fille d or et de fille d Arraz, « prisés 208 parisis. » J’avais cru pouvoir y reconnaître deux des quatre pièces précédentes, mais le récent travail de M. Guiffrey, sur la dispersion des tapisseries de Charles VII (f), ne me permet pas de m’arrêter à cette supposition. En effet, le 30 juin 1434, le doyen de la chapelle du duc de Bedfort, Alain Kyrketon, un Anglais, se fait livrer les tapisseries à sujets religieux du malheureux Charles VII, entr’autres les Vielz et nouveau testament.
La reine se trouvant à Angers, le chapitre résolut de lui faire porter la tapisserie, s’il lui plaisait de la voir, 15 janvier 1428 if).
Cette tenture, la première que possédât la cathédrale, fut réparée en 1444 : on décida de ne plus la tendre qu’à Noël, à Pâques, à la Pentecôte, à l'Assomption, à la St-Maurille et à laSt-Maurice (=).
En i533> on lui assignait une valeur de cinquante mil livres tournois f) :
Item aussy en la dite église est une grande et riche tapisserie, faicte à fil d’or, d' ai'gent sole et layne, en laquelle sont les ymaigeries du V lel et Nouveau Testament, qui se tend aux f estes solemnelles au hault du cueur de la dite église, qui couvre et circuilt le hault de la dite église, estimée valloir cinquante mil livres tournois, qui est endonimaigée depuis le temps que le d. de Rohan est evesque de la somme de mil escus.