DUC D’AUMALE
Après la mort de Diane , Claude de Lorraine, Duc d’Aumale, prit possession d’Anet. Les biens de Diane ayant été partagés avant son décès , Anet était échu à Louise de Brézé , sa femme, l’acte départagé ayant été fait préalablement en la Châtellenie d’Ezy, le 7 juin i56i. Claude de Lorraine était Grand Veneur de France. De son mariage avec la fille de Diane naquirent six enfants, trois garçons : Charles, Antoine et Claude , et trois filles: Diane, Marie et Catherine de Lorraine. En 1567 le Duc d’Aumale reçut à Anet la visite du Roi Charles IX; on conserve aux Archives nationales de Paris un acte ainsi conçu :
Nous, Claude de Lorraine, Duc d'Aumalle, Pair de France, et Loïse de Brézé, nostre espouze, confessons avoir baillé et baillons par ces présentes, à titre de cens annuel et perpétuel à toujours, à Martin Gervais, nostre Sommeiller, pour les bons et agréables services qu’il nous a faictz et que espérons qu’il nous fera cy après, quinze perches de terre et mazure, assises à nostre Vieul Chasteau d’Annet, d’ung costé et bout Nous,
d’aultre le chemin à aller droict à nostre Four à ban y estant . à la charge de nous faire païer, par chacun
an, au jour Saint-Remy, ung chapon ou cinq solz tournois, et paier lotz, gandz, ventes, saisines, amendes et déffauts, le cas eschéant, suivant la Coustume du Baillage de Chartres. En tesmoing de quoy Nous avons signé les Présentes de nos seings accoustumez, le vingt-ungniesme jour de Mars, l’an mil cinq cens soixantesept, suivant l’Édict.
Signé : Claude-Loïse de Brézé.
Le Ier février 1 5 73 , le Duc et la Duchesse d’Aumale firent un testament olographe, qui fut déposé au notaire de Châteauneuf le 5 février, par lequel ils augmentèrent de deux cents livres de rente les revenus du nouvel Hôtel-Dieu , agrandi par Diane de Poitiers, et ordonnèrent que l’administration en serait faite par le Chapelain qu’ils nommeraient , eux et leurs successeurs, Seigneurs d’Anet, ou par tels autres qu’eux, Officiers et principaux habitants dudit lieu, pour ce appelés, députeraient, laquelle somme de deux cents livres de rente annuelle servirait de même à la nourriture de douze veuves et six filles, qui devaient être entretenues dans ledit Hôtel-Dieu , aux termes de la fondation de Diane.
Ils lèguent aussi à la Chapelle funéraire de Diane deux cents livres de rente, à la charge, par les Chanoines, de faire célébrer à perpétuité, dans la Chapelle, quatre messes annuelles
DIANE DE POITIERS
et solennelles, au commencement de chaque quart d’an, pour le repos de l’âme de Diane de Poitiers; car tous les revenus fondés par Diane étaient insuffisants. Ces dispositions paraissent avoii été piises au moment d une grave maladie du Duc, car il est mort quelques jours après, le 25 février i5y3.