CORRESPONDANS DU MUSEUM
M. le baron DE HtTMBOunr ; Boamé Ion de
son départ pour l'Amérique, en 1798.
Nous avons parlé dans la Notice faistorique des serTices qu'il a rendus au Huaéum.* M. BoNPLAND, mainteiuiit à Buenos-Ayres ;
nommé en même {emps que M. de HumboMt.
A son retour du Tojage qu'il arait hit STee H. de Humboldt, i) a commencé la publication des plantes qu'ib avaient recueillies ensemble, et qu'ils ont données au Huséum. M. BA11J.0N , à AbbeTiUe.
Il a enrichi la coUectioa de loologie de I& plupart des oiseaux d'Europe, et principalement des oiseaux de mer, dont il a fait une élude particulière. H nous a fait par- Yenif aussi des mammifères et des poissons. Fen H. Bâillon MD père, autrefois correspondant du Jardin du Roi « avait envoyé un grand nombre d'objets pour la eoUoclioD de Eoolo^, et bcaucoopde notes dont Buffon a fait usage, en le citant, dans son Bistoire des oiseaux.
l!A. Sort de SAiNT-MmcsNi ; nommé lors de
son départ arec 1« capitaine Baudîn.
Il faisait partie de l'expédition des découvertes en qualité de zoologiste , mais il s'arrêta à Itle de France , d'où il alla visiter 'les principales îles de l'AIHque ; il a inséré dans nos Annales des mémoires sur les conferves , et publié plusieurs ouvrages 4'bistoire naturelle.
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COaRKSPOfiDANS. lS3
M. FiCflQM , aoologùte à Boulognë-eiir-«er ; nommé en 1802.
A ùàï pfauituri eiiTOM d\>iaeAtix pour le isabioet.
M- Faujjji (Alexandre), fils du professeur, mainteaant à la Guadeloupe ; nomméen mars 1 8o3. A envoyé dea obsorrationa sur dei fouiles de Is Giudcloupe. M. LioHHARS , professeur de minéralogie à Heidelberg ; npinmé en 1808.
II a earoyé plusieurs échistHlons de mJDéraux pour ia collection, n a publie un grand nombre d'ouTrages de miaéralogie , et récemment ud éxcelknt traité de cette scienfee. M.Makcel de Sebhks, professeur de minéralogie à Montpellier; nommé en 1 80g , lors de son voyage en Allemagne.
Il euTOja de' ce pays des objeU Intéreeeant pour les coUeo-
tions de minéralogie et de soologte. 11 a ittséré dau nos
Annales piasieun mëmome sur l'matwnie des inseetes.
M. Tboost (Gérard) , chirurgien de la marine
hollandaise; nommé en |8ro.
A envoyé des minéraux pour le cabinet.
M. C0RBIÉA DE SEaBAjaujourdliuinienibre du conseil du roi et du conseil des finances k Lisbonne ; nommé correspondant en 181 1 , lorsqu'il partit de France pour aller aux États-Unis.
Il a inséré dans nos Annales debeaux mémoires de carpologle, et envoyé de Philadelphie divers objets pour le cabinet M. Tatisat, à Rio-Janeiro; nommé lors de son départ pour le Brésil, en i8i5.
A envoyé uue collection d'oiseaux en 1816.
l84 HI&raiRE DIT KVsiVM.
M; Sadit-Yves , dûrargien de la marintr.
A fait plusieurs eoToia de praioes des Iodes orienUle*.
M. Lbach, de la société royale de Londres ^ conserràteur des collections de zoologie aa Vtaséum britannique ; nommé en iSi8.
A Tait plusieurs envois dans toutes les parties du règne aninul, ' M. HiTCHiLL , professeur d'histoire naturelle Si New-York; ncnnmé en janvier 1821, A euTOjé beaucoup d'oints d'hbtoire naturelle de l'Amérique du nord.
' M. Wallich , surkttèndant du jardin de botanique de Calcutta ; nommé en janvier 1821.
A envoyé beaucoup de graines et des sqn^leltes d'animaux,
M. Mac-Leat fils , membre de la société linnéenne , à Londres; nonuné en avril 1821.
Auteur d'un ouTraged'eotomologie : aenvf^ébeaucoup d'in-
seelcs et im omithorinque coDserr&Jans l'esprii-de-Tia.
M. d'Okbigkt , à la Rochelle ; nonuné en mai A fait des envois de mollusques, de crustacés etda fas)ites>
et inséré plusieurs mémoires parmi ceux du Haséum.
M. BbcKLAND, professeur de minéralogie et de géologie à Oxford; nommé en juin 1821.
A'Ihitde très-beaux envois de miiiéraux et d'ossemens fossiles.
M. DuRANP DE. ViLLEGÉGUE , à la Martinique ; nommé en juillet 1821. ' A envoyé des ogoons de très-belles Hliacéei.
bïGoQt^lc
l86 HISTOIEE DV MVSivU.
Les fonds pour le .htrdîn au Roi , ' d'après les-états de 1789, étaient de. . 104,2696-.
U faut y joindre ceux de la ménagerie de Versailles , puisque cette ménagerie a été transportée an Hnséum. Ces fonds étaient de ioo/x)o
Total. 204,36g Les fonds fixés anjourd'bui par le budget pour l'entretien du Muséum et le paiement des employés sont de 3oo,oo6 fr. C'est moins d'mi tiers en sus de ce que coûtaient autrefois le jardin et la ménagerie. ' '
MaintMiant comparons le Muséum an Jardin du Eoi tel qu'il était en 1 789 , sous le rapport de l'étendue , des constructions, des collections et de l'enseignement
dcrnièxei lUDéet de U vie de BaKm. Ccpendint m ■'■Tait pu obleiw lea létnluti «nxqnebon eitpureBD depoû; l'etueigncinciit ttût trt» bonté , «t l'on D'arait pn mettre en hutnonie tootii lea partie* de l'élablÙMiDCat.
Lci placei ipii ont tt( «opprimée* aa Jardin pai la noitf elle oigaoUation, lont : i* celle d'inteodaDt qoi cofttûtiiiODofr. , un) jeomprendre le* fr*ii da (ccritariat qtii itaient de 8,000 b. s f' celle d'ai> chitecte, dont leiappolntemeiu Giea étaient de 180c fr. j 3* celle d'an capitaine chargé de U police da lardia, ani appoînlemeiu de iooofr-, ajBDt ton* ICI (atlrea troiiptrdei boaqneti, dont chacun lecenût 61x1 &■ Od >age que le aenice eat fait bien mieux , et d'une manitre bien pina con*eoable dani un éitablinement rojal , par une compagnie de tDilitaireBrqni n« co&te point de frabextraordinaireai l'âtat(«t pour ^u^le fwste du Jardin eit une rettaitt ^léaUe.
COMPABAISON DE L'ÉTABLISSEMENT. 187
Le Jardio du Roi cootenait en 1 789 , l^i arpens.
l88 HlSTUIltE OU MUSEUM.
tures actuelles sont avec Jes abciennea dans le
rapport de 9 à i. '
Quant aux collections :
Le nombre des plantes vivantes est doublé. Les herbiers contiennent six fois plus de plantes; la collection des fruits et autres produits du règne végétal est augmentée dans la même proportion.
La collection de quadrupèdes et d'oiseaux est vingt fois ce quVUe était. Celle des poissons, aujourd'hui la plus nombreuse qu'on connaisse, n'était presque rien auparavans. Celle d'insectes ne contenait que i5oo individus, elle en offre aujourd'hui plus de 40,000 appartenans à ^2,000 espèces. Celle des coquilles s'est aussi beaucoiq>. accrue.
La collection d'anatomie comparée , celle des (fêsemens fossiles et celle de géologie , si riches aujourd'hui, n'existaient pas.
La ménagerie de Versailles n'offrait qu^un petit nombre d'animaux, elle ne servait pioint àl'en* seignement de la zoologie : celle du Muséum a vu paraître successivement plus de 5oo espèces d'animaux étrangers , «t nous a mis à même de faire des observations très-importantes.
La beauté du jardin , la grandeur des édifices , la rishesse des collections , ont fait du Muséum '