‹ Histoire et description du Muséum d'histoire naturelle,: ouvrage rédigé dChapitre 20 sur 37 · COMPARAISON D^ L'ÉTABLISSEMENT · texte numérisé non relu

COMPARAISON D^ L'ÉTABLISSEMENT

un monument magnifiQué : mais c'est l'ëtendue

IQO KISTOIBE DU MUSEUM.

digieuse quantité de 'graines, dé boutures et de

greffes.

Si , |H-enant pour base les frais que coûtait le Jardin du Koi,~ on 'évaluait ceux que doit exiger l'entretien du Muséum , d'après l'étendue des objets qu'il embrasse et le nombre des emplois qui y soat établis ; on supposerait que ces frais doirent être au moins quatre fois plus considérables ; et cependant Ta dépense du Muséum ne surpasse que d'un tiers ce que coûtaient jadis le jardin et la ménagerie du roi. Cette économie «st la suite de son oi^anisation. L'administration qui le régit est essentiellement conservatrice et prévoyante , elle distribue selon les besoins de chaque partie les fonds mis à sa disposition , elle surveille les moindres détails , elle emploie les ouviriers attachés à l'établissement pour faire les réparations au moment où elles sont nécessaires, elle ne donne rien à entreprise et faft exécuter • les travaux sous ses yeux, en calculant toujours les dépenses sur les fonds qu'elle a eh caisse ; enfin elle rend compte au ministre de toutes ses opérations.

11 faut ceperidMrt convenir qpe le Muséum recevant tous les jours des animaux vivans , des arbrçs étrangers et des collections nouveHes dont la préparation et la conservation nécessitent des

COHPAftAlSOH DE L ETABLISSEHEKT. I9I

frais, il peut'flnriVer que malgré récononûe U plus fiëvère , une afigmentatiou 4e secours soit indispeiisable pour prévenir des pertes qu*il serait dams la suite bien. difficile de réparer : mais le gouvemement est trop éclairj^ pour ne pas proportiemner leS' encouragemens qu'il accorde au Muséum à l'utilité toujours croissante de l'établissement , et aux résultats qu'il est sûr d'en obtenir.

Nous terminerons ce tableau par une considération qui ne sera pas sans intérêt aux yeux de ceux pour qui le spectacle de l'harmonie sociale et de la félicité domestique n'est pas moins touchant que celui de la nature. Au milieu de l'agitation d'une grande ville c'est vraiment une belle chose qu'un établissement où sont réunies cinquante familles vivant en paix, occupées de travaux utiles , contentes de leur sort, attachées au lieu qu'elles habitent pour la vie, et s'enorgueillis^ sant de sa prospérité , soumises volontairement! à une hiérarchie qui maintient l'ordre sans blesser ramour-fM-op^e , étrangères aux rivalités de professions comme aux dissensions politiques, et bénissant à la fois le gouvernement qui les protège et l'administration qui les régit. Les savans qui se livrent aux recherches les plus difficiles ^ aux théories les plus élevées pour pénétrer les secrets

19a HI^TOIftB DU MVSivW.

de la nature , rapprochent d'eux les ouvriers, et ceux-ci sYclairant par le reflet des connaissance» qui les eoTironnent, jooissent du résultat des travaux qu'on leur Hit exécuter. Tous concourent au même but, et c'est ici que se trouvent ensemble les deux sources de bonheur dont parle Virgile

Félix qui potuit renim cogaûBtxn causai. . . . • FortubBlus at iUe deos qni oOTit agresles-

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