AGRICULTURE
ÉoonoiBte mrale et forecUére.
MM
Le territoire de Meudon est presque entièrement couvert de bois; cependant sa richesse proprement dite, ainsi que nous Ta* Yons déjà dit en parlant de l'industrie, consiste en vignobles, attendu que la forêt appartient au domaine de la couronne.
Grâce à ce que le soleil vient presque tous les jours dorer les coteaux de Meudon, et à la puissance d'un engrais connu sous le nom de gadoue que fournissent les rues de Paris, et qui, s'il fume bien la terre, ne parfume guère, il faut Tavouer, Tair du pays, on récolte, dis-je, du vin très convenable pour les personnes qui veulent s'exciter l'appétit. Il est très apéritif et possède un certain bouquet ou goût de terroir qui n'est pas à dédaigner ; avec du soin on en fait un vin clairet très agréable ; et, afin de rassurer mes lecteurs qui pourraient m'opposer celui de Surôtie , je m'empresse de leur rappeler qu'au diro de Pline les vins de la Gânie ont été {autrefois recherchés en Italie : c'est qu'à oettè époque on visait moins à la quantité aux dé-> pons de la qualité, qu'aujourd'hui.
L*olivier d'Euj(*ope (Olea europtea), qui vient quelquefois en pleine terre ^ une latitude
p)m élevée que la nôtre, en Angleterre, par exemple, et qui parait môme ayoir été cul** tîvé avec quelque succès dans Lutèce, au temps des Romains, n'anrait-^il pas réussi également à Meudon, il y a un siècle et demi environ ? C'est ce qu'on serait tenté de croire, d'après ce vers de Tabbé du Jarry :
Vous n'étalez pas moins d'appns, Ombrages chéris de Pal las \ (i)
Cependant j'aime mieux supposer que ces.
ombrages chéris de Minerve ne sont autre chose que ceux des chênes consacrés à Jupiter, son père.
La végétation est, en général, très active dans les parties basses de la forêt , là où il s'est accumulé une plus grande quantité de terre végétale ou d'humus ; elle y est encore favorisée par une humidité presque con-
(1) Ode précitée.
stante, tandis qu^elle se ralentit un peu sur les hauteurs dépourvues en grande partie de ces avantages à cause de la présence des meulières dont je parlerai plus loin ; mais si le bois croit difficilement dans un terrain rocailleux» en revanche il est meilleur et porte même, à cause de sa qualité, le nom de bois de roche. Je crois devoir faire remarquer à ce sujet, qu'une belle entreprise pour le domaine de la couronne consisterait, suivant moi, à défoncer toutes les parties du sol qui se trouvent dans cet état. A l'avantage d'en extraire des pierres employées en si grande quantité à la construction toujours croissante des édifices, extraction qui couvrirait sans doute bien au delà les frais d'exploitation , on joindrait celui d'avoir transformé un sol aride en terre presque compa- . rable à celle des bas-fonds, après avoir eu soin, bien entendu, de mélanger intimemeiit
les sables et les argiles que ces dernières recouvrent ; on ferait ainsi sur place une espèce de marnage , d'où il résulterait à tout jamais un fonds très productif, soit qu'on le replantât uniformément, et sans qu'il lût pour cela nécessaire de changer la nature du bois , soit qu'on le destinât à la culture des céréales ou à toute autre chose ; on le ver»
rait, j'en suis persuadé, rapporter en bois le double de ce qu'il donne actuellement, ce qui compenserait bien la qualité devenue inférieure de ce combustible. Singulière destinée des choses de ce monde ! ce qui a fait jadis abandonner le défrichement des forêts pourrait donc à présent , dans certaines localités voisines de la capitale, être considéré comme une double richesse territoriale.
L'opération que je préconise , serait sans doute tentée avec avantage dans le bois de Gâllardon, où il existe une foule de trous rem]^
d'eau croupissante les trois quarts de Tan-* née, et qui empêchent les arbres de se propager ; il conviendrait bien de les combler, tout en arrachant les meulières qui sont encore très abondantes sur ce point , et en nivelant le soh On fait en ce moment quelque chose d'analogue dans les Bruyères-de-Sèvres qui appartiennent à des particuliers, et je ne doute pas que ceux^^i n'en retirent un jour les plus grands avantages»
Les principales essences de la forêt sont de cbènOt de bouleau, de châtaignier, de trem-* ble, de charme, de frêne et d'érable, les^ quelles ont dû, de tout temps, en former le fonds ; les hêtres sont assez rares^ quoiqu'ils paraissent s'y plaire.
Passons maintenant en revue les prinei^ paax arbres que la nature et la main des hèmmes ontdissémîn^ sur tout le territoire de Meuéon.
La belle propriété du général Jacqueminot, quoique contiguë au village, n'en renferme pas moins un beau groupe de chênes séculai-* res. Le rendez-vous de chasse du rond d'Drsine se fait remarquer aujourd'hui par un magnifique arbre du genre Fagus, appartenant à la variété purpurea, et qui, par son feuillage des plus sombres , est comme en deuil au milieu de ses congénères ( F. sylifa-tica). Les conifères sembleraient aussi devoir très bien réussir, à en juger par les exemples suivants De magnifiques allées de pins ornent le petit parc du château de Meudon; il existe aussi des massifs de ces mi^es arbres pleins de vigueur, dans l'anciim enclos du couvent des Capucins , converti aujourd'hui en villas déiideuses ; dans celle de M. Joly, si heureusement située, on remarque deux pins rivalisant par leur port avec tout ce que l'on peut rencontrer de pluç
beau en ce genre dans ]es forêts de la Scandinavie ou de la Russie. Près de là, dans une autre jolie propriété, dont j'ai déjà parlé sous le nom de la Ferme , ce sont, au contraire, des sapins dans toute leur vigueur, et dont les longs rameaux s*abaissent avec grâce jusqu'à raser la terre. Les cèdres ne le oè« dent point en beauté à ces arbres de forme pyramidale, et semblent aussi avoir rencontré une nouvelle patrie sur les hauteurs de Meudon. L'ancien parc de Bellevue en renfermait de superbes , et il en existe encore un groupe fort remarquable près du passage du chemin de fer ; la magnifique propriété de M . Scribe, à Hontalet, est ornée aussi d'un arbre du même genre, qui riyalise presque avec le cèdre populaire du Jardin-desflantes, planté par Bernard de Jussieu en 1 735. Dans la forêt même , au milieu du carrefour de r£toile-du-Pav6<le -Meudon , j'ai vu planter
un de ces végétaux dont la tige s'élève déjà majestueusement et se couvre de strobiles ; enfin, dans Tagreste village de Véiizy, près de la porte du bois , rien n'est plus gracieux à voir qu'un de ces enfants du Liban , dont les rameaux aplatis, en s'clendant au dessus d'une pauvre chaumère, semblent vouloir la mettre sous leur protection.
indépendamment de tous ces arbres résineux au feuillage invariable comme celui des palmiers, d'autres végétaux, encore plus étrangers qu'eux, y réussissent à merveille, ainsi, l'on voit le tulipier du Japon, égaler presqu'en hauteur les arbres de la forêt, et se couvrir de larges corolles rougeâtres autour de la Mare-Adam , dont le centre est occupé par un cyprès chauve ( Taxodium distichum) de rAmérique septentrionale, que Ton a bien tort d'élaguer. Je n'ai pas besoin de parler des catalpas; dans les jardins de
bellevue » ils confondent partout leurs lar^ feuilles avec tes feuilles profondément digi-tées du marronnier ; aux thyrses panachés de ce magnifique végétal de l'Inde (1), succèdent ceux d'un rouge éclatant de son con* génère {Œsculus rubicunda); le Magnolia de la Chine y étale aussi ses pétales Uanes comme l'albâtre; enfin, à peine le Jardindes*Plantes a-t-il eu reçu le Pauloivma iwnperialis du Japon, que nous avons vu îd un de Bes r^etons pousser à rue d'oeil en plràne terre, et développer des feuilles qui contrastent singulièrement, par leur grande dimen-sion, avec celles des autres arbres (2).
{1 ) Oh ! que j'aime à vous Toir, borsaux krges feuillages Xtont l'Lnde embellit -ses rivaf^e&L ,.
( Ode traduite de Boutard sur Meudon.)
(2) A propos de ces arbres exotiques, il m'est impos^ siblede pas$er sous sftence les magnifiques ré6Hl>rat$ èb-
Comme partout ailleurs, on remarqué dans la forêt de Meudon de très beaux chênes séculaires ; les plus remarquables se trouvent dans les lieux bas, et surtout près de la porte de Clamart; mais rien n'égale celui de Doisu, connu aussi sous le nom de chêne de Hen-
tenus par U. Gabriel Pelvilain, de Meudon , dans lepo^ tager du château dont il est le jardinier en chef, il s*y est livré depuis longtemps à la culture des ananas. J'ai été à même de voir ces végétaux dans des contrées où ils croissent en pleine terre, telles que le Sénégal , Cayenne et laMartinique» et je dois avouer que les nombreux élèves deU. Pelvilain, par la beauté, le volume et la saveur des fruits^ me les rappellent parfaitement. Cet habile horticulteur, qui a remporté tous les prix que peuvent accorder les sociétés d'encouragement pour Thorticulture , est, je crois, le premier qui soit parvenu en France à obtenir des ananas de semis. Mais le plus remarquable de tous ses essais est, sans contredit, le bananier du paradis (Musa parfis idiaca), qui, au bout de dix-huit mois envi* ron , laisse pendre un régime de toute beauté; les bananes succulentes s'y pressent comme dans ceux des colonies, et leur belle teinte jaunâtre contraste de ta manière la plus tranchée avec celle d\in vert foncé des immenses feuilles rubanées qui couronnent le figuier d'Adam.
ri III : €'ast assurément Tm ées plus andens arbras de la (oréU si même U n'en est pgs le dofen. A le voir isolé, on le i»^n<farAit pour un de €68 chênes que les habitants de Ytpke consacraient à Jupiter. U se trouve près d'un pavillon que Henri IV a habité, et qui s'est bien conservé jusqu'à présent , quoiqu'il ne soit cimenté que par un torchis, le plâtre n'étant pas connu à cette époque.
Je dois aussi mentio&ner d'une manière particulière un noyer qui abrite le manège de la plâtrière de M. Obeuf. Ce magnifique enfant des bords de la mer Caspienne, dont le tronc a 3 mètres 41 cent, de circonférences produit dans une bonne année jusqu'à 23 hectolitres (180 boisseaux) de noix vertes, ou 7 hectolitres environ à l'état sec.
Autrefois, on était dans Tusage, comme on lest encore dans beaucoup d'endroits, d'ex^ ploiter les forêts en les mettant en coupes
réglées, c'est-^à-dire d'abattre chaque aonëe dés portions de bois déterminées , et de n'y laisser çk et là que des baliveaux ; mais au-^ jourd'bui la métbodedes éclaircies, en grande fateur en Allemagne» et qui consiste à n'a^ battre seulement que les arbres susceptibles d'être débités avec avantage^ ou qui cessent de profiter, commence aussi à faire de grands progrès en France. Bientôt, espérons^le, nous ne fétons plus attristés par le spectacle do dépouillement complet d'une partie de nos forêts. Néanmoins , comme on suit encore ilmuKanément et l'ancienne méthode des aménagements et la méthode nouvelle , oa M trouvera peut-être pas mauvais que je ddflAe ici quelques conseils à Végard de la preVÊàèvis.
11 SArait à propos, suivant moi, de conserver dans te$ parties en exploitation une bordtfre de bois sur tous les points exposés à
recevoir le premier choc des orages, là où le vent menace le plus d'exercer sa furie. En effet, comment en serait-il autrement, lorsque les baliveaux, ordinairement élancés par suite du contact des autres arbres, et dont la tête est tellement touffue et pesante, qu'à la moindre agitation de l'air on les voit s'incliner, se trouvent tout à coup abandonnés à eux-mêmes et exposés à tous les vents. Il n'est donc pas étonnant qu'à la suite des coupes , Ton voie tant de ces arbres jonch»
le sol.
C'est ainsi que, dans le violent ouragan qui eut lieu le 18 juillet 1841 , une grande partie des baliveaux qui restaient d'une coupe voisine du carrefour du Belvéder, et exposés à toute sa fureur, furent déracinés, brisés ou renversés. La cause avait été si puissante, que les troncs de plusieurs de ces arbres , bien qu'ils fussent des chênes dans toute leur
vigueur , étaient comme tordus sur euxmêmes et réduits en lanières. Il y avait aussi deux ou trois chênes de grande dimension renversés, avec une motte de terre énorme qu'ils avaient entraînée dans leur chute.
Ayant eu Fidée de rechercher si les vents pouvaient laisser une empreinte profonde au i^in même de la forêt de Meudon, j'en ai précisément acquis la preuve dans le voisinage du lieu où il avait abattu tant d'arbres. La forêt, sur ce point élevé de 164 mètres au dessus du niveau de la mer, et jjle 44 mètres seulement au dessus du pavé de Versailles, forme un cul-de-sac dont l'ouverture, dirigée du sud-est au nord-ouest , regarde cette ville ; et, pour le dire en passant, c'est précisément la direction que suivent en Europe les vents les plus violents et les plus constants. Â mon grand étonnement, j'ai donc reconnu que les chênes, même les plus gros,
épars sur le penchant occidental de cette val* lée, se trouvaient dans les mêmes conéUMm»
que lea arbres des côtes de la Manche exposés à toute la fureur des tempêtes ; ea effet, leur tête, au lieu d'être pyramidale, s'infléchit et prend une forme que je ne saurais mieux comparer qu^à celle d'un bonnet phrygien , dont la pointe serait tournée yers la colUne ; ou bien affecte celle d'un balai de bouleau qui aurait servi quelque temps dans la même sens , disposition surtout frappante dan$ les arbres des côtes; Faction violente et prolongée des vents de nord*ouest sur ce point de la tbrêt. favorisée encore par la disposition de la vallée, est donc des plus manifestes. Nous avons eu occasion de constater nous-mêrae en Islande et en Laponie (l) que
(1; Voyez pages 61 et 366 de la partie géologique et bo(ani(^e du voyage en Islande elau Groenland.
l'aetkwckis T«nts doomManls est te lie, qu'elle devieRt, pour me servir é'dne expression €»« pable de rendre ma petaée^ rasante ; «on** setdement les chétifa arbuste» de ce» conirées wpteftbrionaies , sont exactement conciles sur le soU entre les débris de pierres cpiî le recoarrenl , et leur permet êe déve^ h)ppev qudifaes timides bourgieons, mais leursi tronc» sinueux indiquent encore parfoilennsnt la direction du puissant agent qui ne ossse d'inquiéter la naiare. Enin , si Voti «xasHûoe le tronc de» gros arbres de la forêt de Meadenv or verra qu'ils sont générâtesment pins couvert» de cryp4ogame» ml plus Bwosras, da«»» toufe la partie qui correspond au sud-ouest que dan» les antres , nouvelle preuve de la permanence des vents humides qui soufflent dan» cette direction.
Puiaque je me suis déjà permis de donner qiiekpie» conseil» d'ceonomie Ibrestière ,
j'appellerai encore Fattenticm sur la terre dé bruyère et rarrachement des manYaisês plantes que son exploitation entraine.
On est dans l'usage, depuis très longtmnps, d'en aller prendre dans la forêt pour les serres chaudes ; je ne connais rien qui lui soit plus préjudiciable , autant la voir pulluler de lapins ou de mulots. Pour se procurer de cette terre, qui n'est qu'un mélange de sable et de matières végétales imparfaitement dé* composées , on arrache ordinairement les touffes de bruyères de manière à enleyer facilement toute la terre végétale engagée dans ses radicelles. 11 en résulte que l'on frappe de stérilité complète, pendant un laps de temps considérable, les places de la forêt où cette opération a été pratiquée. 11 faut tant d'années et de repos absolu à .la terre , pour que, dans les places sablonneuses, il se développe des cryptogames dont la décom--
position permettra à des plantes herbacées de croître , puis à des bruyères , enfin à des arbres, qu'on devrait y regarder à deux fois avant de permettre de prendre de la terre de bruyère. C'est absolument comme si, après avoir ens^nencé un champ, on venait à en retirer le fumier, presque tous les grains ne manqueraient pas d'avorter. Ne serait*il donc pas possible de suppléer à cette terre si recherchée des horticulteurs , par un composte artificiel, en mélangeant du sable avec du terreau, ou de Thumus delà forêt prisdans les lieux où il est en excès, et finit même par nuire à la végétation ; mais il est si commode de prendre les choses toutes créées !
11 y aurait aussi quelque chose à dire relativement à la faculté que l'on accorde d'arracher les bruyères et autres broussailles immédiatement après les coupes. Certainement, je suis bien loin de m'opposer à ce que
ées ntibeuf eux viennent ramasser au viem bms et des arbustes de peu d'importanee ; il faut , conune disait Henri IV, qoe toni le monde vive ; mais il n'est pas moins vrai qu'en arrachant les plantes herbacéfes, on eipose la terre à se dessécher phrs rapidemenlL Comment se fait-il donc, par exemple, que des arbres forestiers , bien que placés dans les cîrecmstances tes plus défavorables, sur des points élevés, arides^ et par les temps tes plus secs , conservent leur belle verdure , tandis que, dans les jardins dT agrément, anfmes par des sources, tout se flétrit, que les arbres se dépouillent de bonne heure de leurs feuilles? La raison, je croîs, en esf facile à donner : dans le premier cas , le sol s'est couvert à la longue d'une enveloppe inextricable de mousse, de plantes herbar cées , d' arbustes , qui non-seulement enrpèebe Thamldlté acquise à la suite des pluies
de s'évaporer , mais encore attire celle de l'air sous forme de rosée. Dans l'autre cas , au ' contraire , on ne cesse de labourer, de biner sous les arbres pour enlever les herbes, ce qui rend la terre meuble, bon conduc* teur du calorique, non seulement plus légère et facile à sécher, mais y favorise encore rintroduction d'une foule de coléoptères qui y vont pondre leurs œufs, tels que le hanneton, dont la larve, au bout de deux ans, dévore les racines des arbres ; de là, tant de plantations qui, malgré les soins extrêmes dont (m les entoure, fout le désespoir de propriétaires courbés encore sous le joug de»
préjugés. Qn devrait au moins se borner à faucher les plantes dans les taillis, et non pas {e&arrajcher.
Botanique.
Quant à la botanique proprement dite, le^ personnes curieuses de connaître les plantes de la Flore des environs de Paris qui ne se trouvent guère qu'à Meudon, ainsi que les principales localités où elles croissent, en peuvent consulter la liste ci-jointe , pour laquelle j'ai suivi Tordre de la méthode nou<velle.
ACOTYLÉDONES.
Champignons.
Clayaria ophioglossoïdes (Bruyères-de-Sèyres). Bolelos obliqnatns.
Morchella escolenta (dans le petit parc du château). Phallus impudicus.
Etgopbrdonnées.
Lycoperdum cervinum.
Observation. Ce champignon^ qui ressemble si bien par sa forme à la truffe^ et connu aussi sous le nom de truffe jaune ou de truffe de cerf ^ parce que ces animaux la recherchent^ dit-on^ à Pépo que du rut^ a été récemment découvert par M. Ghambellant ^ garde-général, dans la forêt de
— âiO —
Meadon, en faisant défoncer anealléeprès dulHail; ii a été aussi recaeilli le long des mors du clos de ce nom^ par M. Loron jeune qui le cultive. N'oublions pas de rappeler que ce Sosie végétal déjà observé à Fontainebleau ^ au bois de Boulogne^ et dans lequel beaucoup de personnes y qui ont horreur des champignons de couche^ se plaisent^ par une singulière contradiction ^ à ne voir qu'une véritable truffe y passe pour être pernicieux aux hommes. (1)
Lycoperdum fividutn.
— pusillum.
— boletoîdes.
Htpoxilons.
Hypoxilon radicosum .
Sphœria granulosa.
Stilbospora ovata.
(i) M. Adolphe broDgniart m'a cependant assuré que la vérîlable IrufiFe {Lycoperdon tuBer) se trouvait aux environs de Patisr; niafâ elle est faerle ér dr^ingaer <fe la ifcissc {Ly€ùperdtmi eerwinam ) f avec laqueUtf les marchands la mélangent^ dit-on, aujourd'hui, par sa couleur extérieure noirâtre, et surtout par son odeur 5a» generîs.
Opegrapha
hystéroïdes.
VerrQcaria
calciseda.
dafourii.
concentrica.
LlGIlBNÉBS.
Galiciom
sessile.
Palellaria
dicksoDii.
deirita.
effusa.
hypnorum.
parella.
Bhizocarpon
gcograpbioaiii.
Psora
vesicularis.
Collema
granosom.
crispum.
lacerum.
Physcia
chrysophthalma^
fraximea.
Scyphophorus delicatulus.