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XVI PRÉFACE

fort et trop vite, était obligé de faire feu sur lui pour lui résister.

Il en faut donc bien convenir : la royauté ne voit jamais se dresser devant elle le ballon subitement gonflé de ces grandeurs improvisées. Ces météores irréguliers ne traversent pas le ciel de la monarchie. De tels incidents sont, au contraire, dans les habitudes et en quelque sorte dans le tempérament de la république. En France, en particulier, cela est certain, car ce que Ton craint aujourd'hui, ce n'est pas un mal inconnu, c'est une rechute. C'est la seconde fois que, précipitée en république, la France semble prise de la fantaisie de dire à un homme qu'elle ne connaissait pas la veille : « Tiens, voilà mes lois, voilà mes libertés, voilà mes populations, mes finances, mon armée, mes souvenirs, mes traditions : tout cela est à toi, je t'appartiens tout entière, fais de moi ce qu'il te conviendra » !

Faut-il cependant nous calomnier? Est-ce seulement quand elles sont transplantées sur le sol de la France, que les institutions républicaines sont sujettes à ces défaillances? Est-ce

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