IV PRÉFACE
et je témoignerais surtout moins de confiance dans la sincérité de ceux qui l'ont toujours à la bouche. Ma conviction n'a pas changé : mon langage serait peut-être un peu différent.
Plus tard, l'attrait d'une curieuse découverte et la possession de documents inédits m'ont amené à étudier les ressorts de cette diplomatie savante, à l'aide de laquelle de grands rois secondés par de grands ministres avaient assuré à la France une situation prépondérante dont de moins habiles et de moins heureux l'ont laissée déchoir. Plusieurs des morceaux détachés qu'on trouvera ici sont dus à cette préoccupation d'un ordre entièrement différent de celle qui avait occupé ma jeunesse \ Mais, là encore, comment empêcher que le souvenir importun du présent ne se mêle à tout moment à la recherche et au tableau du passé? Comment parler de nos victoires d'autrefois sans penser à nos malheurs récents ? Et com-
Les Préliminaires de la Guerre de Sept ans, p. i, — Le Ministère des affaires étrangères avant et api'ès la Révolution, p. 87. — Discow's à la Société d'Histoire [diplomatique, !•' juin 1887, 24 mai 1888, p. 387 et 395.