D AGRICULTURE ET SCIENCES DE- BGRNAY
homme qui dépose un grain dans ud sillon aide Dieu et sert la nature *.
Laissez -moi donc dire, avec Fautorité de Lamartine, que, dans ce concert de la science et de ragriculture, si le savant est le confident à qui Dieu révèle une partie de ses secrets, le moindre laboureur est Tassocié de son œuvre. L'un et l'autre vivent de ses largesses et (qu'ils le veuillent, qu'ils y songent ou non) célèbrent ses bienfaits. Car le D^eu qui, par une seule de ses paroles, a fait la lumière est celui qui donna le génie h Fresnel pour en pénétrer la nature et en décomposer les rayons ; c'est celui aussi qui prête à ses rayons eux-mêmes la chaleur qui fertilise nos champs. Science et agriculture rendent donc un égal hommage à son nom, et ce nom, ce nom divin, est proclamé par toutes les voix comme par tous les échos de la nature. On peut, dans des jours d'égarement, l'effacer du frontispice des monuments ou des lois élevés par les mains humaines ; du haut d'une chaire ou d'une tribune, on peut feindre insolemment de l'ignorer : on ne Tempê-