‹ Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou Albigeois (volume 2)Chapitre 21 sur 64 · RÉMISSION DES PÉCHÉS ET INITIATION AU MONDE SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

RÉMISSION DES PÉCHÉS ET INITIATION AU MONDE SUPÉRIEUR

Comment cette union se rétablit-elle, ou comment l'âme obtient-elle le pardon de ses péchés et la délivrance d'entre les mains du principe mauvais? En ce point la doctrine des Cathares différait profondément de celle de l'Église orthodoxe; car, comme il a été dit plus haut, ils ne pouvaient attribuer aucune puissance pour le salut à la mort de Jésus- Christ; cette mort n'a été qu'apparente, le but en a été moins de satisfaire à la justice de Dieu , que de tromper le diable. Cependant il faut aussi aux Cathares un moyen d'ob-

1 'Etal Y«p £uvou/oi, onrivsç sx xoïkiaç [kr^poç £y£vvv]6r,Gav ooror xai sictv euvou^oi, oixivgç suvouy icO^cav utco twv àvôporrctov xat staiv suvoïï/oi, oI'tivsç euvouytcav éauToùç cià r/jv êaaiXaav xtov oùpavwv. ô ouva;/.£vo<r/top£Ïv, /topctTto. — Evang. Joh., chez Benoist, 1. 1, 292; Eckbertus, 905; Monela, 315 et suiv. ; Disputatio, 1712.

2 Moneta, 326 et suiv.

3 Actes de l'Inquis. de Carcassonne, 1505; Doat, XXXÏY, fo 100; Eymericus, 274.

tenir la rémission de leurs péchés et de rentrer en grâce auprès de Dieu 5 celui-ci étant la bonté parfaite, ne peut avoir aucune communauté avec ce qui est encore mauvais ou imparfait; l'âme ne peut espérer de revenir â lui qu'après s'être dégagée de tout ce qui l'attache au règne du mal et à son service impur. Outre le mérite de Jésus- Christ, l'Église enseignait aussi que par de bonnes œuvres on pouvait diminuer le poids de ses fautes, qu'on pouvait offrir ces œuvres à la justice divine en compensation des péchés et s'attendre alors à un jugement moins rigoureux. Les Cathares niaient entièrement le mérite de ces œuvres satisfactoires ; toute action bonne et pieuse n'était a leurs yeux que le simple accomplissement d'un devoir imposé par Dieu lui-même, et ne contribuait en rien a l'expiation d'une culpabilité trop profondément enracinée dans l'âme, pour pouvoir être effacée par quelques œuvres isolées, qui bien souvent ne sont bonnes qu'en apparence1. Il n'y a qu'un seul chemin pour arriver à la rémission des péchés , c'est une pénitence radicale , un changement absolu de vie; et il n'y a qu'une seule manière de faire pénitence, c'est de renoncer au monde et d'entrer dans l'Église cathare ; dans cette Église seule on trouve les moyens et l'assurance du pardon; hors d'elle il n'y a point de salut, la foi cathare est la seule qui sauve, ceux qui l'embrassent sont seuls certains que leurs péchés sont a jamais oubliés2.

La réception dans l'Église cathare se faisait par un acte solennel, qui n'avait pas seulement une signification symbolique, mais toute l'importance et tous les effets d'un sacrement. Au dire de la secte, cet acte est institué par Jésus- Christ, quoiqu'il soit tout autre chose que le baptême d'eau , qu'ils rejetaient comme étant une institution du mauvais

1 Monela, 306 ; Reinerius, 1765.

2 Ebrardus, 165; Monela, 596; Reinerius, 1762; Eymoricus , 274; — es Bogomiles : Eulhymius, Narralio de Bogom,, 55.

Dieu. Ils ne prétendaient reconnaître que le baptême du Saint-Esprit, qui se conférait par l'imposition des mains, et qu'ils appelaient le Consola mentum* . Ce baptême fait descendre sur l ame le Saint-Esprit 5 suivant les dualistes absolus, cela veut dire qu'il l'unit de nouveau avec cet esprit céleste, préposé a sa garde, dont elle avait dû se séparer lors de sa chute, et qui désormais sera son consolateur jusqu'au moment de la mort du corps2 5 suivant les dualistes mitigés, cela signifie qu'il fait en effet descendre sur l'âme la troisième personne de la Trinité. Le nom de Consoïamentum est donné à cet acte , parce que par l'effet de la réunion de l'âme avec l'Esprit-Saintet consolateur, il devient une initiation au monde céleste, destinée à consoler les âmes pendant le temps que doit durer encore leur captivité dans le monde d'en-bas. Ce baptême spirituel est l'unique moyen de salut; il doit remettre l'âme dans son état de pureté originelle, et la délivrer de l'empire du mauvais Dieu 5 il lui assure le pardon du péché et la rémission de la peine.

Quand on avait reçu le Consolamentum, et qu'on se croyait remis en possession de l'Esprit-Saint et affranchi de la puissance de la matière et du démon , on était considéré comme parfait; c'est là le nom par lequel la secte désignait ceux qui avaient reçu l'imposition des mains. Ce n'est à vrai dire qu'aux parfaits seuls que convenait aussi le nom de Cathares,

1 Ermeiigaudus, 256; Bonacursus. 209; Moneta, 273 et suiv.; Reinerius, 1761 et sui\.

2 Moneta, 4.

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car eux seuls passaient pour être redevenus purs de la souillure du péché1 ; pour cette raison on les appelait aussi les Amis de Dieu, les Bonshommes , les Bons chrétiens par excellence2; ça et la on les nommait les Consolés, a cause de la grâce que leur conférait le Consolamentum2, ou bien les Consolateurs ou les Paraclets, parce qu'ils avaient le pouvoir de communiquer la même grâce a d'autres en leur donnant le baptême spirituel4. Comme par ce baptême ils faisaient redescendre le Saint-Esprit dans l'âme, et qu'ainsi ils y engendraient pour ainsi dire de nouveau le Verbe de Dieu , les Bogomiles les vénéraient comme Pères de Dieu5. Ils formaient la classe des élus6, auxquels s'appliquait tout ce qui est dit à ce sujet dans le Nouveau Testament. Les catholiques, qui les haïssaient et les craignaient plus que toutes les autres sectes , se bornaient a les appeler les hérétiques par excellence7.

Le glorieux privilège que les parfaits croyaient avoir re-

1 Eckbertus, 900. À cause du nom , il les confond avec les Catharistœ chez les Manichéens (voy. S. Augustin, De hœresibus, cap. 46; t. IX, p. 12).

2 Boni homines, los bos homes ; déjà au concile de Lombers, en 1165; Mansi, XXII, 157; Petr. Vall. Cern., 556 ; addit. à Reiuerius, chez Gretser, 31; Actes de l'Inquis., souvent; Liber sentent, inquisit. Tolos., 25, 103, 131. Chez Guill. de Puy-Laurens, 668, on lit : Bononii sive Bonosii, id est hœretici ; c'est une corruption de Bonshommes.

3 Ermengaudus, 236 ; addit. à Reinerius, l. c.

* Stephanus de Bellavillà, 91. Suivant Alanus, 110, distinguunt intcr consolatos et perfectos ; consolatos vocant eos qui nuper ad hœresim eorum venerunt, nec adhuc in ipsà confirmati sunt... Perfectos vero illos dicunt, qui sunt in hœresi confirmati. Cette distinction ne nous paraît pas justifiée ; elle ne s'accorde pas avec le sens que la secte attachait aux termes de consoler et de Consolamentum.

5 OsÔTO/vôi; Euthymius, Narratio de Bogom., 31.

6 Evervinus, 455. Suivant cet auteur, l'imposition des mains ne confère que le grade de croyant, et ce n'est qu'après de nouvelles épreuves qu'on passe parmi les electi. Ce n'est pas exact ; partout ailleurs il est dit que par l'imposition des mains on devient parfait.

7 En Eiauce on distinguait entre hérétiques et Yaudois ; Alanus écrit:

couvre, loin de les autoriser a passer leurs jours dans la tranquille béatitude d'une contemplation mystique et rêveuse, leur imposait au contraire de graves obligations et un dur ascétisme. Ils étaient tenus d'aller de lieu en lieu pour présider les réunions religieuses , pour prêcher et enseigner, pour exhorter les croyants à la persévérance dans les persécutions, pour donner le Consolamentum a ceux qui en avaient été jugés dignes. Ils voulaient être les successeurs des apôtres du Seigneur, et les imiter aussi bien dans les privations et les souffrances qu'ils ont endurées que dans le travail infatigable pour la propagation de l'Évangile. Ils s'interdisaient la possession de toute propriété personnelle; après avoir reçu le Consolamentum, on ne s'appartenait plus, on apportait en sacrifice à l'Église cathare son existence et ses biens ; les revenus de ceux-ci étaient ajoutés à un fonds commun , qui servait aux besoins de cette Église et de ses ministres, et qui s'augmentait de pensions, de legs et de donations faits par les croyants, et de gratifications accordées aux parfaits par les familles de ceux qui étaient consolés dans des maladies ou à l'heure de la mort1. C'est à cela que se réduisent et la communauté des biens et la soif d'argent qu'on a reprochées

Contra hœreticos et Waldenses; Guillaume de Tudèle dit, p. 14, v. 169 : ...Eretges e... sabatatz ; la même distinction est faite par le synode de IVarbonne de 1245, can. 29, chez Mansi, XXIII, 364; par les tribunaux de l'inquisition ; p. ex. à Toulouse, en 1244, les accusés sont interrogés super crimine hœresis et Waldensis ; Vaissette, III, preuves, 458, etc.

1 Actes de l'Inquisit. de Carcassonne, 1543; Doat, XXII, fo 115 ; en 1510, Guill. Adzémar fait aux Bonshommes une pension annuelle d'une emina de froment ; Lib. sentent, inquisit. Tolos., 101 ; en 1501, Benoît Moulinier qui, malade, avait reçu le Consolamentum, envoie, après son rétablissement , 50 sols aux parfaiîs , ibid., 249, etc. S'il est dit fréquemment dans les Actes de V Inquisition, qu'ils portaient de l'argent avec eux, cela ne prouve pas qu'ils aient eu des propriétés personnelles; surtout dans les temps de persécution, quand ils ne pouvaient pas en appeler à l'hospitalité de ceux qui ne les connaissaient pas, ils étaient naturellement obligés de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins ; les sommes dont ils se ser-

aux Cathares *, dont la vie, loin d'être facile, n'était en vérité qu'une série d'abstinences et de jeûnes-, elle était réglée par un engagement solennel qu'ils prenaient au moment de leur réception-, non-seulement ils renonçaient a tous les liens et a toutes les joies de la famil!e2, mais ils faisaient vœu de pauvreté et ne se nourrissaient que de pain, de fruits, de poissons que leurs fidèles venaient leur offrir-, ils faisaient par an trois jeûnes rigoureux de quarante jours3, et jeûnaient en outre régulièrement trois fois par semaine, en ne prenant que de l'eau et du pain4.

«Nous menons, disaient-ils, une vie dure et errante; nous fuyons de ville en ville , pareils a des brebis au milieu des loups; nous souffrons la persécution comme les apôtres et les martyrs, et pourtant notre vie est sainte et austère, elle se passe en abstinences, en prières, en travaux que rien nïnterrompt ; mais tout nous est facile, parce que nous ne sommes plus de ce monde5.»

Ils avaient la règle de ne rien faire, ni voyage, ni repas , ni prière sans compagnon; nous ne pensons pas que cette règle ait été donnée dans une autre intention que dans un but de secours et de protection réciproque, et parce que la célébration des rites exigeait la présence de deux personnes ; rien ne nous autorise a y chercher quelque signification symbolique. D'ailleurs il n'était pas indispensable que le compagnon, socius, fût lui-même un parfait; il pouvait être un

vaient alors pour payer soit leur nourriture, soit les hommes armés qui les escortaient, sortaient de la caisse commune.

1 Joachim, in Apocal., f° 151e*; Maitland, 460 et suiv.

2 Petr. Vall. Cern., 556; Liber sentent, inquisit. Tolos., 150.

3 Actes de V Inquisit. de Carcassonne, 1305 ; Doat, XXXIV, f° 101 ; Eymericus, 440.

4 Inquisit. de Carcassonne, l. c, f« 97 ; Liber sentent, inquisit. Tolos., 249. — Les Bogomiles : Euthymius, Narratio de Bog., 55; Anna Comnena, Alexias, lib. XV, p. 486.

5 Eyervinus, 454.

croyant d'une fidélité éprouvée, et n'était pas astreint a suivre en tout point les mêmes observances ascétiques que les Bonshommes1. Ces derniers portaient d'ordinaire des vêtements noirs2; sous le manteau ils avaient une bourse de cuir, contenant un exemplaire du Nouveau Testament, qui ne les quittait jamais. Ils avaient entre eux des signes particuliers de reconnaissance-, un certain mot, un certain signe suffisait pour découvrir un frère à un frère4; les maisons même où demeuraient des parfaits, portaient des marques secrètes, que l'œil d'un Cathare pouvait seul reconnaître5.

Les femmes parfaites portaient également un vêtement particulier, des espèces de manteaux de couleur noire6. Elles n'étaient pas tenues de voyager comme les hommes; tantôt elles habitaient seules dans des cabanes, tantôt plusieurs d'entre elles vivaient ensemble dans des maisons communes, s'occupant de travaux manuels, ou de l'éducation de jeunes filles , ou bien aussi du soin des malades et des pauvres. Elles avaient le pouvoir d'administrer le Consolamentum en des cas extrêmes; mais il n'y a pas un seul exemple qu'elles aient aussi eu le droit de prêcher au peuple; les Cathares, différents sous ce rapport des anciens Yaudois , laissaient bien plus les femmes dans leur sphère naturelle. On relâchait même quelquefois pour les parfaites la règle austère qu'elles avaient dù s'imposer, et pourvu qu'elles consentissent à recevoir de nouveau le Consolamentum avant leur mort , on leur permettait de rentrer dans

1 Actes de Vlnquisit. de Carcassonne, 1245; Doat, XXIII, frlOS.

2 Petr. Vall. Cern., 556.

3 Liber sentent, inquisit. Tolos., 50.

4 Ils se reconnaissaient per solam loquelam et per solos gestus. Albericus, 326.

5 Ego bcne cognosco eas (scil domos), quia habent aliqua signa per quœ cognosco eas. Procès d'Armanno Pungilovo à Ferrare, chez Muratori, Antiquit. ital. medii œvi, V. 131.

6 Supertunicale. Actes de Vlnquisit, de Toulouse, Doat, XXV, f° 147.

le monde1. Les parfaits et les parfaites se donnaient entre eux les noms de frère et de sœur2; mais nous n'avons pas trouvé un seul fait qui confirmât l'assertion d'un auteur, que les parfaits avaient la coutume de voyager avec des parfaites3 ; celles-ci n'avaient pas même le droit de manger a une même table avec les hommes4, et les parfaits évitaient, suivant le témoignage même des adversaires , comme un des péchés les plus graves, de toucher a une femme5.

En songeant au genre de vie prescrit aux parfaits, on concevra sans peine que leur nombre n'a jamais dû être trèsconsidérable; Reinerius Sacchoni assure que de son temps, vers 1240, il y en avait a peine 4000, des deux sexes, dans toute l'Europe6; quand Reinerius écrivit, le nombre, qui avant lui a dû être plus fort, avait été réduit par la croisade contre les Albigeois, et par les condamnations prononcées par les inquisiteurs de la France et de l'Italie.^

Ils étaient en grande vénération auprès des croyants de la secte , et en général auprès des populations au milieu desquelles ils menaient leur vie simple et austère. Quand ils arrivaient dans un village ou dans un château, chacun s'empressait de les recevoir , de les servir , de leur fournir les choses nécessaires a l'existence; l'un apportait du pain , des légumes, des poissons, un autre envoyait du vin ou de l'argent; un troisième leur offrait de la toile ou du drap pour

1 P. ex. Adélaïde, femme du chevalier Alzieu de Massabrac. Actes de l'Inquisit. de Carcassonne, 1243; Doat, XXIV, f° 203 et suiv.

2 Ibid., fo 19 et suiv.

3 Hâtent inter se feminas, ut dicunt, continentes, viduas, virgines, uxores suas quasdam inter electus, quasdam inter credentes ; quasi ad formam Apostolorum, quibus concessa fuit potestas circumducendi mulieres Evervinus, 457 ; S. lîernardi Sermo, 63 et 56 ; 1, 1494, 1497.

4 P. ex. Actes de l'Inquisit. de Carcassonne, 1243 ; Doat, XXIII, f° 167.

5 Non tangunt mulierem nec permittunt se tangi a muliere. Liber sentent. inquisiU Tolos., 150; Petr. Vall. Cern., 556.

6 Reinerius, 1767.

leurs habits; il y a même des exemples qu'on leur payait des tributs annuels en argent ou en vivres. Les plus riches barons se faisaient un honneur de les servir à table; ils leur donnaient des chevaux, leur fournissaient des escortes armées, faisaient des donations et des legs en faveur de leur communauté. En temps de danger on les cachait, on les prévenait de l'approche de leurs ennemis, et on s'exposait soi-même pour les conduire en des lieux sûrs. Leurs prédications étaient suivies avec un recueillement qu'on ne remarquait pas toujours dans les églises catholiques; on suivait avec respect leurs conseils; ils exerçaient une influence, à laquelle les seigneurs comme les gens du peuple n'hésitaient pas a se soumettre1. Le peuple leur attribuait des forces surnaturelles; il croyait qu'en lisant dans leur livre, ils pouvaient conjurer la foudre et les vents2. Leur bénédiction avait le plus grand prix pour ceux auxquels ils l'accordaient ; quand un croyant rencontrait un parfait ou venait en sa maison, il lui faisait une révérence profonde, en découvrant la tête et en fléchissant les genoux, et lui disait: «Bon chrétien, bénissez-moi3;» ou bien il l'embrassait, en posant les mains sur ses bras, et en inclinant trois fois la tête sur ses épaules ; chaque inclinaison était accompagnée des mots : « Bénissezmoi ; » les femmes saluaient en baissant la tête et en joignant les mains sur la poitrine4. Le parfait, admis au repas d'un fidèle , prononçait l'oraison dominicale ; à chaque service , les assistants demandaient sa bénédiction, et il répondait, comme pour les saluts : «Que le Seigneur vous bénisse5.» En entrant dans une maison et en la quittant, il bénissait

1 Actes de l'Inquisit., très-souvent; voy. aussi la partie historique,

2 Actes de Vlnquisit. de Toulouse, 1275; Doat, XXV, f° 216.

3 Procès d'Armanno Pungilovo; chez Muratori , Antiquit. ital., V,

4 Liber sentent, inquisit. Tolos., 19, 24, etc.

5 Actes del'Inquisit. de Carcassonne, 1244; Doat, XXIU, f° 127 etsuiv.

il. 7

ceux qui l'habitaient1. La même vénération était rendue aux femmes parfaites ; on n'était pas moins jaloux de leur bénédiction que de celle des hommes ; elles prononçaient les mêmes formules lors des saluts et des repas -, seulement les hommes se bornaient a incliner devant elles la tête et à croiser les mains2.

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