CONCLUSION
En exposant le système cathare , nous avons eu occasion à plusieurs reprises de juger ses doctrines, tant au point de vue de la philosophie qu'a celui du christianisme. Une réfutation détaillée et complète du dualisme ne nous parait pas nécessaire; nous ne pensons pas qu'on puisse l'attendre de nous; depuis longtemps tout a été dit pour prouver l'insuffisance d'un système qui ne compte plus de partisans en Eu* rope; le combattre de nouveau, serait un travail trop facile pour qu'il pût avoir encore son utilité. Quant aux arguments que la science du moyen âge opposait au dualisme, ils trou* veront leur place dans un chapitre particulier. Ici nous n'ajouterons plus que quelques mots sur l'impression générale que toute cette étude nous a laissée.
En jetant un coup d'œil sur l'ensemble du système ca- / thare , on reconnaît qu'il veut être à la fois une phila^pphie | et une religion , une métaphysique et un culte , une doctrine ; pour rinielligence et un guide pour la vie.
Considéré au point de vue philosophique , il est le résultat d'une spéculation imparfaite sur les rapports entre Dieu et le monde, entre le bien et le mal; basée sur un fond évidemment païen , cette spéculation n'a pu s'élever ni à la coqception pure du monothéisme , ni en général à des idées simples; rien n'y est abstrait, tout y prend immédiatement! une forme sensible, et l'imagination de ses partisans, plusl puissante que leur raison , l'a enrichie de personniGcations / et de fables, qui donnent à plusieurs de ses parties tous les/ caractères d'une véritable mythologie. Son point de départ j est la dififérence, qui lui parait inconciliable, entre l'esprit et