TROISIEME PARTIE
APERÇU DES MESURES PRISES POUR l'eXTIRPATIÔN DE
l'îiérésee cathare et des Hérésies en général.
Au moyen âge , comme aujourd'hui , l'Église romaine avait rambilioû de réaliser Tunité extérieure et visible de tous les fidèles du christianisme; pour arriver à ce but, il y avait deux moyens à prendre : l'un d'une nature purement spirituelle et d'un effet plus lent, l'autre en apparence plus prompt j mais essentiellement terrestre et contraire par conséquent à Fesprit de la religion à laquelle it devait proflter ^ le premier c était la propagation de la vérité évangélique par le moyen de la parole, son développement régulier , libre . et progressif 5 le second consistait dans la domination absolue des esprits, dans la deslructiou de la liberté en matière de foi. Dans son impatience, l'Église du moyen âge choisît aussi ce dernier moyen \ elle refusa de tolérer au sein de la chrétienté la diversité des convictions religieuses. En se plaçant au point de vue de cette Église, on pouvait lui reconnaître le droit de prononcer ce relus et d'exclure de sa communion spirituelle ceux qui, en rejetant sa docLrine. s'en séparaient par le fait eux-mêmes. Mais elle allait beaucoup plus loin : se considérant comme parfaite et sainte d'une manière absolue, elle envisageait comme erreur toute divergence d'opinion.