Raynald., XIII, 471, n
*» Ripoll, I, 80. — & En 1255. Ibid., 291. — <> En 1290. Ibid., II, 29.
ESPAGNE
En Espagne, la secte cathare n’a eu des disciples et n'a formé des établissements que dans les contrées du Nord, voisines de la France, en Aragon, en Catalogne, en Léon, en Navarre Dans ces royaumes régnait, au douzième siècle et au commencement du treizième, le même esprit libre, poétique, chevaleresque que dans nos provinces méridionales; le langage était presque le même; les troubadours provençaux étaient reçus et écoutés en Aragon et en Catalogne avec autant d’enthousiasme que dans leur patrie même; la civilisation était arrivée dans les deux pays au même degré, et avait produit les mêmes qualités brillantes et les mêmes défauts. Des alliances tantôt politiques tantôt de famille entretenaient entre les seigneurs du nord de l’Espagne et ceux du midi de la France des relations fréquentes, troublées quelquefois par des guerres, mais rétablies aussitôt par la communauté d’intérêts et de tendances chez les deux peuples. A la fin du douzième siècle, le roi d’Aragon était comte de Provence, et comme tel suzerain de Narbonne, de Béziers et de Carcassonne. Raimond VI avait épousé une sœur de Pierre II, et celui-ci resta son ami et son défenseur lors même qu'il eut été excommunié. Par suite de ces rapports intimes entre les populations habitant des deux côtés des Pyrénées, l'hérésie cathare avait trouvé de bonne heure des partisans en Espagne; on y trouva dès la seconde moitié du douzième siècle1; mais ils n’éveillèrent l’attention publique que dans les dernières années du règne du roi d’Aragon Alphonse II; dans ce royaume leur nombre et celui des Yaudois fut assez considérable pour engager le pape Célestin à envoyer le car-
1 Vers 1159. Guill. Neubrig., 155.
ESPAGNE
dinal de Saint-Ange comme légal spécial contre les hérétiques. Une réunion de prélats et de barons fut convoquée à Lérida en 1194; le roi y rendit un édit sévère contre les adversaires de Rome1. Pierre II fut h peine monté an trône, qu’il renouvela cet édit de son père, dans une assemblée tenue h Girone; tous les grands furent obligés de le signer; les gouverneurs et les juges durent jurer aux évêques de les assister contre les hérétiques2. Pierre II, quoique allié plus tard au comte de Toulouse contre les croisés du Nord, sévit contre les Cathares et les Vaudois de son pays , Innocent III Tayant autorisé, en 1204, h s’approprier leurs biens et leurs terres3. Malgré cela l’hérésie ne fut pas étouffée. Vers cette époque les doctrines cathares furent propagées à Léon , par des parfaits venus de France; l’un était Hugues, forgeron de Toulouse, missionnaire enthousiaste de sa foi4; l’autre, Arnauld, homme lettré, écrivain infatigable, débitait des traités où, sous des formes catholiques, il insinuait les principes de son hérésie5. Malgré le zèle de l’évêque Rodéric, le peuple de Léon embrassa avec ardeur les doctrines nouvelles; les églises catholiques furent désertées, nulle offrande ne fut plus apportée aux prêtres, qui se plaignirent en vain de leur abandon6. Cependant, vers 1216, Arnauld tomba, sous les coups d’un assassin sans doute ; il fut enterré hors de la ville, dans un lieu maudit7; quelque temps après Hugues périt à son tour, condamné aux flammes par une réunion d’évêques8.
En 1233, de nouveaux supplices eurent lieu dans le pays, où s’étaient réfugiés quelques Albigeois; le roi Ferdinand III, dans le feu de son zèle orthodoxe, jeta lui-même, «de sa main royale, » du bois sur les bûchers embrasés9. Ces hor-
1 Eymericus , 281. — 2 En 1197. Mansi, XXII, 673.
3 Lib. VIII, ep. 94; Bréquigny, II, II, 733. Lib. IX, ep. 102; l c 921.
* Pelr. Vall. Cern., 560. Cæsarius Heisterbac., 378.
5 Lucas Tudensis, 182. — Ibid., 165. — 7 Ibid., 169, 183. litpagna r * sagrada , XXXV, 293. — 8 Cæsar. Ileislerb., 378.
0 Régit i manu. Raynald., XIII, 304, n«> 46. Hœretici t infensus maxime,
reurs portèrent la consternation dans la communauté cathare de Léon; elle s’enveloppa de mystère, jusqu’après la mort de Rodéric, arrivée en 1232* , où, profitant du désaccord qui éclata entre les membres du clergé au sujet de l'élection d'un nouvel évêque, les Cathares relevèrent la tête, s’emparèrent par leurs prédications des esprits divisés , et gagnèrent surtout un grand nombre de clercs. Àrnauld fut glorifié par eux comme un martyr de Dieu ; des miracles, disaient-ils, s’opéraient sur sa tombe ; le peuple, aimant les nouveautés, déterra les ossements du saint hérétique, et une chapelle s’éleva sur le lieu de la sépulture. Les dominicains et les frères mineurs firent de vains efforts pour calmer cet enthousiasme; on retourna contre eux-mêmes l’accusation d’hérésie; de tous côtés on se rendit en pèlerinage h la chapelle d’Arnauld ; l’excommunication lancée par les évêques voisins contre ces pèlerins, ne fil qu’en doubler le nombre. Il se trouvait alors à Rome un diacre de Léon, nommé Luc, qui s’était distingué déjà sous l’évêque Rodéric par son ardeur contre les hérétiques3. Ayant appris les choses étranges qui se passaient dans sa patrie, et embrasé de haine pour l’hérésie, il s’empressa de revenir h Léon , où il trouva les Cathares régnant en maîtres. Il se présenta devant le magistrat, lui parla de la nécessité d’agir avec vigueur pour sauver le catholicisme, demanda la démolition de la chapelle sacrilège, et, comme les consuls, craignant l’éxaspération de la foule, hésitèrent, Luc menaça de faire durer plus longtemps encore la colère divine qui s’était manifestée en refusant depuis dix mois la pluie Le magistrat céda à cette menace ; aussitôt Luc fit démolir la chapelle et jeter aux vents la poussière d’Arnauld. Insulté, poursuivi par la foule, il réunit quelques catholiques,
quos tormenlis exagitandos curabat; solitus ipse quasi viclimarius ignrm ar surit manu, lignaque subjicere, improbitatis odio. Mariana , lib. XII, cap. 11 ; II, 66.
' Espagna sagrada, XXXV, 28Î. — ï Lucas Tudeniis, 165.
ESPAGNE
le magistrat vient k son secours , et il réussit à faire chasser les principaux Cathares de la ville L Cependant, sous l’évêque Arnauld , successeur de Rodéric , ils tentèrent de nouveau de s'emparer du peuple de Léon. Leurs colporteurs parcoururent le pays , déposant des traités sur les bords des chemins, dans les forêts, sur les rochers, où passaient les chasseurs et les pâtres; bientôt ils eurent regagné de nombreux partisans. Le diacre Luc , « dont l’esprit était dévoré par le feu de la loi divine, » se fit charger par l’évêque de rechercher ces dangereux missionnaires ; accompagné de quelques hommes armés , il pénétra dans les montagnes , et , dans une forêt, rencontra un hérétique chargé de traités; saisi d’effroi , celui-ci trahit les retraites de ses frères1 2.
Devenu, en 1239, évêque de Tuy, en Galice, Luc3 continua h sévir contre la secte cathare, renforcée par de nouveaux réfugiés du midi de la France. Le roi de Castille et de Léon, Ferdinand III, lui prêta un puissant secours; ce prince fit hruler a Palencia plusieurs Cathares ; d’autres, après avoir été torturés, furent marqués , sur son ordre, d'un fer rouge au front4. Néanmoins , au gré de l’évêque de Tuy , l’œuvre de l’extermination n’avançait pas; il se plaignit vivement du peu de zèle de ses compatriotes ; « L’ardeur belliqueuse et catholique des Espagnols, s’écria-t-il , cette ardeur habituée à dévorer, comme une flamme, les ennemis de la foi, s’est refroidie ! Rappelez-vous le zèle de vos pères, saisissez le glaive, extirpez courageusement toutes les erreurs , et que les auteurs de ces erreurs périssent avec leurs crimes5! » Il écrivit lui-même un traité véhément contre les Cathares ; il y prouva que selon la Rible les hérétiques devaient être punis de mort6. Plus tard on ne trouva plus de Cathares ni dans le Léon ni
1 Ibid., 169 et suiv. — 2 Ibid., 184.
3 Voy. sur lui Etpagna tagrada, XXII, 108 et suir.
* Raynald., XIII, 444, n® 60. — 5 Lucas Tudensis, 160. — Ibid., 189,
dans la Castille, lis furent plus nombreux et se maintinrent plus longtemps dans F Aragon et dans la Catalogne *, dans ce dernier royaume, le principal théâtre de leur activité fut le vicomté de Cerdagne et de Castelbon. Déjà dans les dernières années du douzième siècle, le vicomte Arnauld fut leur protecteur; sa fille Ermessinde, mariée depuis 1202 au comte de Foix, Roger-Bernard II, suivait avec ardeur leurs prédications et leurs cérémonies. Le comte de Forcalquier et d’Urgel, Guillaume Raymond de Sabran, était également zélé défenseur des Bonshommes; il abjura un jour entre les mains du légat, cardinal Pierre de Bénévent, mais ne tarda pas à retomber dans son hérésie1. Sous d’aussi puissantes protections , les Cathares catalans formaient un diaconat, dépendant sans doute d’un des évêchés du midi de la France, et ayant son siège au château de Castelbon; en 1224, le diacre était Guillaume Clérici ; il eut pour successeur Pierre de Corona qui, avec son compagnon Guillaume du Puy, prêcha, en 1232 , au château de Joza et dans d’autres lieux de la Catalogne.
Ces faits, et surtout les soupçons d’hérésie qui planaient sur l’évêque de Vich , engagèrent Grégoire IX à introduire en Espagne l’inquisition par les dominicains. L’archevêque de Tarragone reçut, en 1232, l’ordre de nommer parmi ces moines des inquisiteurs pour la Catalogne et pour l'Aragon ; le roi Jacques fut sommé de les assister, et l’un d’eux fut chargé de la mission spéciale d’informer contre l'évêque de Vich3. Nous ignorons le résultat de cette procédure. Un synode réuni, en 1234, à Tarragone, sur les instauces du roi Jacques lui-même, introduisit en Espagne les principales dispositions du concile du Latran et de ceux du midi de la France contre les hérétiques; il défendit en même temps la lecture de la Bible en langue vulgaire3. Cependant ces me-
1 Llorenle, I, 152. — 2 Bzovius, 392, n° 8. Ripoll, I, 38. — 3 Mansi, XXIII, 329 et suit.
ESPAGNE
sures ue troublèrent point la sécurité dont jouissaient les Cathares dans le vicomté de Castelbon ; renforcés par des Albigeois fugitifs , ils y célébraient en public leurs cérémonies. Pour les soumettre, l’archevêque de Tarragone, Guillaume Mongrin , l’évêque Pierre d’Urgel , et l’inquisiteur (rère Pierre de Planedis, prêchèrent une croisade, réunirent des troupes, envahirent le vicomté , où ils ravagèrent les campagnes tandis que les hérétiques brûlèrent les églises; un combat fut livré , dans lequel l’inquisiteur perdit la vie ; mais le château de Castelbon fut pris, et beaucoup de Cathares y furent mis à mort1 2. Bientôt après, ce château fut de nouveau le refuge de Bonshommes français et espagnols. En 1237, on somma Roger-Bernard de Foix de l’ouvrir à l’inquisition; les circonstances étaient telles, qu’il ne put s’y refuser. Les évêques Bertrand de Tarazona et Pierre de Lérida , accompagnés du procureur de l’église de Tarragone, s’y rendirent; ils condamnèrent quarante-cinq Cathares à la prison perpétuelle; ils firent brûler les ossements de dix-huit personnes décédées et démolir plusieurs maisons; ceux qui avaient pris la fuite , furent jugés par contumace; parmi eux fut Pierre de Manso, un des principaux parfaits du Midi, qui se réfugia à Montségur3. Non content de ces châtiments , Pierre, évêque d’Urgel, cita le comte de Foix lui-même de comparaître devant le tribunal de l’inquisition ; Roger-Bernard lui renvoya un refus; il fit plus, il exigea que les inquisiteurs comparussent devant lui-même comme étant ses vassaux; févêque, irrité, l’excommunia comme fauteur des hérétiques3.
Stimulés, en 1238, par Grégoire IX4, et, en 1242, par le concile de Tarragone5, les dominicains et les franciscains chargés de l’inquisition en Catalogne et en Aragon , redou-
1 En 1254. Mat (h. Paris, 271. Llorente, I, 148.
2 Vaisselle, III, preuves, n» 225, p. 383. — 3 L. c. Llorente, I, 155. —
* Raynald., XIII, 471, n« 51. Wadding, III, 5. - 5 Mansi, XXIII, 555 et
suiv.
Lièrent de vigueur contre les Cathares et les Vaudois qui ne cessaient de remplir ces provinces. De même qu’en France, le fanatisme des moines provoqua quelquefois des représailles terribles-, en 1242, l’inquisiteur frère Pons d’Espira fut trouvé empoisonné à Urgel1; en 1277, l’inquisiteur Pierre de la Cadireta périt également victime de sa fougue2. Ce qui indignait surtout les populations , c’était la vengeance dont l’inquisition poursuivait les princes plus tolérants, même après leur mort-, les inquisiteurs et l’évêque de Barcelone condamnèrent, en 12o7, la mémoire du comte Guillaume Raymond de Forcalquier3, et, en 1269, celle de Roger-Bernard de Foix et de son épouse Ermessinde -, ils ordonnèrent de déterrer leurs os , « en cas que dans le cimetière on pût les distinguer , » et de les brûler ou de les jeter dans des lieux profanes4. Toutefois , n’étant plus protégés par les successeurs de ces princes, les Cathares espagnols succombèrent peu h peu aux efforts incessants des inquisiteurs; vers 1262, à l’occasion de recherches faites par les dominicains et les franciscains stimulés par Urbain IV6, le diacre de la Catalogne, Philippe Catalan , se réfugia a Pavie, et les débris de la secte se cachèrent dans les vallées les plus reculées des Pyrénées6. Pour récompenser le zèle des inquisiteurs, de même que pour l’exciter encore davantage, les papes leur donnèrent successivement des privilèges très-considérables7. En 1292 on trouva les dernières traces de l’hérésie cathare en ces provinces; le roi Jacques II , les évêques assemblés à Tarragone, et les dominicains inquisiteurs se réunirent pour les faire disparaître8; depuis ce temps on n’en entend plus parler en Espagne, où en général toute liberté de pensée fut écrasée sous le joug de fer d’une inquisition plus despotique,
1 Bzovius, 489 , n<» 6. — 2 Lloroute, 1, 158. — 3 Ibid., 154. —
* Ibid. , 154. — 5 Ripoll, I, 447 et suiv. — 6 Raynald., XIV, 76, n° 44.
7 Urbain IV en 1464 ; Clément IV en 1465. Literce apostol., 129, 135.
8 Bzovius, 988, no 5. Mausi, XXIV, 1109, can. 8.
ALLEMAGNE. 375
plus redoutable, plus sanguinaire que dans tous les autres pays de l’Europe.
ALLEMAGNE
Dans la première moitié du treizième siècle se rencontrent en Allemagne des établissements cathares assez importants ; mais comme le dualisme était moins conforme au génie germanique qu'à celui des nations méridionales, il opposa 'a l’Église une résistance moins opiniâtre que partout ailleurs; les uns de ses partisans retournèrent au catholicisme, d’autres sans doute se confondirent soit avec les Vaudois soit avec les frères du libre esprit.
Les communautés les plus nombreuses paraissent avoir été en Bavière; dans le seul diocèse de Passau, un auteur contemporain eu compta près de quarante; plusieurs de ces églises avaient des écoles, dont les principales étaient celles de Clemmaten , de Lengefelden , de Saint-Pierre in der Au. de Neuenhofen, d’Enzenbach, etc.; en ce dernier endroit résidait l’évêque de la secte*. En Autriche, surtout à Vienne,
1 Inquisitioni et examinationi hareticorum fréquenter interfui, et compulalce sunt schola hareticorum, in diacesi Patavienst 41. In loco qui dia ter Clemmaten fuerunt 10 echolœ, et ejusdem ecclesia plebanus ab hareticii ett occisus ; et de hoc nuilum judicium est secutum. Sunt autem istte ecclesia quas haretici habent : Lengevelde, et ibi tcholœ ; Strovisingen et ibi schola ; Leuuhs ; Drossendorff ; ad S. Oswaldum ; in Kmzempach, ubi schola et episcopus; ad S. Christophorum ; Pehaimkirchen ; in Ibssa ; ad S. Gregorium ; Dansteten ; Vrachlaten ; Neustatt ; Ardach ; Sitensteten ; ad S. Petrum in Auu ubi schola, Asspach, Wolsspach, Witra, Sage, Spunelburch, ad S. Valentinum, üerdischhofen, Steyra ubi schola, ad S. Florianum ; Malssveld, Simich ubi schola; Wenenskirchen ; Chemmenaten ubi schola plures (idem quod Clemmaten’; Pfeaenho/fen,
il y avait également des Cathares , en rapport avec ceux de la Lombardie et de la Dalmatie1; depuis 1260, le célèbre franciscain bavarois , frère Berthold de Ratisbonne , prêcha contre eux avec une véhémence extrême2.
D’autres églises cathares existaient dans plusieurs villes du Rhin, à Cologne3, à Mayence4, à Trêves, où il y eut, vers 1230, un évêque du nom de Théodéric5. Dans toutes ces villes, les Cathares étaient déjà tellement mêlés avec les Vaudois, qu’il y avait de la difficulté h distinguer les doctrines des deux sectes6. Enfin, on trouvait des communautés et des écoles jusque dans la Hesse, dans la Westphalie, dans le pays de Nassau7.
La persécution contre les Cathares et en général contre tous les hérétiques de l’Allemagne commença en 1231 ; elle fut suscitée et dirigée par le zèle fanatique de frère Conrad, de Marbourg, autorisé par le pape, et accompagné d’un autre dominicain nommé Droso8. Dans le même temps, les dominicains de Würzbourg furent chargés de l’inquisition
ubi scholæ, Welssa, Encans, Gimnecrochen, ad S. Mariam, Puppingen, Griesskirchen, Dfardtn ; in Anato ubi scholæ ; Buchkirchen ; Ackergeuu in Chômer ubi scholæ ; Xachleub. Addition à Keineriui, chez Gretser, 97.
1 Lettre d'Yves de Narb., chez Malt. Paris, 413.
2 Berthold , 305 et suiv. — 3 Albericus , II . 543. — « Gesta Tretrirens. Archiepitcop., 243. — * Ibid., 244. — 6 Ibid. , 243. Corop. Schrusckh , XXIX, 614.
7 Reimchrrmik, dans Kuchenbecker, Anal, hassiaca, cotl. VI, p. 250.
* Gesta Trevirens. Arthiepiscop., 242. Dés 1227 Grégoire IX chargea Conrad de l'inquisition et lui ordonna de s’adjoindre quelques compagnons. Ripoll, I, 20. Plusieurs historiens des deux ordres des dominicains et des franciscains, Quétif et Échard, I, 487, et Wadding, 1, 151, se sont donné beaucoup de peine pour prouver que Conrad n'a appartenu à aucun de ces ordres; ces efforts ne prouvent qu'une chose, leur désir de ne pas compter parmi leurs membres un homme aussi indigne. Il est constant que Conrad a été dominicain; dans les différents bref* que Grégoire IX lui a adressés, il est toujours désigné comme tel. Ripoll, I, 20 et suiv. Voy. aussi Vindicia fralris Conradi Marburg., dans le I. VIII de Ripoll.
ALLEMAGNE
dans toute l’Allemagne ; Frédéric II les prit sous sa protection impériale , et ordonna à tous les princes et magistrats de l’empire d’arrêter et de punir les hérétiques que les inquisiteurs leur dénonceraient1. L’orage gronda pendant trois ans, surtout sur les bords du Rhin et dans les provinces du Nord. Conrad de Marbourg et ses compagnons firent brûler des Cathares à Mayence, des Vaudois à Strasbourg ; à Trêves, un synode tenu par l’archevêque Théodéric , examina trois hommes accusés de catharisme 5 il en renvoya deux, et condamna l’autre aux flammes2. Dans tous les lieux où il passa, Conrad ht monter au bûcher des victimes , de tout rang, de tout âge, de tout sexe; chaque nouveau supplice augmentait la rage fanatique de ce monstre ; il ne se donnait pas même la peine d’entourer des formes de la justice sa manière de procéder; il acceptait les dénonciations de la haine personnelle, il citait de faux témoins, il reprochait aux hérétiques les crimes à la fois les plus horribles et les plus absurdes , il ne laissait aux accusés d’autre choix que de s’avouer coupables ou de périr dans le feu. «C’est une chose épouvantable, dit un auteur contemporain, combien à cette époque le feu sévit contre les hommes. Car, pour des hérésies réelles comme pour des hérésies imaginaires, une multitude de nobles, de bourgeois, de clercs , de moines, de religieuses , de paysans furent condamnés au bûcher, dans différents lieux de l’Allemagne, par les sentences trop promptes de Conrad. Le jour même que quelqu'un était accusé, à raison ou à tort, il était condamné et jeté dans les flammes, sans que ni appel , ni défense , ni protection ne pussent le sauver de la mort3. » Les archevêques de Mayence, de Cologne, de
1 En 1234, à Ravenne. Lang, Regesta hoica, II, 208, 209.
2 Gesta Trevirens. Archiepiscop., 243, 244.
3 Miranda rea et nimium atupenda , quod Mis temporibus ignis contra genus mortalium sic invaluit... Main et propter verua hereaes et propter fictoa multi nobilcs et ignobiles, clerici , monachi , inclusœ, burgenses, rustici a quodam fratre Çonrado ignis supplicio per diversa teutonice loca , si
Trêves exhortèrent en vain Conrad h se modérer ; ni leurs prières, ni les menaces des seigneurs et du peuple ne purent mettre un frein à son fanatisme1, il continua h frapper, jusqu’à ce que la vengeance éclata sur lui d’une manière terrible. L’accusation lancée par lui contre le comte Henri de Sein , lequel fut déclaré innocent par une assemblée de princes et de prélats à Francfort , présidée par l’empereur Henri VII lui-même , devint la cause de la perte du moine. A peine eut-il quitté Francfort, qu’il tomba sous les coups de meurtriers. A cette nouvelle l’Allemagne, au dire des contemporains , respira , comme si elle eût été délivrée d’un fardeau énorme; le clergé lui-même se félicita de la mort d’un homme, qui faisait sa honte2. On rendit compte à Grégoire IX des excès commis par Conrad et de sa mort , et on lui demanda son avis relativement aux nombreuses victimes innocentes que l’horrible moine de Marbourg avait envoyées au supplice; le pape se borna à répondre qu’il regrettait de lui avoir donné tant de pouvoir 3; en même temps il excommunia les meurtriers , et fit en termes pompeux l'éloge de l’homme qu’il osa appeler un ministre de la lumière, tandis que l’Allemagne épouvantée n’avait appris à le connaître que comme un ministre du feu4.
fas eit dici, nimis precipiti sententià sunt addicti, Nam eodem dit quo quii accusatus est, seu juste seu injuste, nultius appel lationis, nullius de fensionis sibi réfugia proficiente, est dampnalus et flammis crudelibus injecta*. Godefridi Coioniens. Chronicon, 565. Albericu», II, 544.
1 Albericus, II, 545.
* Ex hinc procellosa ilia persecutio cessavit, et periculosissima tempora, quibus a diebus Canstantii imperatoris hæretici et Juliani apostats nulla alia fuere similia, sereniori caeperunt spirare clementià; et fuit cornes ilia seynensis murus pro domo Domini, ne in ulteriora progrederelur rabies inopportunes et tippa, noxios œque et innoxios absortura, episcopos et principe* , religiosos et catholicos quoique , ut trusticanos et hareticos pervasura. Gesta Trevirens. Archiepiscop., 245.
3 Albericn», II, 544, 545. — * Ripoll, I, 64. Grégoire IX rappelle Ecclesia paranymphum, minitfrum lucis.
ALLEMAGNE
Cependant l’indignation soulevée contre Conrad de Marbourg ne produisit pas de tolérance pour les sectes -, elles furent persécutées après sa mort avec autant de zèle qu’auparavant. Dans l’année même où il fut tué, en 1233, le landgrave Conrad de Hesse dispersa les Cathares de ses États -, il fit détruire le village de Wilnsdorf, dont toute la population était imbue de leurs doctrines*. Le 11 février 1234, Henri VU rendit une loi , enjoignant à tous les États de l’empire d’extirper «la perfidie hérétique3; » la secte cathare disparut; il ne resta en Allemagne que les frères du libre esprit et les Vaudois; l’inquisition soutint contre eux une lutte longue et sanglante , sans pouvoir entièrement les extirper.
1 Reimchronik, chei Kucbenbecker, Anal, hatnaca, coll. VI, p. 250.
2 Albericus, II, 548.
LISTE DES OUVRAGES CITÉS
Pour simplifier nos citations au bas des pages, et pour rendre en même temps la vérification des passages cités pins facile , nous ajoutons ici la liste des principaux auteurs et des éditions que nous avons consultés.
Abadie , La vérité de la religion chrétienne réformée. 2 vol. Roterd., 1718, in-8°.
Abœlardi Opéra. Paris. 1616, in-4®.
Acta Sanctorum , cura Bollandi, etc. 53 vol. Anvers, 1643 etsuiv., in -fol.
Ademari Chronicon ; chez Bouquet, Recueil des historiens de France, t. X.
Agobardi Opéra, Paris, 1605, in-fol.
AlanuSy Adversus Hæreticos et Waldenses, ed. J. Masson. Paris, 1612, in -8®.
Alberici Chronicon, ed. Leibnitz (t. 11 des Accessiones historié®). Leipzig, 1698, in-4®.
Allix, Remarks upon the ancient cburch of Piedmont. Londres, 1690, in-4®.
Amalricus Augerii , Actus Pontificum Romanorum; dans le t. II d'Eccard, Corpus historicum medii ævi. Francf., 1743, in-fol.
Anastasius Bibliothecarius , llistoria de vilis Romanorum Pontificum. Paris, 1649, in-fol.
Anna Comnena, Alexias, ed. Possin. Paris, 1651, in-fol.
Annales Aquicinctenses ; chez Bouquet, Recueil des historiens de France, t. XVIIL
Annales Mediolanenses; dans Muratori, Scriptt. rerum ital., t. XVI.
Annales Novesienses ; dans Marténe et Durand , Amplissima collectio, t. IV.
Anselmi Cantuar Opéra, ed. Gerberou. Paris, 1721, in-fol.
Arnulphus, llistoria Mediolanensis ; dans Muratori, Scriptt. rer. ital. t. IV.
LISTE DES OUVRAGES CITÉS
S. Augustini Opéra. An ver*, 1700, in-fol., t. VIII et IX.
Baggiolini , Dolcino e i Patareni. Novara, 1837, in-8°.
Jtaldricus , Chronique d’Arras et de Cambray, publ. par Le Glay. Paris,
1834, in-8°.
Baleus , Catalogus Scriptorum illustrium majoris Britanniæ. Bâle, 1559) in-fol.
Baluzius, Miscellanea. 7 vol. Paris, 1678 et suiv., in-8°; — nouvelle édition par Mansi. Lucques, 1761, in-fol., t. II.
Barrau et Darragon, Histoire des croisades contre les Albigeois. 2 vol. Paris, 1843, in-8®.
Basnage, Histoire de l’Église. 2 vol. Rotterd., 1699, in-fol.
Baugier, Mémoires historiques de la Champagne. 2 vol. Châlons, 1721, in-8°.
Baur, Das manichaische Religionssystem. Tubing., 1831, in-8°. Beausobrc , Histoire critique de Manicbée et du manichéisme. 2 vol. Amsterd., 1734, in-4°.
— Dissertation sur les Adamites, dans Lenfant, Histoire de la guerre des Hussiles. Utrecht, 1731, in-4°, t. II.
Benoist , Histoire des Albigeois et des Vaudois. 2 vol. Paris, 1691 , in-12. Benzo, Panegyricus in Henricum IV; dans Menken, Scriptt. rer. Gerraan., t. I.
S. Bernardi Opéra, ed. Mabillon. 2 vol. Paris, 1719, in-fol.
Berthold, Predigten, ed. Kling. Berlin, 1834, in-8°.
Besse, Histoire des ducs, marquis et comtes de Narbonne. Paris, 1660, in-4<>.
Beugnut, Histoire de la chute du paganisme en Occident. 2 vol. Paris,
1835, in-8<>.
Bibliotheca Patrum. 15 vol. Cologne, 1618, in-fol.
id id. Maxima. 27 vol. Lyon, 1677, in-fol.
id. id. ed. Gallandii. 14 vol. Venise, 1773, in-fol.
Biographie toulousaine. 2 vol. Paris, 1823, in-8°.
Blair, History of the Waldenses. 2 vol. Edinb., 1833, in*8°.
Boczek , Codex diplomaticus et epistolaris Moravia». 4 vol. OlmUtz, 1836 et suiv., in-4®.
Bonacursus , Manifestatio hæresis Catharorum ; dans d’Achéry, Spicileginm , t. I , et les additions dans l’édition de Mansi des Miscellanea de Baluze, t. II. Quand nons citons Bonacursus seul, c’est l’édition de D’Achéry.
Bonifacii Epistolæ, ed. Würdtwein. Mayence, 1789, in-fol.
Bossttet , Histoire des variations des Églises protestantes. 2 vol. Paris, 1688, in-4°.
Bouges, Histoire ecclésiastique et civile de la ville et diocèse de Carcassonne. Paris, 1741, in-4°.
LISTE DES OUVRAGES CITÉS
Dom Bouquet, Recueil de» historiens des Gaules et de la France, continué par D. Brial, Daunou et Naudet. 40 vol. Paris, 1736-1840, in-fol. Bulaeus, Historia Universitatis Parisiensis. Paris, 1665, in-fol., t. IV. Buzelinui, Annales Gallo-Flandri*. Douai, 1644, iu-foL Bsovius, Continuatio Annalium Baronii. Cologne, 1641 et suit., in-fol. Cœtarius Heisterbacensis, Illuslria miracula. Cologne, 1591, in-8*. Campi, Historia di Piacenza. Piacenza, 1659, in-fol., t. II.
Capefigue, Histoire de Philippe-Auguste. 2» édition. 4 roi. Paris, 1849, in-8».
Catel, Histoire des comtes de Tolose, Toulouse, 1643, in-fol.
Cedrenut, Historiarum compendium. 4 roi. Bonn, 1838, in-8“. Chauanion, Histoire des Albigeois. S. 1., 1595, in-!6.
Chronicon episcoporum Albigensium et abbatum Castrensium ; dans D’Achéry, Spicilegium, L III.
Chronicon Krfordicnse; dans Scbannal , Vindemiæ literariæ. Leipzig, 1743, in-fol., t. I.
Chronicon Lobiense; dans Marlène et Durand, Novus thésaurus anecdot., t. UI.
Chronicon S. Medardi Suessionensis , dans D'Achéry, Spicilegium,
t. II.
Chronicon Simonis; chez Ducbesne, Scriptores hist. Franc., t. V. Chronicon Turonense; chez Bouquet, Kecueildes historiens de France,
t. xvm.
Chronicon Urspergense. Strasb., 1609, in-fol.
Cinnomut, Ilistoriæ. Bonn, 1836, in-8».
ClementisV constitutiones ; Liber VI Decrelalium , etc. Lyon, 1584, in-fol.
Codez Theodosianus, ed. Jac. Gothofredi. Lyon, 1665, in-fol. t. VI. Compayré, Études historiques et document» inédits sur l'Albigeois, etc. Albi, 1841, in-4». .
Corio, Uisloria di Milano. Milan, 1503, in-fol.
Coteleriut, Ecclesiæ græcæ monuinenta. 3 toi. Paris, 1677, in-4°. D'Achéry , Spicilegium veterum aliquot scriptorum , ed. De la Barre , 3 vol. Paris, 1743, in-fol.
D’Argentré, Colleclio j udiciorum de novis erroribus. 3 vol. Paris, 1748, in-fol.
Didron, Iconographie chrétienne; histoire de Dieu. Paris, 1843, in-l». Disputatio inter Catholicum et Paterinum; dans Marténe et Duraud, Novus thésaurus anecdot., t. V.
Dont. Copies faites en 1669 sur les registres de l'inquisition et sur des documents relatifs aux suites de la croisade contre les Albigeois, dans les archives d'Alby, de Carcassonne , de Toulouse , de Narbonne , etc., par ordre de Jean de Doat , conseiller du roi , président en la chambre des
LISTE DES OUVRAGES CITÉS
comptes de Navarre , dépoté par le roi pour la recherche des titres concernant les droits de la couronne, et pouvant servir à l'histoire du Languedoc et de la Provence. Une série de volumes manuscrits, in-fol., à la Bibliothèque nationale.
Dobner , Hageki annales Bohemiæ illustrât!. Prague, 1761 , in -4°, t. IV.
Dobrowsky, Ueber die slavische Uebersetzung des neuen Testaments; dans Michaelis, Neue orientalische und exegelische Bibliothek. Gôtting., 1790, in-8o, t. VIL
— Cyrill und Melhod, der Slaven Apostel. Prague. 1823, in-8°.
Ducange, Glossarium mediæ et infimæ latiuitatis; ed. Henschel. 6 vol.
Paris, 1840 et suiv., in-4°.
— Historia byzantina. Paris, 1682, in-fol.
Duchesne, Scriptores historiæ Francise. Paris, 1649, in-fol., t. V.
Du Tillet , Ilistoriæ belli contra Albigenses initi compendium; ed. Dressel. Berlin, 1845, in-8°.
Ebrardus, Liber antihæresis; dans Gretser, Opéra, t. XII, p. II.
Eckbertue , Sermones ad versus Catharos; dans la Bibliotheca Patrum de Cologne, t. XII, p. 1.
Engelhardt , Kirchengeschichtliche Abhandlungen. Erlang. , 1852, in-8°.
Ermengaudus , Opusculum contra hærelicos; dans Gretser, Opéra, t. XII, p. II.
Espagna sagrada. 43 vol. Madrid, 1764 et suiv., in-4°.
Euthymius Zygadenus, Narratio de Bogomilis; ed. Gicseler. Gôtting., 1842, in-4<>.
— Victoria de Massalianorura sectà ; dans Tollius, Insignia ilinerarii italici. Utrecht, 1696, in-4°.
Evervini Epistola ad S. Bernardum; dans Mabilton , Vetera analecta, t. III.
Eymericus, Direclorium inquisitorum ; ed. Pegna. Rome, 1587, in-fol.
Farlati, Illyria sacra. 8 vol. (les trois derniers volumes par Coleti). Venise, 1751-1819, in-fol. *■
Fasti Corbeienses, dans Harenberg, Monumenta historica. Brunswic, 1728, in-8'», t. I.
Fauriel, Histoire de la poésie provençale. 3 vol. Paris, 1846, in-8®.
Fejér, Codex diplomaticus Hungariæ ecclesiasticus et civilis. 6 t. en 15 vol. Bude, 1829 et suiv., in-8°.
Flathe, Geschichte des Vorlæufer der Reformation. 2 vol. Leipzig, 1835, in-8<>.
Fleury, Histoire ecclésiastique. Paris, 1751, in-4°, t. XV et XVI.
Fiitlin, Kircben- und Ketzerhislorie der mittlern Zeit. 3 vol. Leipzig, 1772, in 8».
LISTE DES OUVRAGES CITÉS
Gallia christiana, opcrà Beoedictinorura. <3 vol. Pari*, I7IC et s., io-fol,
Gallois, Les ducs de Champagne. Paris, 4843, in-8».
Gaufreilus, Chronicon Vosiense; chez Bouquet, Recueil des Inst, de France, t. XII.
Germanus Patriarcha, Orationes; dans Gretser, Opéra, t. II.
Gervasius Cantuariensis , Chronica; dans Twysden, Historien angliejs scriptores. Londres, 1652, io-fol. , t. IL
Gervasius Prœmonstratensis, EpistoDe; dans Hugo, Sacra* antiquitatis monumenta. Estival, 1723, in-fol., t. I.
Gervasius Tilberiensis, Olia imperialia ; dans Leibnitz, Scriptores rcram brnnswic. Hannovre, 1707, in-fol., 1. 1.
Gesta synodus Aurelianensis; dans D’Achéry, Spicilegium, t. I.
Gesta Archiepiscoporum Trevirensinm ; dans Marténe et Durand, Am plissima collectio, t. IV.
Gesta Episcoporum Leodiensium ; ibidem.
Gibbon, History of the décliné and fail of the Roman Empire. 14 vol. Bile, 1781, in-8®.
Gieseler, Lehrbuch der Kirchengeschicble. 4« édit. 3 tomes. Bonn , 1844, in-8».
— Untersuchungen über die Geschichte der Paulicianer; dans les Tbeotogiscbe Studien und Krttiken. Hambourg, 1829, livraison 1.
— Ueber den Dualismus der Slaven ; ibidem, 1837, livr. II.
— De Rainerii Saccboni Summà de Catharis et Leonistis. Gotting., 1834, in-4».
Glaber Radulphus , Historia sui temporis ; dans Bouquet , Recueil des bist. de France, t. X.
Gobelinus, Pii secundi commentarii rerura memorabilium. Francf. , 1614, in-fol.
Godefridus Coloniensis, Chronicon; dans Bohmer, Fontes rerum germanicarum. Stutlg., 1844, io-8°, t. IL
Godofredus, Annales ; dans Freherus, Scriptt. rer. german.; ed. Struve. Strasb., 1717, in-fol., t. I.
Gratiani Decretum. Lyon, 1613, in-fol.
Gregorii lUagni Opéra, ed. Benedict. Paris, 1703, in-fol., t. IL
Gregorii Thaumaturgi Opéra. Paris, 1622, in-fol.
Grelser, Opéra omnia theologica. Ratisbonne, 1738, in-fol., t. II et t. XII, p. IL
Griesbach, Commentarius criticus in textum Novi Testamenti. Jéna,
Grimm, Ueber Berthold's Prediglen; dans les Wiener JabrbUcber fUr Litleratur. Vienne, 1825, in-8», L XXXII.
Guibertus Novigentinus, De vità suà libri III ; dans scs oeuvres, ed. D'Achéry. Paris, 1651, in-fol.
LISTE DES OUVRAGES CITÉS. 38o
Guido de Perpiniaco, Summa de hæresibus et eorum confutationibus. Paris, 1528, in-fol.
Guilelmus Brito, Philippeis; dans Duchesne, Scriptt. rer. Franc., t. V.
Guilelmus de ftangiaco, Chronicon, et Vie de S. Louis; dans Bouquet, Recueil des hist. de France, t. XX.
Guilelmus JSeubrigensis, De rebus anglicis; ed. Picard. Paris, 1010, in-8<>.
Guilelmus Parisiensis, Opéra, Paris, 1674, in-fot.. t. I.
Guilelmus de Podio iMurentii Chronica super bistorià negotii Francorum adversus Albigenses; chez Duchesne. Scriptt. rer. Frauc., t. V.
Guilelmus Tyrius , Ilistoria belli sacri ; dans les Gesta Dei per Francos. Hanau, 1611, in-fol.
Hahn, Gcschichte der neu-inanichâischen Kcfzer. Stuttgard, 1845, in- 8° (t. I d’une histoire complète des hérétiques du moyen âge).
ffelmold, Chronica Slavorum; ed. Bangert. Lübeck, 1659, in-4«>.
Heriberti Epistola ; chez Mabillon, Velera analccta, III, 467;— et chez D’Argentré, I, 55. Nous citons d’après Mabillon.
flermannus Contractus , Chronicon ; dans Pistorius, Scriptores reruin germanic Francf., 1584, in-fol., 1. 1.
S. Ilieronymi Opéra; ed. Martianay. Paris, 1695, in-fol., t. IV.
Hilarii Pictaviensis, Opéra ; ed. Benedict. Paris, 1695, in-fol.
S. Hildegardis , Epistola'. Cologne, 1566, in-4f.
Histoire de la croisade contre les hérétiques Albigeois, en vers provençaux (par Guillaume de Tudèlej; publ. par Fauriel. Paris, 1837, in-4°.
Histoire littéraire de la France. 20 vol. Paris, jusqu’en 1842, in-4°.
Ilistoria Episcoporum Allissiodorensium ; dans Rouquet, Recueil des hist. de France, t. XVIII.
Historiæ Fulginatis fragmenta; dans Muratori, Scriptt. rer. ital. Supplem., t. I.
Historiæ patriæ monumenta, t. I, Charlarium. Turin, 1835, in-fol.
Historia Sazaviensis monasterii ; dans Mcnken, Scriptt. rer. german.,
t. III.
Ilistoria Vizeliacensis monasterii ; dans D’Achéry, Spicilegium . t. IL
Holstenius, Codex regularum monasticaruni ; ed. Brockie. Augsbourg, 1759, in-fol., t. IV.
Hugo Flaviniacensis , Chronicon; dans Labbé , Bibliolheca nova Manuscriptorum, t. I.
Hugo Rotomagensis , Libri III contra hæreses sui temporis ; à la suite des œuvres de Guibcrtus Novigent.
numbertus de Romanis, De eruditione prædicatorum; dans la Biblioth. Patrum maxima, t. XXV.
Hurler, Geschichte Papslinnocenz III. 3« édit. 4 vol. Hambourg, 1841, in-8<>.
386 LISTE DES OUVRAGES CITÉS
Jas, De WaUlensium soc là ah Albigensibus bene distinguendà. Levée.
Innocenta 111 Opéra, Cologne, 1552, in-fol.
— Epistolæ. Lib. I, II, V, X-XVI, cd. Ilaluzins. 2 vol. Paris. 1G82, in-fol.
— Epistolx. Lib. III, V-X; dans Bréquigny et La Porte do Theil, Diploinata etc. ad res francicas spcctanlia. Paris, 1791, in-fol, p. II, t. I et IL
Joachim, Kzpositio in Apocalipsim. Venise, 1527, in-4°.
— Interpretalio in liieremiam prophetam. Venise, 1525, in-4».
Iperius , Chronicon ; dans Bouquet , Recueil des bisl. de France ,