‹ Histoire et doctrines économiques de l'Angleterre [microform]Chapitre 39 sur 114 · RUE SOUFFLOT, IG · texte numérisé non relu

RUE SOUFFLOT, IG

PRÉFACE

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Le retard apporté dans la publication de la seconde partie (1) de cet oiivrage a été dû, en partie, aux exigences de nouvelles et lourdes fonctions, en partie aussi aux difficultés de la tache. Tout d’abord, le livre ne devait être guère plus qu’une compilation, bien que, d’ailleurs, pendant que j’écrivais la première partie, j’eusse reconnu la nécessité de quelques nouvelles recherches. Mais en essayant de rassembler les matériaux pour une seconde partie, je vis que les fondements n’en avaient pas été posés en la forme satisfaisante de modernes traités sur les diverses portions du sujet. .l’ai donc été obligé de faire, dans une large mesure, mon propre ouvrage d’excavation ; et, non seulement de généraliser d’après des faits donnés, mais de recueillir les faits par moi-même.

On trouvera dans les cinq premiers chapitres des conclusions, en général indépendantes, basées sur des autorités originales. Je regrette de n’avoir pu toujours tirer mes citations des sources elles-mêmes. Les conditions au milieu desquelles le livre a été

(1) La première édition de la première partie est d’avril 1888 (réimpr. mai 1889 ; 2« édit, novembre 1892; 3*^ édit, juin 1894); la première édition de la deuxième partie est de mars 1893 (2® édit, revue. Juillet 1892; 3>= édit. 1898).

PREFACE

écrit — en grande partie dans une « station d’été » [sximmer resort) perdue au fond de la province de (Juébec, à plusieurs centaines de milles de toute sorte de livres, à l'exception de ceux que j’y avais emportés à grand’peine — doivent me servir d’excuse pour avoir puisé dans des collections de second ordre. Je ne saurais me dispenser de témoigner ma profonde reconnaissance k M. James Bain, bibliothécaire en chef, ainsi qu’aux administrateurs de la Bibliothèque publique de Toronto, sans l’aide desquels il m'eût été impossible de mener cet ouvrage à bonne lin.

Le sixième chapitre est basé sur l’étude et la comparaison des conclusions d’un certain nombre d’écrivains allemands modernes qui ont traité du Droit Canon et du Droit Commercial, (^ette littérature est tellement ignorée des savants anglais que l’exposition de ses résultats constitue la meilleure introduction à l’étude de la matière elle-même

Le livre était déjà plus qu’à moitié écrit lorsque ma nomination à l’Université Harvard me mit pour un temps indéfini dans l’impossibilité de m’en occuper davantage. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il était préférable de ne faire entrer dans un chapitre sur l’Agriculture que le travail qui était déjà fait et de remettre à plus tard l’examen complet dtf XV* siècle — l’époque peut-être la plus obscure depuis la Conquête Normande.

Pour la même raison, j’ai ajourné mon chapitre sur le commerce étranger. C’est là une chose qui n’est guère à regretter, car, pour ce qui concerne l’histoire externe de cette matière, le lecteur a déjà l’utile traité de Sclianz que M. Williamson a fait entrer, pour le grand avantage des lecteurs an-

PRÉFACE 3

glais, dans son Essai Stanhope. A un autre point de vue cependant, c’est-à-dire au point de vue de l’histoire interne des divers groupes commerciaux et de leur organisation dans les diverses villes anglaises, au XV* et au xvi* siècle, il existe une masse de documents que l’on a à peine effleurés.

Dans ces derniers temps, on a prêté une attention sensiblement plus grande a 1 histoire économique. Presque simultanément les deux Universités de la vieille et de la nouvelle Cambridge ont fait quelque chose pour stimuler son étude ; la première en lui faisant une plus large place dans ses examens, la seconde en créant une chaire consacrée à cet enseignement. Mais quiconque se rend compte, à la fois, du peu qui a été fait dans cette direction parles savants de langue anglaise et de l’intime relation qui relie l’IIistoire économique à la plupart de ces théories de transformation sociale qui influent si fortement sur les esprits, ne peut considérer ce qui a été fait que comme de faibles tentatives. De la vie quotidienne de la grande masse du peuple pendant de longs siècles nous ne savons presque rien, et, cependant, les matériaux abondent. Nous pourrions bien faire trêve aux controverses sur les méthodes en économie politique, si seulement un groupe d’écrivains compétents pouvait être attiré vers un champ d'études qui ne demande quedes travailleurs.

Je dois des remerciements à ma femme et à mon ancien collègue, le professeur Alexander, de Toronto. pour le soin avec lequel ils m’ont aidé dans la correction dos épreii vt's.

J. ASIILEY.

DE L’ANGLETERRE

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