‹ Histoire et doctrines économiques de l'Angleterre [microform]Chapitre 40 sur 114 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Sources et Bibliogi^aphie. — Les livres qui ont le plus de valeur pour l’étude de la vie économique de la ville, sont ceux qui sont composés avec les archives des villes, qui en contiennent des extraits ou des traductions. Parmi ces livres ceux que l’on consultera avec le plus grand profit sont les suivants ; Memorials of London (18G8), composé par H. ï. Riley, avec des traductions des Letter Books de la ville pour la période qui s’étend de 1276 à 1419 ; le Liber Albus (compilé en 1419), et le Liber Custumarum de Londres, formant les volumes I (1859) et II (1860) des Mimimenta Gildhallæ Londoniensis^ éd. Riley, dans les BolVs Sériés, le dernier surtout qu’il est facile de consulter dans la traduction qu’en a donnée Riley en 1861 ; le Liber Custumariim de Northampton, dans les Northamptonshû^e Notes and Querics (18,93); Eboracum de Drake (1736, et dans d’autres éditions plus récentes) ; les Annals of Cambridge de Cooper (1842) ; Memorial of de Wodderspoon (1850); Ricaid's Kalendar

pour Bristol (pour l’époque d’Edouard IV), édition de Lucy Toulmin Smith, Camden Society (1872); Southampton de Ravies (1883); les Records of Nottingham^ édition et traduction de W. H, Stevenson (1882-1889), publication digne de tout éloge et donnant une profonde connaissance de la vie d’un bourg de second ordre ; les Records of Oxford (1509-1583), éd. Turner (1880) ; les Old Usages of Winchester, et les Ordinances of Worcester, dans

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Toulmin Smith, English Gilduy E. E. T. S, (1870); les Liverpool Municipal Records de Piéton (1883); les Cours Leet Recoi^ds of the Manor of Manchester à partir de 1332. dont il a été publié deux éditions, l’une sous une forme abrégée et rajeunie par Harland pour la Chetam Society (18G4), et une réimpression textuelle, éd. Charvaker (1884) ; Ferguson et Nanson, Records of the City of Carliste^ publiés par la Cumb. and Wesitninsier Antiq. Soc, Extra Séries IV (1887); et Goulding, Loiith Records (1891). On peut ajouter que les archives ci-dessus mentionnées de Nottingham, Oxford et Manchester (éd. Earwaker) ont été publiées aux frais de leurs villes respectives, exemple qui mériterait certainement d’être suivi par les autres villes historiques. On consultera aussi avec quelque profit les Reports of the historical MSS Commission^ spécialement le vol. V, contenant des extraits des archives des Cinque Ports. Comme éludes spéciales très utiles pour fhistoire des villes, on peut mentionner, pour une grande ville, Development of the Municipal Organisation in Korwich^ dans le Archæolog. Journal^ XLVI (1889), et, pour une petite ville sous l’autorité d’un lord, C’ircncesicr de Fuller: The Manor and the TowUy dans Trans, Bristol and Glouc, Archæolog, Society, vol. IX (1884-1883). Sur les rapports entre les métiers et les autorités municipales, ou trouvera un grand nombre de renseignements dans Livery Companies de Herbert (1831) et dans History of the Merchant Taylors (1888). Il est encore indispensable de connaître Surcey of London de Stow(1398, et plusieurs éditions plus récentes, spécialement celle qui contient de nombreuses additions par Strype 1720). Une édition d’un prix raisonnable, est celle de Morley (1890). Ou trouvera une bonne introduction à l’histoire locale et à la topographie dans les séries de Historic Totvns, spécialement Exeter, de Freeman (1877), Bristol, de Hunt (1887) et Colchestet\ de Cutts (18881. Pour faire des comparaisons avec l’état de choses existant en Angleterre, il est utile de consulter Maitland, History of Edinhurgh (1733), Maxwell, Old Dundee (1891) et l’esquisse de la vie des bourgs au Moyen Age dans J. Mackintosh, History of Civilisation in Scotland (2® édit. 1892) 1. Ghap. x, qui est basée sur les publications de la Scottish Burgh Records Society, Le premier volume publié par cette Société (1868) contenant les Ancient Laws and Customs of the Burghs of Scotland (1124-1424), avec une préface de Cosmo Innés, est une commode et savante collection de docuirients. Le Calendar of Ancient Records of Dublin, éd. Gilbert, pour le compte de la ville (1889-1891), mérite aussi d’être consulté.

D’importance moindre, mais de grande importance cepen-

dant, surtout pour la fin de la période, sont les Rotnli Parliamentorum (à partir de 1767) et les Statutcs of the Realm 1828). La législation sur n’importe quel point particulier peut être étudiée d’une façon satisfaisante dans n’importe laquelle des diverses éditions des Rastall's Statutes, où les sections relatives aux diverses matières sont réunies en chapitres. Pour le présent ouvrage nous nous sommes servis de l’édition de 1613.

Le Sid)sidy Roll de 1377 sur lequel est basée l’évaluation usuelle de la population de l’Angleterre dans son ensemble, aussi bien que celle des divers comtés et villes, fut imprimé par Topham dans Archæologia, vol. VII (1783) et on trouve quelques remarques basées sur ce document dans les Remarks upon the Population of English Cities, par Amyot, dans Archæologia, XX (1824). La liste des contribuables d'Oxford pour la Poil Tax de 1380 est imprimée dans les Oxford City Documents, éd. Rogers, par la Historic Oxford Society (1891). La question de la population des villes au Moyen Age, avec une admirable critique des diverses sortes de témoignages, est très bien traitée dans Volkszahl detdscher Stadtc de Jastrow (1886). L’ouvrage de Karl Bûcher, Die Bevôlkerung von Frankfurt a. M, im I t und td Jh, (1886) constitue une contribution importante à la statistique sociale, et a fourni l’occasion d’une littérature considérable de critiques et de commentaires, parmi lesquels les articles de Lamprecht dans les Archiv fur soziale Gesetzgebiing und Statistik de Braun, I, (1888) et de Hœniger dans le Jahrbuch fiir Gesetzgebung, etc. de Schmoller, XV (1891), sont particulièrement dignes d’attention.

Une masse d3nformations sur l’histoire constitutionnelle des villes anglaises se trouvent encore dans Gross, Gild Merchant (1890) — quoique l’ouvrage soit surtout important pour une époque antérieure — et aussi dans les trois volumes de Merewether et de Stephen, History of Boroughs (1833). On peut aussi trouver beaucoup de choses à glaner dans les anciens traités sur Thistoire municipale, spécialement dans Brady, Historical Treatise on Cities and Boroughs (1690 et éditions suivantes) et dans Madox, Firrna Burgi (1726), quoiqu’ils ne traitent que de quelques points spéciaux et encore, en premier lieu, à un point de vue constitutionnel ou légal. Le jugement que Hallam porte sur Brady n’est pas absolument mérité. L’ouvrage de Madox témoigne, cependant, d’une érudition incomparablement plus grande, ainsi que d’une patiente recherche, quoiqu’il soit précédé du bizarre désaveu qui suit : « Le lecteur ne doit pas

s’attendre à trouver dans ce livre un enseignement soigné ou raffiné, car la matière qui y est traitée est de peu d’importance ». Une collection de matériaux très utile pour l’histoire des marchés se trouve dans le First Report of the Royal Commission on Market Riyhts and Tolls, vol. I (1889). Pour des indications bibliographiques plus complètes, le lecteur pourra consulter le très commode ouvrage intitulé : Classified List of Rooks relating to British Municipal Uislory, préparé par le D-- Gross et publié par la Bibliothèque de l’Université Harvard (1891) ; ou encore The Literatur of Local Institutions, de Gomme (1886).

Gustave Schmoller a magistralement esquissé les caractères généraux de la vie urbaine au Moyen Age, et il en a indiqué le véritable rôle dans l’évolution économique, dans les pages qui servent d’introduction à ses Studien nher die wirthschaftliche Politik Friedrich des Grossen (Jahrbuch, VIII, 1884); en dépit des divergences existant entre les conditions anglaises et les conditions allemandes, ce travail constitue encore la meilleure introduction à l’étude de cette question. U’étudiant devrait aussi consulter Hüllmann, Stddxvesen des Mittelalters (1829), en particulier le vol. IV. C’est encore là l’ouvrage qui embrasse le plus complètement le sujet de la vie civique au Moyen Age, et qui fait le mieux ressortir la similitude générale de l’état de choses existant sur toute l’Europe Occidentale.

Section XXI'V. — La Municipalité du Moyen Age.

Dans une précédente section 13), nous avons attiré l’attention du lecteur sur le caractère intermunicipal du commerce vers la fin du Moyen Age. Il était alors exercé par un certain nombre de groupes locaux les commerçants des diverses villes — qui étaient protégés dans leurs transactions par le pouvoir ou par l’influence des villes auxquelles ils appartenaient et qui, dans les autres villes, tant dans leur pays qu’à l’étranger, jouissaient des droits qu’il avait été au pouvoir de leurs magistrats de leur assurer. Le caractère du commerce cor-

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