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74 HISTOIRE ET LITTÉUATURE.
d'un dernier degré de clarté, mais le style surtout n'y a pas encore celte variété de ton, celte aisance tout à fait supérieure, et celle ampleur enfin qui caractérisent Frédéric II et Marie-Thérèse^ ainsi que Frédéric II et Louis X V. Quand ces quatre volumes n'auraient pas presque entièrement renouvelé certaines parties de cette histoire générale du xviii'' siècle, si souvent reprise, et toujours si obstinément faussée par l'esprit de mensonge ou de haine, le mérite lui seul de l'exécution suffirait à les classer d'abord au premier rang.
Faute ici de pouvoir ou d'oser reprendre, pour les défigurer en les analysant, des récils que j'espère que tout le monde a lus ou lira, c'est prineipalement sur ce mérite de Texécution que je voudrais insisler. Il n'y va de rien moins, en effet, dans le temps où nous sommes, que de la manière même d'écrire et de comprendre l'histoire.
Tandis qu'en France la nouvelle école, — la nouvelle école, c'est celle qui n'a rien encore produit, ni de longtemps, sans doute, ne produira rien,— érigeait en principe son impuissance môme de produire, les Allemands, qu'elle se pique pourtant d'imiter, élevaient à la mémoire de leurs deux grands souverains du XVIII' siècle les deux plus amples monuments qu'on leur eût encore consacrés : M. d'Arneth, à Vienne, composait sa grande Histoire de Marie-Thérèse et M. Droysen son Histoire de Frédéric le Grand. J'ai moi-même plusieurs fois^ et avec insistance essayé de