‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 205 sur 302 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

« pas dit, quant aux électionây que fous niesefTorls *' pour les diriger seront vains, combattus, coaime ils a ne manqueront pas de Télre, par les efforts conlrai- « res de Lafitte? Quant à la conflance el au crédit, « vous dites plus vrai que vous ne pensez. Savez- vous « bien qu*liier, par exemple, il n y avait pas deux miltf lions aiu Trésor Public? Qu'est-ce enfin qu'un prête mier ministre , et un ministre des finances, sous le c( coup d une prise de corps , dont la tête se perd au (( milieu de ses tristes affaires, qu'il ne mêle que trop « à celles du Roi et de TÉtat? Je vous le répète, vous « avez encore plus raison que vous ne pensez; finis- « sons-en donc, et, dès aujourd'hui, allez proposer à « Périer d'accepter le ministère. »

Alors, comme je m'étonnais qu'il pût ainsi disposer du jour où ce changement devait être fait : « Oh ! « quant à cela, me répondit -il, rien n'est plus simple : « je n'ai qu'à donner au Roi ma démission , et je « m'y engage. N'allez pas croire pourtant que je ni'a- « veugle sur mon mérite ; mon Dieu non , dans tout « autre Conseil de ministres je serais loin de me croire « indispensable ; mais , dans celui-ci , le Roi n'a de « confiance qu'en moi seul ; non dans mes talents , a mais dans mon dévouement. Il ne tient plus à I^- « fitte que par respect humain ; il sent que, en poli- « tique comme en finances, ce ministre le compromet. « Pour Mérilhou, etc., etc.. Ne vous étonnez donc « plus si je dispose ainsi du moment où ce cabinet « doit être transformé , puisque tout dépend de ma « démission qui dépend de moi , et que , en la doute nant , je force le Roi d'appeler im .autre Conseil ! »

Ainsi Montalivet avait eu réponse à tout. Dès lors, suffisamment renseigné et autorisé : r< Vous faites là, c( me suis-je écrié en lui serrant la main , une rare et « bonne action, dont le pays vous saura gré; car il ic vous devra son salut, et il le saura ! Gomme témoin, « comme historien même, s'il le faut, j'en prends Tenc( ga gement ! Adieu ! Je vais de ce pas chez Périer ; et là, « puissé-je trouver autant de dévouement que je laisse « ici de désintéressement et de vrai patriotisme! »

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