‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 204 sur 302 · B18T. IT MÉM. ^ T. VU · texte numérisé non relu

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çc Cest là y ai-je alors réplique , une négociation qui te ne sera point facile. Je m'en charge néanmoins, « mais à deux conditions : Tune , que je répondrai de « votre concours dans le ministère nouveau; lautre, « que TOUS me direz si le Roi veut la Présidence de « Périer autant que vous , et s'il est prêt à y consente tir, aujourd'hui même.

« C'est juste , reprit Montalivet , il n'y a plus que « cela en question . Le R<h croit devoir attendre en- * a core. Il veut prendre conseil des élections; et hioi^ c( tout au contraire, c'est à cause des: élections pro- « cliaineset de l'influence de Périer sur elle:» que je « presse le Roi de se décider. Le jour de la clôture de c< la session doit donc être, à mon avis, celui de la- <( vénement du nouveau Conseil.

« £h bien ! m'écriai-je , je suis d'un troisième avis. « Comment! déjà la France peaichesur rabime,et^ (( lorscpi'il n'y a réellement plus un insianl à perdre, «; !e Roi attendrait le résultat des élections! et vous- <( niême, lu clôture de la session acluelle! Mais ne (c voyez-vous pascju'alors il sera trop lard? A peîncsii- « vons-nous atijounUiui s'il en est temps encore! Resa pçcl du Pouvoir, considéralion intérieure el cxlé- « rieure, confiance el crédil , tout croule à la fois! « Hatez-vous donc, arréîez celle décomposition lolale, u a\ant qu'on ne puisse j)lus faire un pas.dans cesdé- « combres ! Si le Roi laisse lombor le Pouvoir en pouce dre, quelle reconstruction sera désormais possible?

« Mon Dieu! repartît Montalivel, il semble que vous « nous ayez écoutés, tant vos paroles sont conformes « àcelles dont chaque jour je l'importune. Neluiai-je

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