‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 160 sur 232 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

L'espoir de passer entre les armées russes élait donc perdu : poussé par celles de Kutusof et de Wittgenstein contre la Bérézina , il fallait traverser cette rivière , en dépit de Tarmée de Tchitchakof qui la bordait.

Dès le 23, Napoléon s'y prépara comme pour une action désespérée. Et d'abord il se fit apporter les Aigles de tous les corps et les brûla. Il rallia , en deux bataillons, dix-huit cents cavaliers démontés de sa Garde, dont onze cent cinquante-quatre seulement étaient armés de fusils et de carabines.

La cavalerie de l'armée de Moscou était tellement détruite, qu'il ne restait plus à Latour-Maubourg que cent cinquante hommes à cheval. L'Empereur rassembla autour de lui tous les officiers de cette arme encore montés : il appela cette troupe , d'environ cinq cents maîtres, son escadron sacré; Grouchy et Sébastiani en eurent le commandement; des généraux de division y servirent comme capitaines.

Napoléon ordonne encore que toutes les voitures inutiles soient brûlées ; qu'aucun officier n'en conserve

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