‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 173 sur 232 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

davie. Ce bataillon semblait devoir succomber le premier, étant seul et séparé de sa division ; ce fut ce qui le sauva. De longues files d'équipages et de* soldats débandés fuyaient vers Slud/ianka sur plusieurs directions; entraîné par Tune de ces foules, se trompant de route ^ et laissant à sa droite le chemin que suivait Tarmée , le chef de ce Ijataillon se glisse jusque sur les bords du fleuve , se plie à tous ses contours , et, protégé par le combat de ses compagnons moins heureux, par Tol^scurité, par les difficultés mêmes du terrain , il s'écoule en silence , échappe à Tennemi, et vient confirmer à Victor la perte de Partounéaux.

Quand Napoléon apprit cette nouvelle, saisi de douleur, il s'écria : ce Faut-il donc, lorsque tout sem- « blait sauvé comme par miracle, que cette défection « vienne tout gâter! » L'expression était injuste, mais la douleur la lui arracha , soit qu'il prévit que Victor afiaiblî ne pourrait résister assez longtemps le lendemain , soit qu'il tint à honneur de n'avoir laissé dans toute sa retraite , entre les mains de l'ennemi , que des traîneurs et point de corps armé et organisé. En eflet, cette division fut la première et la seule qui mit bas les armes !

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