CHAPITRE VIII
Ce succès encouragea Wittgenstein. En même temps deux jours de tâtonnements^ le rapport d'uo prisonnier, et surtout la reprise de Borizof par Platof, avaient éclairé Tcfaitchakof. Dès lors les trois années russes y du nord, de Test et du midi, se sentirent réunies; leurs chefs communiquèrent entre eux. Wittgenstein et Tchitchakof étaient jaloux Tun de l'autre, mais ils nous détestaient encore plus; la haine fut leur lien et non Tamitié. Ces généraux se trouvèrent donc prêts à attaquer à la fois les ponts de Studzianka par les deux rives du fleuve.
C'était le 28 novembre. La Grande Armée avait eu deux jours et deux nuits pour s'écouler ; il devait être trop tard pour les Russes. Mais le désordre régnait chez les Français, et les matériaux avaient manqué aux deux ponts : deux fois, dans la nuit du aG au 27, celui des voitures s'était rompu , et le passage en avait été retardé de sept heures ; il se brisa une troisième fois, le 27, vers quatre heures du soir. D'un autre coté , les traineurs , dispersés dans les bois et dans les villages environnants , n'avaient pas profité de la pre-