CHAPITRE XI. UT
charmes ^ il l'était avec fureur de son autorité ; et c était de la Reine surtout y comme sœur de l'Empereur, qu'il se défiait»
On s'étonne de voir ce Prince, qui, jusqu'à ce join*, avait paru tout sacrifier à la gloire des armes , se laisser tout à coup maîtriser par une passion moins noble i mais sans doute que , pour certains caractères, il en faut toujours une qui domine. .
C'était , au reste , toujours la même ambition sons des fermes difTérentes, et toujours tout entière dans chacime d'elle!^ ; car tels sont les caractères passionnés. En ce moment, sa jalousie pour son autorité l'emporta sur l'amour de sa gloire ; elle l'entraîna ra« pidement jusqu'à Poton , oii , peu après son arrivée , il disparut et nous abandonna.
Cette défection éclata le i6 janvier, vingt-trois jours avant que Schwartzenberg se détachât de l'armée française , dont le Prince Eugène prit le commandement.
Alexandre arrêta la marche de ses troupes à Kalisch. Là cette guerre violente et continue , qui nous suivait depuis Moscou , se ralentit : elle ne fut plus , jusqu'au printemps , qu'une guerre d'accès , intermittente, lente. La force du mal parut épuisée, mais c'était seulement celle des combattants : une plus grande lutte se préparait; et cette halte ne fut pas un temps qu'on accorda à la paix; elle servit plutôt à la préméditation du carnage.
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