Du général Comte de Tcrenrx
• ••••••. Vous voyez que la connaissance
que je fis de l'Empereur date de loin; il se le rappelait encore en 18 12, i3 et i4, lorsqu'après avoir été son officier d'ordonnance et son chambellan j'étais devenu maître de sa garde-robe. J'assistais tous les jours comme tel , pendant nos campagnes, à son lever intérieur, souvent à ses repas et à son coucher. Dans les entretiens longs et fréquents qu'il voulait bien avoir avec moi , il avait recours sans cesse à l'excellente mémoire que vous me connaissez. Cette mémoire heureuse rend hommage à l'exacte véracité de tous les détails d'intérieur et autres qui se trouvent
dans votre Histoire de la campagne de 1812. C'est comme un miroir de cette expédition , tant votre récit est exact, etc. , etc.
Signé y TuREWNE.
10. Du général Comte Exelmans, général JCapant-garde pendant toute la campagne de Russie, depuis Maréchal de France :
4 décembre 1824.
J'ai été enchanté de ce que vous dites de noire gloire passée et de nos désastres^ car il est impossible d'en parler avec plus d'éloquence et de vérité. Je ne crains pas même d'être flatteur, en vous rangeant entre vos devanciers Plutarque et Tacite. Leurs portraits et leurs caractères ne sont peints ni avec de
plus vives couleurs , ni avec plus de justesse
Cet ouvrage, qu'on peut appeler justement un coup de maître, fait le plus grand honneur à votre beau talent et à votre noble caractère, etc., etc.
Signé y ExELAANS.
11. Du général Allix, commandant Vartillerie du Corps d' armée du Duc d'Abrautes dans la campagne de i8i9 :
Monsieur le général, j'ai lu votre Histoire de la campagne de Russie. Je vous fais mes compliments bien sincères pour l'élégance et les charmes du style, sur la véracité des faits militaires , et surtout sur le
ou EXTRAITS DE LETTRES. 453
courage que vous avez eu de traîler une pareille matière , etc. •
Signé^ Le Lieutenant général Alux.
12. Du général César de La Ville, i®"" aide de camp du MaréJial Duc d'Istrie pendant la campagne de 1812, et depuis chef d^ état- major du Prince d'ëckmOhl :
' 15 janvier 1825.
Mon cher général , vous avez dédié votre livre à vos compagnons d'armes : c'est l'un d'eux qui vient vous en témoigner sa reconnaissance. Placé au même point de vue que vous dans ce grand et terrible spectacle, ayant vécu dans l'intimité de trois de ses principaux acteurs, j'éprouve le besoin de vous dire que la vérité, sans passion, sans faveur ni envie, respire dans chaque page de votre ouvrage. Le Ciel vous a donné une belle âme et un grand talent, et vous en faites un noble usage. Le généreux dévouement du Marécl}al Ney est désormais gravé en traits qui ne périront point. Son exemple ranima plusieurs fois le feu sacré prêt à s'éteindre , et valut à l'armée la gloire d'avoir sauvé son Chef et d'être sortie de Russie les armes à la main. Jouissez avec orgueil, mon cher général, du succès de votre livre , et prenez une double part des consolations qu'il nous offre ; car après la gloire d'avoir bien fait vient celle de bien dire , etc.
Signé j Le G** César de La Ville.
i3. Du général Baron Durrieu^ sous-chef (T État-Major de V armée du Prince Eugène dans la campagne de Russie ^ et depuis Pair de France :
27 ja^vie^ 1825.
Je sui^ encore tout plein de ces grands souvenirs , de ces grandes images, et il m'a semblé, en lisant votre histoire, revoir les lieux, les combats, les scènes, les rôles , tout le théâtre enfin sur lequel s'est joué le plus terrible des drames militaires. Je ne fais que vous exprimer les sensations que vous avez réveillées, etc., etc.
Signé j W^ de camp 8°** Durrieu.
14. Du général Comte Partouneàux, commandant la dii^ision du 9*"* corps qui a succombé au passage de la Bérézina en 18 12 ;
30 novembre 1824.
et m'a la hier le passage de la Bé-
rézina , par conséquent ce qui me concerne. Je ne puis, mon cher général, que vous témoigner une vive reconnaissance de la manière avec laquelle vous avez traité cette époque difficile de ma longue carrière militaire; j'aime le suffrage d'un général expérimenté comme vous, qu'anime l'amour de son pays, et qu'éclairent la raison et la justice, etc., etc.
Signé j C* Partouneàux.
ou EXTHAITS DE LETTRES. 455
iSi. Du colonel Heymès, oide de camp du Maréchal Nby
pendant la campagne de Russie :
36 septembre 1824.
Je lai lu avec toute l'attention
que mërite un pareil ouvrage. Vos tableaux sont pleins de vérité et d'élévation. Vous rétablissez la gloire de cette armée tant calomniée ; les portraits y sont tracés de main de maître. Vos souvenir^ sont frais et vifs comme en 1812. La pensée est effrayée de votre exactitude : on dirait que vous avez écrit ce livre sur la route de Smolensk à Rowno. Vingt "de mes camarades que j'ai vus pensent comme moi. Mais plus heureux qu'eux, car ils ne vous connaissent pas, je puis vous remercier en leur nom et au mien. Il était.digne de vous d'élever ce beau monumenit de gloire et de vérité à vos vieux compagnons, etc.
Signé ^ l'un des débris de Moscou, Heymès.
16. Du général Duc de Fezensàc, aide de camp du Prince de TizucBiATRL pendant la première moitié de la campagne de Russie y et y pendant Vautre moitié y colonel d^un régiment d*lnfanterie du Corps du Maréchal Net :
• • Tous ceux qui ont échappé à ce
grand désastre partagent ces sentiments : il e^ impossible de voir une peinture plus vive et plus vraie dans tous ses détails, etc.
Signé ^ V** DE Fezensac.
ly. Du ffcnéral Baron «fe Pintevillb, commandant un régi" ment de cavalerie dans la campagne de Russie :
Toul, 6 février 1825.
Je ne puis résister au désir de rappeler à votre souvenir quelqu^un qui a eu l'avantage d'être, mais trop peu d'instants, votre compagnon d'armes. Vous êtes de ceux qu'on se félicite toute sa vie d'avoir rencontrés ; aussi ai-je suivi votre nom avec le plus grand plaisir dans les récits de tant d'affaires brillantes où il se trouve si honorablement cité. Après la gloire des armes vous venez de vous associer à celle de Monsieur votre père, dont je possède quelques ouvrages, par V Histoire de la Grande Armée en 1812; permettezmoi de vous remercier du vif intérêt que m'a inspiré cette lecture ainsi que le développement si attachant des coups dont je n'avais connu sur le terrain que les funestes résultats, etc., etc.
Signée le Baron de Pinteville, M'' de camp.
18. Du général Dumoustieb, Vun des commandants de la Garde Impériale, ayant été, pendant plusieurs années, attaché a la personne de Napoléon, comme officier d*État^ Major de son Palais •
Massy par Antony, 10 âTril 1825.
J'ai lu votre ouvrage. Mon amitié pour vous vous en félicite. Non -seulement vous avez parfaitement
ou EXTRAITS DE LETTRES. 457
rendu TEmpereur el l'armée française, tels que je les ai. connus Tun et l'autre dans leurs détails intérieurs, et surtout l'Empereur, et c'est avec mon caractère picard, dont vous avez connu la franchise, que je vous félicite d'avoir publié un pareil ouvrage, etc. , etc.
Signéj O. DuMOUSTiER.
19. Du général JoMmi, qui a serçi dans l'armée de Napo^ léon jusqu'en 18 13, et depuis aide de camp de l'Empereur Alexandre I" :
Quant à l'article qui me concerne
sur le projet attribué à Napoléon de se jeter d'Orcha sur Witgenstein, il est très-exact dans votre ouvrage : la dénégation du général Gourgaud, quoique motivée sur une lettre écrite 24 heures auparavant, ne dit rien; car en 2^ heures l'imagination de Napoléon formait cent projets au lieu d'un. Vous n'avez rien dit que l'exacte vérité à ce sujet. Le général Dode, M. Mounier ou M. Menne^'al étaient présents ainsi qu'Eugène, Mural et Berihier. Eugène l'a bien dit aussi à Guilleminot.
Signéy Général Jomini.
ao. Du général Comte B. de Gastellane, alors en Espagne, aide de camp du Comte de Lobau en 1812 y et depuis Ma-* réchal de France :
Puerto Santa-Maria, 2 août 1835.
Toute l'avant-garde de la division
de Cadix s'est arraché mon exemplaire de votre Cam-
pagne de Russie; tous en ont été enchantés; les vieux ont été frappés de la vérité de vos récits. Votre succès aux colonnes d'Hercule a été complet, comme partout au reste.
Signé j Le C** B. DE Castellane.
21» Du général Comte d* Alton, commandant , eni^m^ une brigade de la i" dwision du i*' Corps du Prince d'Eck-
MUHL :
Paris, 1G février 1825.
C'est avec une bien vive émotion que j'ai lu votre ouvrage. Quand on l'a commencé on ne peut plus le quitter, tant l'intérêt est grand et soutenu. Blessé à Smolensk le 17 août, il ne m'a pas été permis d'aller plus loin; mais tout ce que vous dites jusque-là des marches, des fatigues de la division et du corps d'armée dont je faisais partie, et des combats auxquels il a pris part, est vrai. Je n'ai pas été témoin des plus grands événements et des grands désastres de cette campagne dont vous avez su faire de si sublimes tableaux ; mais vos descriptions sont basées sur la vérité telle que me l'ont fait connaître mes compagnons d'armes, avec qui je m'en suis si souvent entretenu.
Les militaires seuls peuvent lire les écrits qui ont paru sur la campagne de Russie , mais votre ouvrage sera lu par toutes les classes de la société qui sauront
ou EXTRAITS DE LETTRES. 450
enfin apprécier nos fatigues , nos privations et notre courage } vous avez élevé un monument à l'armée, recevez-en pour ma part mes sincères remerciements.
Signéy Le L* G^* €*• d^Altow.
sa. De Monsieur DrugeoiI ds Beaulieu , Ueutenant de
cavalerie en iSi^ z
BeUey, 10 juin 1825.
Je suis un de vos compagnons auxquels vous avez adressé y olre Histoire de la guerre de Russie ^ etc. , etc. . . je vis dans une humble retraite; le souvenir de nos hauts faits et de nos malheurs y vient agiter mon âme
et lui donner encore des élans de fierté Nulle
voix plus éloquente que la vôtre, Monsieur le comte, ne pouvait répéter ces choses , nul pinceau plus habîie en faire le portrait fidèle : vous n'avez rien oublié , pas les moindres circonstances ; j 'étais de cet escadron qui traversa à la nage la Bérézina au moment où les ponts allaient être jetés.
Signé j Drugeon de Beaulieu.
a3. De Monsieur Vesuty, ancien officier de dragons , vété'
ran de la Grande Armée :
15 février 1825.
Permettez que je vous adresse mes félicitations bien sincères sur \ Histoire de Napoléon et de la Grande
Armée. Tout y est digne de la grande et funeste campagne de Russie ; c'est le modèle le plus parfait de ce qui jamais a été écrit de plus touchant et de plus déchirant, etc., etc. Tous les militaires qui ont été témoins oculaires des faits énoncés dans votre ouvrage reconnaissent la vérité de vos témoignages, Timpartialité de vos portraits, etc.
Signé ^ Vesutt^
24. De Monsieur Petit de Beauverger^ Auditeur au Conseil d^État eni 8 1 2, chargé déporter le portefeuille à Moscou :
Monsieur le général.
J'ai sous les yeux le magnifique monument historique que vous venez d'élever à la gloire de Napoléon et de la Grande Armée. Le cœur plein des émotions (jju'il me fait éprouver, je ne puis résister au besoin de vous en témoigner, comme Français, et ma reconnaissance et ma profonde admiration, comme un de ces compagnons auxquels vous adressez de si nobles accents, et qui a partagé non pas votre gloire, puisqu'il n'avait pas le bonheur d'être soldat, mais vos malheurs, sans jamais les déshonorer par la moindre faiblesse. Je viens rendre hommage à la vérité dans son éloquent et digne organe. Vos récits sont sublimes et purs comme elle, etc.
Signé ^ Petit de Beauverger.
ou EXTRAITS DE LETTRES. 461
a5. De M. le colonel de Fontenillb, officier supérieur JCètat^major du Prince de Neuciiàtbl en 1812 :
» J'en suis enthousiasmé ^ j'ai tout re-
connu^ tout revu, et tu m'as tout rappelé, etc.
Signé, FONTENILLE.
25. Du Lieutenant colonel ^vicomte de Roussy, officier qui a fait la campagne de 181 a, écrivant à MM. Baudouin :
Je l'ai lu a\ec d'autant plus d'intérêts,
qu'ayant fait la campagne de Russie, à chaque instant je reconnais la vérité des récits de M. de Ségur.
Signé j vicomte de Roitssy.
ajr. Du général BhAncjMi , colonel d*un régiment de caça^ lerie en Russie, où il se distingua de la manière la plus glorieuse au passage de la Bérézina:
Lorîoly 29 mai 1825.
Dans ce grand désastre dont vous
avez tracé le tableau fidèle je me félicite aujourd'hui de l'avoir lu. C'est une consolation de penser qu'il est sorti de nos rangs, qu'il a partagé nos travaux, nos dangers, notre gloire, celui qui s'est montré digne, par ses talents et son noble caractère, d'être l'historien de notre illustre et brave armée, etc.
Signé j A. BLA.NGARD, maréchal de camp en retraite.