‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 10 sur 257 · CHAPITRE jn · texte numérisé non relu

CHAPITRE jn

son plus \if désir était sa consécration, au dehors comme au dedans, parlaveu des Gouvernements anciens. Dès le surlendemain de son installation, il proposa donc lai paix, dans une lettre de sa main, au Roi d'Angleterre. Le ministère anglais en repoussa la forme et le fond par une note hostile, pleine de récriminations plus ou moins fondées. La restauration du trône des Bourbons y était indiquée, sans toutefois en faire une condition indispensable. Napoléon remarqua cette soprte de concession; il en attendit reffet d'un temps meilleur. Quant au reste, se déchargeant sur le gouvernement anglais de la responsabilité des maux de la guerre , il s autorisa de sa démarche pacifique ainsi repoussée , pour adresser, au nom de l'honneur^ un appel plus belliqueux que jamais à toute la France.

On vit bien alors que la promptitude de décision et d'action, commune à tous les grands hommes, est l'une des causes principales de leur fortune, soit qu'elle crée Toccasion favorable ou qu'elle s'en saisisse à temps ; soit qu'elle prévienne l'occasion contraire toujours prête à naître. Ce fut ainsi que la rapidité du coup d'État du i8 Brumaire eut un à-propos remarquable. Quelques jours plus tard, des dépêches accusatrices de Kléber eussent donné des armes au Directoire contre Bonaparte.

Ces inculpations calomnieuses portaient sur le dé* nûment absolu, dans lequel Kléber accusait le générât en chef d'avoir abandonne, au moment du plus grand danger, son armée d'Egypte. Adressées au Directoire^ elles tombèrent aux mains du Premier Consul ! Napoléon, soit politique ou générosité, ne parut pas s'en

BIST. ET UtU, — T. II. 2

f8 LIVBE TREIZIÈME.

émouvoir. Il continua à 'Kléber son commandement en chef; il ranima le courage de ce général par des âoges piiËlics, par des instructions secrètes et par la promesse de prompts secours, qui 'lui seraient parvenus sans la déplorable irrésolution' de Gantheaûme. Toutefois, attaqué dans son'honneur et dans sa gloire, Bonaparte fit préparer une réfutation détaillée et victorieuse, en réponse à ces imputations, dont quelque duplicata intercepté pouvait avoir donne connaissance à l'Angleterre.

Il avait alors fallu remanier le ministère. Ici, les noms suffisent à Téloge; la plupart, à divers titres, sont restés célèbres : Talleyrand , aux affaires étrangères ; Lucien Bonaparte, à l'intérieur -, Gaudin, toujours aux finances. Quand Berthier, bientôt devenu nécessaire àillein^s, laissa libre le portefeuille de la guerre, une juste reconnaissance appela Carnot à le remplacer. Cambacérès venait d'être appelé au Consulat : « Ci- « toyen, dit à Abriàl le Premier Consul, je ne vous ce connais pas j mais on m'assure que vous êtes le plus a lionnête homme detoute la magistrature : c'est pour « cela que je vous ai nommé ministre de la Justice ! ^)

Déjà commençait ce'Conseil d^État à jamais illustre, foyer de lumières. Faisceau de talents classés etmaintenus chacun dans la sphère qui lui était propre, et tous fortement réunis autour du génie universel qui les présidait. Il les dirigeait, il les excitait dans cette œuvre immense et immortelle, qui du éhaos, résultat du bouleversement de 1789, fit sortir l'adoiirable «édi- Bce d'administration et de législation de la nouvelle France, et réalisa, dès %s premières années du siècle

<C»AîPITRE TH. 19

nounous vivons, k plupart des biens rêvés par l'utopie révolutionnaire de la fin du dernier siècle.

;iï)QGile àrson inspiration, à Finipulsion de sa main fouissante /dès Ions tout s'ordonna et s agrandit; tout -étendit en liant; tout s'éleva vers le bien et le mieux possibles. L'histoire n'ofFre rien de comparable à l'élan laborieux et soutenu de tous ces esprits; ascension «^bienfaisante ôtlumineuse, qui, de cette fange sanglante ojù'lajretenaient souillée les démagogues, releva et re- (plaça>presque; soudainement la France en télé de la ^civilisation moderne !

iDe là ces admirables institutions que le ! temps a consacrées : tâllesque cette organisatiouifinancière déjà tQitée;JacFéationfmémorable deila^BanquedetFrance; l'organisation hiérarchique des 'Cours ;de Justice; la .confection , diès lors conunencée , des codes qui nous ^égisSfent; la puissante et salutaire\division adrainislraaive du ^teirritoire en ^préfectures et sous-ipTdfectiGPes ! Ajoutez à ces .act^s et à tant d'autres que Ilîhistoire a consignés^, la /réconciliation deJa République avec la •plus;.grandeipartie de l'émigration volontairetet >invoilontaire,; la guerre civile d'abcKrd suspendue par la ré- NVjOca&iontde laloi des otages, par la protection donnée i à tous les prêtres, etjpar un armistice appuyé de la présence âmpcxsante , dans.la Vendée, de soixante nulle ifaommes sous Hédouville, général conciliant, d<mt les OD^ociations avec île prêtre Bernier amenèrent une ^paix définitive. Quant à laBretagne età lalNorumudie, (dès le second mois de i&oo, la fovce.des armes et <r«9Léciition.trop «angbnte de (Frotté^ que ne put;pré- <%enir la démenoe ^tardive de Napoléon, y terminèrent

20 UYRS^ TROISIÈME.

la: guerre deê chouans presque aussilèi que' la g^iiterire vendéenne. /."•.•. -^ v? ■.,. .; .-t^-;;/ .-.n ,.;•.. t. v.yu-vv,

De niém€tau<4ebors^ jL fit tou« pour répondra à ropinithiupublique; Elle était alprs si enthousiaste, . que j espérant de lui jusqil'à ^riihpDssible ^ ^e iùl demaiadaît;latpaiix,^f)$ Uatleodre de la^icioûre qui^déjà se prépar^it^ (On. â vuiea propositions^ de Béaâpapte à r Autricii© 1 et à. T AiïgJleterri^ ; on reaiar<|uera êncôile , dans leloetion à Rome d'un ilouveaii Pontife fiivoral^e à' la f Fra«çe l sVin&^emerdi^ la boaqe ; o'enommée ^ qAl> il avait Jaia^eianilt^lieJ Eft.naéme temps nôtre aUîanee est préparée, avec ia Russie et resserriée lavec la Pnu^e par la poiisStop de : Duwc^ chargé d'offrir à Frédéric- GpiUautiib^ le.arpW'honQrabJi^ de médiatwir^ et icehii de pa#i^ateur^de t)0Ml^l\Europe^ i l. ^ -i^inuvi-^

JVfeipteiWtnt^Tqiliaiid', d^l'âi^ de touSi^l cette régénération, cette œuvre de salutpul^c,rnejteiiait;^và im seul bo^uie;! qua^^, >pQur tlraccomplir, sQja,iaiiCf)rité dîctatomlei^ii étaitfla O0J^4itiQ|i ppewiète et indispensable; quapd luiriui^me , et à juste titre , . içn^ lavait la cojQsqiei^e, doit-on s'étom^ter que son arubi^tion «e SQit plu à :Se faire de cette nécessité ; un di^pit au, pouvoir suprême ? , Sa marche rapide vers la concentration ; de cette puissance en lui se^l^ j?^ firt disjsiniulée qu'auts^nt qu'il le fallait pour y conserver quelque pudeur. et y préparer. rQpinicMi.'Dèa sojçi premier avènement, aipsi que lesinMitutiçfli]s,ie^ lieux; p^rlèrent^ il niontrajSqn but dans la distribution des cKvjerS: palais aux Corps PolitiqueE^. Le palais du Luxeml:H>urg, Iç palais Royal et le pillais Bourbon i fqpenjL assignés aUiSéj;iatî^auTribunat et au Corps Législatif; Quant au palais. des Tu^i-

leries , démettre royale^ puis sefour de la dictature conventionnelle, Napoléon se le réserva. ♦ '

Ce lie fut qufeifitiroii sept semaines après son ëlectbift quB en prit {k>s^^ion ; soit qtiHl crut devoir attendre i^ue levot^dela FranceTeût confirmée, soit que ce ten^|>$ lui^ eût par» indispensable ' poirr pi^ifier Cette babîtaiion , et'pour «titoùrer Tenfrée qu'il y vouhit ' faire de certaines précautions contre 1 •eflbrouchement du pafrti républicain. Ces précautions furent diverses et nonibreu^s : if y fit d abord inaugurer le buste de Brutus, puis ceux des ^nds hommes de l'antiquité et des temps modernes. Les statues des hommes célèbres de la monarchie , celte du grand Condé entré autres, y furent remarquées près de Dugommier et de Joubert* 11 setelMait que , en transformaat ce palais en tanple de la Gloire , il y eût ainsi d'avance marqué sa place.

Quelques jours avant cette prise de possession la nouvelle de la mort de Washington était arrivée. Il y avait là une comparaison à craindre : il la prévint en s'emparant de cet événement ; il prit le deuil, le fit prendre pendant dix jours à l'armée, fit couvrir de crêpes les drapeaux, et dans une cérémonie funèbre imposante , qu'un discours de Fontanes immortalisa , il inaugura lui-même , au milieu des drapeaux d'Aboukir et sous le dôme des Invalides, la mémoire et ie buste du héros républicain de la Liberté Américaine.

Ce fut vraisemblablement par une précaution en apparence tout opposée, que, l'avant-veille de son installation aux Tuileries, la liberté de la presse fut restreinte et le nombre des journaux limité : acte légal

iU LIVRE TaEIZI%M£.

alorSf et d'ailleurs si indispensable à' la paix intérieure,, à nos relations extérieures, et aux nécessités de la> ^erre , qu'il fut généralement approuvé .

Enfin une pompe toute guerrière signala l'entrée? dans le palais desRbis, du Premier Consul. Dèsilaxs les séances continuelles de son Conseil d'État et des^ revues régulières dans la cour de ce château y conv sacrèrent le pouvoir civil et militaire du héros légis»-lateur; Dans ces revues si fréquentés,, où il atchevaitdè^ s'assurer de l'armée , on le voyait entrer dans des> soins d'un dé^il infini pour le bien-être dursoldat : ili visitait leurs sacs; il inspectait leur habillement^ sîenquérant de leurs besoins , les exaltant de mots» heu^ reux , se montrant instruit de leurs actions glorieuses^, et leur en/ prodiguant de justes nécom|)e]ises; pui»^ les faisant défiler devant Jui, il le& transportait tous ài la fois d'un noble orgueil en se découvrsoit respectueusement devant ceux de leurs drapeaux que la guerre avait mutilés. Alors, soldats^. peuple, tous ap^ plaudissaient, tous répondaient par des exclamationsr' enthousiastes. Partout où il se montrait,, c^étaitàcharcun de se&pas, à chacun de ses: mouvements^ un nouf v^au triomphe; les regards avides ne pouvaient se lasser de la contemplation de ce grand homme,(dontles> moindres actions paraissaient empreintes d'héroïsme l

Ces séductions s'étendirent) aux absenta comme aux présents. LéoU) Anne ,.u]i. simple' gi^enadier de l'armée d'Italie, avait osé lui écrire! « Moutbrave camarade , (c lui répondit-il en l'appelant dsms>sa gavde, vousr n'a*' <c vez^ pas besoin de n^ie parler de vosv action^;, vous» « êtes le plus brave grenadier devl^airmée depuis» la«^

« moiYt duibmve Bfiitô&ètê; >^usva9^6z?run de&oent « sabres dlhoTineuii;; tou& les > soldats* étaient. d^aoeord €0 que ç'étaitr yous> qui le méritiez le plus^ Ja désire « beaucoup ' vousr revoirr;; \^ua allezf en recevoir «1 Fordj:»!, »

Ce ftit sdors ausfii^ que Mucat épousa la< seconda sœuc du. Piremieri ConsuL. Une, longue disgsàce:^. q^î avait dune dapuisr 1er bloous de. Mantoue jusqplà la fin de lat campagne' d'Egypte, Lavait éloigné de Bonapante. Le: prétexte/ apparenti avaiti été^ un instant d!hésitatioRde^^nt Wurmser,; la^causOvréeUefUiie sam glante iadkci^éttoni de ce jeune aide de camp ,. Tun dt^ plus beaux^ offioiers^ de Tannée^,, après) q^'il eut ramené ,. de Paris à^ Milan , madame. Bonaparte^ Le temps^ milleactions héroïques, et l'esicpul^on deeCinq- Cents, Je râf Brumaire, avaient alovs effacé cesouvenifw Pourtant,. quandv auiLuxembourg:,.Murat,devwiu l'iui des chefkd&b> gai^de consulaire , luû demanda/la rmma de Caroline ,. le premi«p mouvement de Napoléon fut contraire* su ce générait Ui alléguai Tobscurité, de-, son origine;. On y opposason béroïsmet a Oui, répondit «c BMrapwte, cela< est vrav, j|en ©anmens^, Munat^ était «p superbe ài Aboufcir-!: »

Ainsi' ébmnlé^ deui& oesasidéralions» aiehevèreiit die décider lé Pirenueo Consul! : 1 une , q^e lobseEvatioa des'seoreta les plu» intimes dut oœur humain, Je même partout^ peut seule ex|>liquei!,. fut larsecrete^ satiafaof tion qu/ili ^nx>iiya> de rinterocœionide madame Bonaiparte en faveur de ce; maris^e»;; Tauttie,, taute, polif tiquey prouire ' lai véritié de; oe cpiev eni dl antres termes , Napoiéoiij nous; aï9ouv,ent( dilt Im^méme/: (e^Que sii

74 LIVRE tKËlJSIÈME.

a iiKurché ii^iUtfeUse'fift gradudle iet proportioniift « aux éveneiR^ents ; que» celte ambition s'accnit sucées^- « aivëment et selon les <Jircônstaïwies ; qu 'enfin lé biit a si élèté auquel elle devait atteindre ne fut d'ab«6rd a nullement prémëdifé. S> En effet, dans ce ttiomeiit, nesohgeaiift q^'à la nécessité présente , celle dé corisdlider son nouveau pouvôiry sa pieif^ée fut de plaire à rannëe et dé i^ésurei* l'opinion des républicains pat cette alliance tbute plébéienne. (ïr celui qui, du fife d'un stmjS^e aubergii^re, ■quelque hét^oïque, quelque chevaleresque; qu'il se fût montré , faisait son beaUfrère, lîé soÀgedit trâlsembtàU^meht pa^ àlÔi*s à mettre sur sa tête la coqronhe de Chârlèmagtie'; et à à^aUîel' lui-même au sang de l'antique Maison d'AùtricheJ '

A ces ménagements pour l'opinion publique, Bonaparte, en se satisfaisant lui-même , en ajouta d'au* très , tels que ces visites dont il se plut à hojaorer les anciennes, renomfaèes^séiéntifiqué^ échappées à la faux révolutionnaire, et plusieurs personnes protectrices^ éh' 1795, dé son infortune. Il commença dès lors aussi à brrier Paris de constructions et de ponts nouveaux, et a faire nettoyer lés places et les rues dé ces hiis^rablés masures* qui encombraient jusqu^àux abords des plus beàuk établissements de la capitale.^ En même temps, a-t-il dit lui-même, il excitait au' luxé des vêtements et dés ameublements pour satisfaire^ là classe maréhandé;" et il rétablissait, pour distraiîpe dé sa politique, les fêtés, léfe mascarades et tous' les anciens plaisirs du ^èiarhaval.

lyâùtre part la juste fiértë dé son lànigage relevait la Franéè à ses propréisyeux , éèmmè a ceux dé TÉii-'

rop^ attçniive. L'extrâdifioi^ de deux a^ets nés anglais, mais naturaliaés ea Fmnee et :réliigié& à/Hamboiurgy ayait été iospérieus^meilt. exigée par l'Aigleterre; 'le SjBi^a^t de celle viUe^ agité dfuner double peur, avait çç^é : d'yne njeain il avait livré ees infortunés , de Taiilre il en avait t^nioigné 901Ï repentir à fiona^ parl^ . f , Votre, lettre ne vqiis ji^tiiie pas , répondit « le J^eiiiier, Consul; vous avez violé rbo^talité! Le r cQjiprage etla vertu so^tles^ conservateurs desÉtats; « la laphete jçlt le crip)e! sppt leqr rui)^ » Efccomme ce 3én^(/e;^çusait eiicoj^e :^ Nou^ (ajouta-t-il; «'a- « vif^zrVQii^i pas la |>e^ource! de^ J^lats.faijbles? N'étieis^ « vous pa|i. maîtres 4^ ladaset échapper ces deux vic«*

« time?,?.;;»^;-;, n.-M.!^ .,rp<r.':"l '^ -^ ■ .:; •-^^- ■- '

Tels avaient ét^ rorigjne , la jiaissi^ce de Njjpolépi;!, et sa vie pendant trente ans , jusqu'au printjCiiaps de 1 800 qui suivit son avépemept , au^ ^gotfvçrnepieut de la République. Tel était le chef sou^ leqMel PJ^ se rappellera peut-être qi;e j je vjçpais de . rri'enî^ler. Ce ^otivoirnaissant^ qp'p.çntpufait d,ç,tapt<Jlie,, précautions, était né de 1?^ victç^irç; ^^'^tç^tod^çare à. Iji victoire à le consacrer.. Le. pri^tepips..<le( Içtiprer: mièi^e ^n^ipç 4vi dix-peuyième siècle, ?^\\^t, rç^Jluiner r^. guerre. Moreau venait de irepapkpçr. au; Genîr?>^^,y^ Sjtraisl^oiirgjj B%,et; la.Suis^ , I9 victorieux J^î^i^pa alor^ ireanfjprmé dans Gênes avjpa Jlçs restes de .qoI^^

26 LIVUE. TREIZIÈME.

armée d'Italie expirante. Nos frontières étaient. pjrès (Tétne envahies; et (UiHeldeE à Gênés ., tous les efforts de Bonaparte n'ayaient encore réussi à opposer à trois cent mille ennemis , qu'environ, cent cinquante mille hommes. '

C'était alors que^ au milieu.de tant.de soins de toute nature ,, poursuivant son but, celui.de toutralUer à. sa fortune ,. il avait fait à ime partiede la jeuness^e franr çaise^ jusque-là. proscrite^, cet app^l auqpel j!avais le premier répondu. Il ne le lui avait pasv adressé dir rectement, il est vrai ; mais il était évident qu'il lui offrait sa pitotection y qa'il lui ouvrait les rangç dje Farmée;; et que,. l'appelant,, dans un corps à part et nouveau , à s'équiper et à se monter elle-même, il lui promettait, en retour de cet effort , la reconnaissance nationale. Rien n'avait été négligé pour nous attirer et nous séduire. Le général Dumas, proscrit par les Terreurs de gS et directtoriate, avait été chargé de nous former. Ce général datait de Louis XVI; il avait l'esprit aimable, le caractère bienveillant, et les formes? douoest et aUvayantes de l'ancien^ régime. Il en fut de même du: chef immédiat: qu'on noua donna : c'était le colonel, autrefois comte, deLahaubée^ancien officier de l'armée royale.

J'ai» dit commentée répondis à cet. appel, et com^ ment je me trouvai enrôlé sousi ler nom: de hussard volontaire de Bonaparte. On a» pu voir,, sii l'oa^ s'en souvient^ qu'alors j'avais peu d'enthousiofime pour le PremÎCT Consul. Je n'avtaist appris <|ue par ouïr dire etf supeitfîeiellement le» faits* pidncipspix que* je viens de ^racontei?. La néoesuté de. pmuloe un> étaA

Page 1