‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 162 sur 257 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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« OU si VOUS échouez^ je ne vous en voudrai pas, <c soyez-en cerUiin ; mais , dans ce dernier cas , je vous <c pré vieiis que je vous désavouerai ! » .

Tliiard réussit. La difficulté ne consistait que dans k forme, le beau^-père et le gendre ayant tout d'aboard consenti à la rupture, mais s'étant renvoyés de Tua à l'autre Tiniliative. Déjà même, à la place du Prince de Bade, Xhiard avait proposé et presque fait accepter le Prince Eugène^ Vice-^Roi d'Italie, pour la l^iricesse Auguste de Bavière. Mais, les hostilités se précipitant^ cette alliance pacifique, ajournée , fut changée en une alliance de guerre : il fut convenu, avec Otto notre ministre , que, au premier signal de Firruption autrichienne, l'Électeur et son armée de vingt-deux mille cinq cents hommes , abandonnant rÉlectorat, se retireraient sur nous, par Donawerth. On. verra qu'il tint parole.

En même temps les Princes de la Confédération du Rhin' furent entraînés dans notre querelle , le Wurtemberg excepté , dont l'opiniâtre Élecleur prétendit sérieusement rester neutre encore.

Alors Duroc, parti de Boulogne pour Berlin , n'obtenait de la Prusse, d'abord tentée par l'offre du Hanovre, que sa neutralité : neiitralité menaçante, parce que , armée décent cinquante mille hommes, en butte aux invocations incessantes de l'Autriche et d'Alexandre, elle allait se trouver placée, d'abord sur le Flanc , et Hentôt en arrière de la marche de Napoléon , et maîtresse de décider du sort de la guerre!

On opposa à ce danger des corps de réserve , ceux des maréchaux Augereau, Lefebvre et Kellermann.

352 LIVRE DIX-HUlTiÈME.

Deux autres corps d observation , en Bretagne et dans la Vendre , celui du maréchal Brune à Calais , et la reorganisation des gardes nationales en cohortes, sous des officiers et sous-officiers nommés par le Gouvernement, répondirent de la sûreté et de la tranquillité de la France. Enfin deux levées de conscrits, lune de soixante mille, comme on Ta vu , l'autre de quatrevingt mille anticipés sur 1806, et un appel à tous les anciens sous-officiers et soldats qui accoururent, complétèrent ces précautions, et préparèrent le recrutement de l'armée active.

Ce fut alors que, pour accélérer la marche des corps de son armée, l'Empereur imagina de les faire transporter en poste. « Partez, dit-il au maire de Lille , qu'il ce avait fait appeler ; recevez, fêtez mes divisions à leur ce passage, et organisez des chariots pour doubler leurs ce marches. Comptez sur vingt-cinq. mille hommes; ce qu'ils passent en poste : vous donnerez ainsi le mouce vement, et un premier, ui^ graijid et utile exemple ! » Puis, sur la répugnance que lui montrait ce magistrat ^^ à accueillir favorablement le général V. . . . dont il rap- —

pelait le jacobinisme : ce Qu'osez- vous dire là? s'écria-

ce t-il , ne voyez-vous pas que tous également nous -^^ ee servons ici la France? Sachez, Monsieur, qu'entre le -^^ 'c 17 et le 18 Brumaire j'ai élevé un mur d'airain ^

ce que nul regard ne doit percer, et contre lequel doi-- "

ce vent se briser tous les souvenirs! »

En effet, déjà , bon gré mal gré , sa volonté en cela— ^ s'était accomplie : dans toutes les carrières ou voyait sous lui marcher ensemble, sans désaccord , avec le persécuteurs, leurs victimes! Pour l'armée, si l'or

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