‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 167 sur 257 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

rivée de T Empereur et de ce mouvement général , Muraf, avec sa cavalerie et les grenadiers de Lannes, passa le Rhin à Strasbourg. Là, au contraire du reste de l'armée, ils tournèrent à droite, remontèrent la rive droite du fleuve vers Fribourg, remplissant de bruit cette vallée , et montrant des têtes de colonnes menaçantes à tous les débouchés des Montagnes-Noires. • '

Mais le lendemain, tandis que Mack, se croyant attaqué de front, y rassemblait tous ses moyens de défense, la Grande Armée, franchissant à la fois le Rhin de Strasbourg jusqu'à Mayence, s'élançait pour l'envelopper; et Napoléon, aii pivot de cette manœuvre, achevant ses négociations à Strasbourg, où il trompait l'ennemi par son séjour, y attendait, jusqu'au i®' octobre, que le mouvement de son aile marchante se fût accompli.

Ce jour-là , sur les rapports de Murât, il jugea ses prévisions réalisées : Mack abusé par sa première ruse de guerre, et le succès indubitable. En voici la preuve : je venais de recevoir l'ordre de le précéder d'abord à Ettlingen , puis à Ludwisbourg, chez l'Électeur de Wurtemberg, lorsque prenant congé de l'Impératrice : « Partez , emporta mes voeux , me dit-elle ; et « soyez aussi heureux que vont l'être l'armée et la ^f France! » Alors, sur mon étonnement d'une assertion aussi positive : « N'en doutez pas, ajouta-t-elle ; « l'Empereur vient de m'annoncer que, dans huit « jours, l'armée ennemie entière serait faite prison- <c ïiîère infailliblement ! » C'était le i" octobre; le 8, en effet, Mack était complètement tourné; et, quelques

jours plus tard, je devais moi-même, dans Dhn, le df cider à cette capitulation que m'avait annoncée Vlm i^pératrice !

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