CHAPITRE VII
« chances; que souvent vainqueurs ils devaient se « consoler d'être quelquefois vaincus; que celle « guerre , dans laquelle leur maître les avait enga- « gés, était injuste , sans motifs; que franchement « il ignorait pourquoi il se battait; qu'il ne savait ce tf qu'on voulait de lui 1 »
Il y eut un moment où l'un de ces généraux , remarquant que l'uniforme de ]\apoléon était tout éclaboussé, lui a parlé de ses fatigues dans une campagne aussi pluvieuse. « Votre maitre, a-t-il répondu « em souriant 9 a voulu me faire ressouvenir que a j'étais un soldat; j'espère qu'il conviendra que la « pourpre impériale ne m'a point fait oublier mon « premier métier !»
D'autres paroles succédèrent. Il y en eut , dit-on , de m^:iaçantes pour l'Empereur d'Autriche. Mack est resté présent à toute cette scène désastreuse. L'un de nous, cm^ieux d'envisager une si grande infortune, s'adressa à ce général , sans le connaître , pour qu'il le lui montrât? Le feld-maréchal a répondu : a Vous (c voyez devant vous le malheureux Mack! »
fiietn malheureux en effet! L'infortuné! quel triste exemple , quelle chute lamentable , quelle célébrité CFuelle^Ddent différente? de celle qu'il avait cherchée 1 ( Fin du relei'é de mes, notes. )
L'JErppereqr, revçnu pour la sixième nuit et pour la dei^nière fois à Elchingen après ce triomphe, s'empi:ç$sa d^en par^ger les trophées entre ses alliés et la Firance^ Paris reçiit »cçux de Vertihgen ; le Sénc^t , les drapesiiix cpnquis à lllm; la France, soixante mille
prisonniers, « destinés, dit^ilV à remplacer nos sol^a dats dans les travaux des champs. » Mais tous n ar* rivèrent pas à cette destination , un hon nombre &'é* tant échappé avant d'atteindre nos frontières. On s*en prit aux recruteurs prussiens^ et surtout àFincurie de nos soldats ^ que cette escorte ennuyait. On connaît d'ailleurs leur insouciante négligence hors des combats, et leur douéeur après la victoire-
Quant aux paroles menaçantes de Napoléon pontre l'Empereur d'Autriche^ j'ignore si elles furent pl^onon^ noncées devant Ulm , coknme on l'a dit , mais nous les lûmes plus tard dans les bulletins^ Qu'elles aient été dites sur place ou écrites après iC^up, oj»; voit assez qu'elles furent dictées par la politique. L'envoi iarimédiat et direct de Giulaï à Vienne, dans le but de détacher son Empereur de la coalition ^ confirme /oette conjecture. r ^j .
/Dans la même nuit du :2q. au 2 i «joct^bre , .^ne proclamation de Napoléon^ à son armée^, d^tée 4e cette abbaye d'Elchingen k jamais célèbi^e, ^ .témoîgDa à nos soldats sa gratitude. Il leuir montra, leur gloire dans les résultats de la victoire qu'ils lui Seyaient», £41 quinze jours > la Souabe et la Bavière conquises^ et avec elles tous les parcs, tous les magasins enneiqi^^ deux cents canons ^ quatre-vingt-dix drap^ux, soixante el; douze mille hommes tués ou pris! Puis.-U vanta leur dévouement, il exalta leur intrépiditéi? s'applaudîssant d'avoir épargné 3 leur sang en ayai^t vmncu sans bataille ^ par . de^ mamoDiivres ; il tern^if^ pw.ces mots : & Mes soldats so(nti3tiies enfant^). ^. . ).
Aux paitofles.il joignit les Êiitsi^ Des décnets redoublés