CHAPITRE III
Tandis qu'ainsi, pendant son séjour à lintz, les regards et les soins de Napoléon rayonnaient au loin et autour de^ce quartier général, notre invasion avait pris un développement rapide. La ligne d^ défense de TEnns ayant été dépassée le 5 novembre , il n'y avait plus à espérer de choc décisif que sur la Trasen, à Saint-Pœlten , forte et dernière position en avant de Vienne. On y annonçait l'arrivée de la seconde armée russe par le pont de Krems ; on supposait que, d'autre part, de forts détachements de l'armée de l'Archiduc Charles y accouraient par la Garinthie. L'Empereur^fit ses dispositions en conséquence. Son armée marcha sur trois colonnes : A(prtierà la gauche, mais séparé par le Danube; au centre Murât, Lannes, Soult et les réserves; à l'aile droite Berna dotte, Dàvout et Marmont , les deux premiers s'ouvrant , dans les neiges et les glaces, un chemin sur le flanc de la montagne, et Marmont devant s'écarter à l'extrême droite, jusqu'à Leoben, pour s'interposer entre Kutusow et l'Archiduc Charles.
Le but de cette marche sur la rive droite du Danube était l'attaque de Saint-Pœltcn. La grande colonne