‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 197 sur 257 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

<r gaiemei^t l'Empereur en l'apercevant y que me « dirais^ tu aujourd'hui ? ^-^ Mw foi , Sire , répondit «' oélui-îci, je dirai que vous êtes suivi d'un ramas a de' pillards qui déshonoreront voire armée, et k vous*méme , si vous n'y mettez proraptement bon «ordre! » Et Maçon ne s'en tenait pas à ce début, quand Napoléon, détournant la tête et pressant le pas, coupa court à cette incartade. ' ,

Le reproche néanmoins n'était que trop mérité. Pourtant, fait trop publiquement, îl avait déplu* Mais des 'rapports/ plus discrets^ et entereaùthcs celui d'un maître d'hôtel de Napoléon , rayant renouvelé , l'Em^ perfeùr répondit d^abord :« Que cette sale file d'é* tf clôpéS) de ti^tflneùrs et de pillards était un mal iné- «^ Vitftble , un résultât nécessaire- des marches forcées «'*et subites, au moyen desquelles l'eûnemi, partout <( prévenu et déconcerté, se trouvait à d^ni vaincu « avaôl de combattre : qu'ainsi lefe jambes épar^ « gnâièrlt le^ têtes! »

On voyait bien aussi, sans qu'il l'avouât, que j s'il tolérait momentanément ces désordre^, c'est que cela consolait le soldat de ses tetigues : il se servait aîtfei de tous leis mobiles. Pourtant, lorsqu' enfin k Lintz an lui fil voir que ce mal si contagieux , dégénérant eti pillage îhfôme , devenait intolérable, et que nos ratîgsl^YclaîrcîsSâîent, rentrant dans son caradtêfè il y mit lifi terme: Un ordre sévère fut publié le 7 noviémbi*e. CWi fit traquer; rtiUier et pousser en avant ces? malheureux. Dans Bk*aunau seulement, forteresse Iqil^il leur ftilliiit traverser, on en rassembla, iiotis ditH>^ , f)lusdë dix mille !^ Puis, le mot ayant été

donné 9 ils subirent , en rentrant dans leurs compagnies, l'affront d'une visite, où chacun d'eux, dépouillé de son butin , fut livré aux joyeuses et rudes fustigations de leurs camarades.

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